Après les chocs de 2025.. Vers où se dirigent les marchés pétroliers en 2026 ?    Opération antiterroriste à Kasserine...un terroriste neutralisé !    Quelles sont les chaînes qui diffusent en direct le match Tunisie – Mali à la CAN 2025 ?    Match Tunisie vs Mali : où regarder le match des huitièmes de finale de la CAN Maroc 2025 le 03 janvier?    CAN 2025 : Deux absences majeures pour le Mali face à la Tunisie    Venezuela : Trump annonce l'arrestation de Maduro après une frappe d'envergure    CAN 2025 : Sénégal-Soudan, Mali-Tunisie... le programme du samedi 3 janvier    Météo : douceur printanière, vigilance sur les côtes Est    Cancer du col en Tunisie : seulement 14 % des femmes dépistées    Prix littéraires: une moisson à améliorer (Album photos)    Hand – Elite : l'Espérance et le CA font officiellement appel de la décision de la Ligue    Amer Bahba dévoile la situation météorologique des prochains jours [Vidéo]    Par les noms : remaniement du bureau du Parlement et commissions bientôt renouvelées (vidéo)    Cité des Sciences à Tunis : l'ATSN organise sa 12e Journée dédiée à la nutrition, au diabète et à l'IA    FILT 2026 : candidatures ouvertes aux Prix de la Créativité littéraire et aux Prix de l'Edition jusqu'à fin janvier    Samsung exploitera un hall d'exposition autonome au CES 2026 pour une expérience unique de l'écosystème AI    ''Bourguiba, l'orphelin de Fattouma'', ce dimanche matin à Al Kitab Mutuelleville    Nouvelle année, nouvelles règles : qui peut entrer aux Etats-Unis ?    Kerkennah : perturbations prévues sur les traversées aujourd'hui et demain    Alerte du ministère des Finances : voici les dernières échéances fiscales de janvier 2026    Ministère des Finances : calendrier officiel de paiement des dettes et amendes pour 2026    Zahran Mamdani prête serment sur le Coran et entre dans l'histoire de New York    Conseil de sécurité: Vives contestations de la reconnaissance du Somaliland par Israël    Tahar Bekri : Voeux de l'oiseau patient    L'Année 2026 sera l'année de la lecture en Tunisie : pour réconcilier les jeunes avec les livres    Pluies record en Tunisie : où en sont les principaux barrages ?    Match Tunisie vs Tanzanie : Où regarder le match de la CAN Maroc 2025 du 30 décembre?    La startup "PayDay" et la "BTE" lancent une nouvelle dynamique bancaire à fort impact RSE    Note de lecture : Une Reine sans royaume, de Hella Feki    Hammam-Lif : lancement officiel des travaux de restauration du Casino historique    Signature de cinq accords tuniso-saoudiens à Riyad    De l'invisibilité à l'hyper-visibilité: le voile dans l'imaginaire onusien    Tunisie-Japon : SAITO Jun prend ses fonctions et promet un nouvel élan aux relations bilatérales    Kaïs Saïed : seule l'action sur le terrain fera office de réponse    Elyes Ghariani - Le Style Trump: Quand l'unilatéralisme redéfinit le monde    Forum de l'Alliance des civilisations : Nafti plaide pour un ordre mondial plus juste et équilibré    Allemagne : une femme voilée peut-elle encore devenir juge ? La justice tranche    Accès gratuit aux musées et sites archéologiques ce dimanche 7 décembre    Trois marins portés disparus après le chavirement d'un bateau de pêche au large de Skhira    Après le choc de Fordo... l'Amérique se prépare à une arme encore plus létale et dévastatrice    Ouverture de la 26e édition des Journées théâtrales de Carthage    Béja : Deux femmes blessées après un jet de pierres contre un train de voyageurs (vidéo)    Diplomatie : Poutine et Charaa au Kremlin pour relancer le dialogue russo-syrien    Il pleut des cordes à Nefza: Une journée sous le signe des intempéries    Daily brief régional: Messages pour Gaza: Des bouteilles parties d'Algérie finissent sur le sable de Béja    Le Dollar clôture le mois de mai sous les 3 Dinars sur le marché interbancaire    CHAN 2024 : avec 3 tunisiens, la liste des arbitres retenus dévoilée    Coupe de Tunisie : ESS 2-4 ST, les stadistes au dernier carré avec brio    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les idées rétrogrades ont la peau dure
Credif — conférence-débat sur les «représentations sociales des violences exercées à l'encontre des femmes»
Publié dans La Presse de Tunisie le 30 - 06 - 2018

Le Centre de recherches, d'études, de documentation et d'information sur la femme (Crédif) a organisé jeudi dernier une conférence-débat portant sur l'étude des «Représentations sociales des violences à l'encontre des femmes chez les hommes, les jeunes et les adultes». Ce projet entre dans le cadre du programme «Mousawaat» (égalité), chapeauté par le centre en partenariat avec l'Union européenne et le Fnuap
L'événement a eu lieu au siège du Crédif en présence d'une audience majoritairement féminine. Pour Mme Larguech, directrice générale du centre «la violence est un phénomène qui intéresse et implique tout le monde. Les acteurs sociétaux et gouvernementaux doivent mener le même combat afin d'élever les voix contre la violence, devenue malheureusement endémique. Aujourd'hui, nous vous présentons une étude assez particulière. Elle porte sur la représentation sociale des femmes et de la violence qu'elles subissent, aux yeux des hommes».
La représentante de l'Union européenne, Mélanie Bride, était également présente et a réitéré le soutien inconditionnel de l'UE aux projets qui luttent contre ce fléau, ainsi qu'à la loi qui est mise en vigueur et qui protège les femmes contre les violences. Une loi qu'elle appelle «révolutionnaire». «Aujourd'hui, d'autres questions doivent se poser. On veut comprendre. Pourquoi malgré l'émancipation des femmes et l'acquisition continue de ses droits, elles continuent à vivre des situations sexistes au travail et à subir les violences ?» S'est-elle interrogée.
Les violences contre les femmes ? Pourquoi ne pas demander aux hommes...
Pour la sociologue Samira Ayad, qui a travaillé pour cette étude, «nous avons voulu, à travers notre enquête, changer l'angle par lequel est prise l'étude du phénomène de la violence. D'après les statistiques, les hommes sont les acteurs principaux et les femmes les principales victimes. Mais il faut voir la représentation sociologique qu'a l'homme. Afin de comprendre et les conscientiser».
Les principales questions sur lesquelles s'est basée l'étude portaient sur la représentation des femmes par les hommes, quels actes considèrent-ils comme acte de violence, quelles sont leurs prises de position face à cela et comment conçoivent-ils la prévention.
«Malheureusement, les hommes ne vénèrent la femme en général que quand elle endosse le rôle de mère. La maman reçoit beaucoup de respect et d'admiration de la part du sexe masculin. Mais quand on parle de femme, elle est associée au désir, au sexe, à la tentation par référence à Eve...».
Quant aux types de violences, elles peuvent aller de l'agression verbale au viol, en passant par la violence économique.
Pour la plupart des hommes interrogés, certains actes ne sont pas considérés comme violents, tels que le claquement de portes, les hurlements, etc. Pour eux, ce sont des choses qui se font et que les femmes ont tendance à exagérer.
Interrogés sur les mesures préventives afin d'éviter que les femmes ne soient violentées, les hommes ont recommandé à ce qu'elles «soient patientes, évitent de se plaindre, respectent leurs maris sans les humilier, soignent leurs apparences vestimentaires quand elles sortent... ».
La sociologue a achevé sa présentation en insistant sur l'importance de dénoncer les violences et de porter plainte afin de sanctionner l'agresseur en appliquant les lois en vigueur visant à protéger la femme contre toute forme de violence.
Le changement de la représentation commence par le changement de la mentalité
La psychologue Wafa Amar a, quant à elle, révélé à l'audience l'importance d'impliquer les hommes, les inviter à réfléchir et reconnaître leur rôle dans ce phénomène.
«Les facteurs sociologiques, culturels et familiaux persistent encore aujourd'hui. Les hommes naissent avec cette idée qu'ils sont dominants et que les femmes sont vulnérables, fragiles et dépendantes. Ils se trouvent ensuite dans une société patriarcale, machiste, qui accorde plus de chances et d'opportunités au sexe masculin», a-t-elle martelé.
Elle dénonce également l'utilisation de la femme dans les médias et les publicités comme objet d'incitation à la vente, car elle estime qu'aucun changement des représentations ne peut se faire sans le changement des mentalités.
La chercheuse considère que la refonte du système éducatif est une nécessité aujourd'hui, afin de pouvoir changer les mentalités.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.