Mohamed Soudani: Le gouverneur et le consul général    La RSE dans les pays en développement: la pyramide de Carrollà l'envers!    Des Tunisiens au Liban veulent rentrer pour fuir la guerre... et voici ce que l'ambassade a fait    Météo en Tunisie : nuages passagers sur l'ensemble du pays    Préparez vos déplacements pour l'Aïd : 48 nouveaux bus bientôt en service !    Boire de l'eau pendant les repas : mythe ou allié de votre digestion ?    Abdelaziz Kacem, en préface du livre d'Omar S'habou: Gabriem ou la tentation de l'Absolu    Cybersécurité : Forum international I-PROTECT Senior V8 à Hammamet en mars 2026    Ooredoo met à l'honneur la star de sa publicité ramadanesque, Yaakob    Salon VivaTech Paris 2026 : appel aux startups et PME innovantes pour faire partie du pavillon tunisien    Livre 'Si Le Kef m'était Conté' de Najet Ghariani : un livre de contes pour redécouvrir Le Kef et son imaginaire    Gaz et pétrole de schiste: extraire l'enfoui, assumer les dégâts    Femmes & Tech: comment Epson fait de la parité un moteur de performance    LG InnoFest 2026 MEA marque son grand retour au Moyen-Orient et en Afrique    Météo en Tunisie : temps nuageux, pluies faibles attendues l'après-midi    Mongi Chemli: Mélanges à lire    Citoyens tunisiens aux Emirats : voici comment obtenir un visa de transit d'urgence    Tunisie : la liquidité monétaire explose à un niveau jamais atteint !    Le film À voix basse de la réalisatrice tunisienne Leyla Bouzid sélectionné au PCMMO 2026, après la Berlinale    Festival de la chanson tunisienne 2026 : Palmarès de la 24ème édition    Le général Abdel Rahman Suwar al-Dahab: une exception    Météo en Tunisie : baisse de températures, pluies éparses et orageuses attendues    Croissant lunaire visible : vendredi 20 mars pour la majorité des pays    Le président Kaïs Saïed présente ses condoléances à la famille du doyen Sadok Belaïd    Obsèques du doyen Sadok Belaïd: Dans l'émotion et le recueillement (Album photos)    Trois parcours, une même excellence : le CNOT rend hommage aux femmes du sport    62 cellules terroristes démantelées et des milliers d'éléments arrêtés en 2025 !    Suspension de tous les vols d'Emirates vers et depuis Dubaï    Salah Bourjini, un diplomate tout terrain    Coup de tonnerre : Youcef Belaïli suspendu un an pour falsification de documents    Tahar Bekri: Liban ma rose noire    Alerte Sécuritaire : Le Ministère de l'Intérieur Qatari relève le niveau de menace et appelle au confinement    Souad Guellouz: Née pour être écrivaine, romancière et poétesse    Kaïs Saïed sonne l'alarme: réformes structurelles imminentes pour les caisses sociales    Edito: Réinjecter l'expertise des retraités    Le VAR se réinvente... Les grandes nouveautés pour le Mondial 2026    Elyes Ghariani - De la retenue à la puissance: le tournant stratégique allemand    Secousse tellurique en Tunisie, au gouvernorat de Gabès ressentie par les habitants    L'avocat Ahmed Souab libre, après plusieurs mois de détention provisoire    De Tunis aux plus hautes sphères : le parcours exceptionnel de Rachid Azizi dans son livre « Un sur un million »    Ahmed Jaouadi et Ahmed Hafnaoui brillent aux Championnats SEC : la natation tunisienne au sommet aux USA    Festival Gabès Cinéma : Afef Ben Mahmoud à la direction    La sélection tunisienne de judo senior remporte 11 médailles au tournoi international Tunis African Open    Le tennisman tunisien Moez Echargui se qualifie pour les quarts de finale du Challenger de Pau    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    L'Université de Tunis El Manar et l'Université japonaise d'Hiroshima signent un accord de coopération    Mondher Msakni: L'orfèvre    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Quoi de neuf ?
Kairouan — Rentrée scolaire
Publié dans La Presse de Tunisie le 10 - 09 - 2018

Les parents, sur le qui-vive, s'inquiètent des menaces proférées par les syndicalistes.
Le gouvernorat et le commissariat régional à l'Education examinent depuis plusieurs mois tous les dossiers scolaires dans une région qui compte 73.000 écoliers (313 écoles) et 46.997 collégiens et lycéens (73 collèges et lycées). Et plusieurs travaux de restauration et de maintenance des établissements ont porté sur les réseaux d'électricité, l'eau potable, le renouvellement des équipements scolaires, le badigeonnage des locaux et des clôtures ! Malgré cela, beaucoup d'établissements vont entamer la nouvelle année sans qu'ils aient été rénovés puisque les travaux de restauration vont se poursuivre pendant du longs mois. En outre, plusieurs écoles en milieu rural souffrent de délabrement de leur infrastructure et n'ont ni eau potable, ni cantine, ni toilettes, ni clôture, ce qui va obliger des centaines de jeunes écoliers à faire leurs besoins en pleine nature avec tout ce que cela comporte comme risque.
Cela sans oublier le transport rural scolaire qui fait défaut dans plusieurs localités. Même chose pour les bus de la Soretrak qui ne desservent pas beaucoup de localités à cause d'une infrastructure de base défaillante. D'où le calvaire des élèves, obligés de parcourir plusieurs km à pied et d'affronter les dangers des animaux sauvages, des crues des oueds et des délinquants. Tout cela explique le taux important d'absentéisme, d'échec et d'abandon scolaire. Notons dans ce contexte que la Soretrak a consacré cette année 109 bus, 79 en milieu rural et 30 en milieu urbain, pour le transport scolaire. Et on attend l'arrivée de 9 nouveaux bus, outre la création de trois nouveaux trajets en ville.
Les menaces de l'Ugtt
Par ailleurs, toutes les familles ont accueilli avec beaucoup de désapprobation les récentes déclarations des syndicalistes, prédisant une nouvelle année scolaire très difficile. En fait, les citoyens en ont ras le bol des menaces de dirigeants qui ne font plus dans la dentelle avec leurs discours tranchants.
Salah Makhloufi, père de 4 enfants scolarisés, nous confie dans ce contexte : «On n'accepte en aucun cas qu'on touche aux études de nos enfants. Trop, c'est trop, non seulement les enseignants ont tendance à se calfeutrer de plus en plus dans le corporatisme, mais l'Etat est lui aussi pris à partie par l'opinion publique pour son laxisme face aux exigences et aux menaces de l'Ugtt. C'est pour toutes ces raisons qu'on préfère de plus en plus inscrire nos enfants dans l'enseignement privé».
Inscription à distance : que de déceptions !
La campagne d'inscription à distance lancée par le ministère de l'Education avec pour objectif de rapprocher les services administratifs aux citoyens et d'atteindre «le zéro papier» a démarré le 3 septembre dans le gouvernorat de Kairouan dans une ambiance de vraie pagaille et de longues attentes dans les différents bureaux de poste avec des files d'attente de citoyens ayant le même but : procéder à l'inscription. Au bureau des PTT situé à El Mansourah (Kairouan-Sud), plus d'une centaine de jeunes attendaient leur tour dans une chaleur suffocante.
Ridha Selmi, 17 ans, nous interpelle : «Bien que ce nouveau projet, poursuivi par tout gouvernement qui se veut moderne, nous permette d'oublier une fois pour tout les timbres, les enveloppes et beaucoup de paperasse et d'entrer ainsi de plain-pied dans le tout digital, je constate qu'il y a beaucoup de précipitation et de déception. En effet, il ne suffit pas de dire que tout élève pourra procéder à son inscription par le PC, les tablettes ou même les smartphones… Et on oublie le fait que la couverture web n'englobe pas les zones rurales éloignées.
Et même ici, en ville, on passe de longues heures à attendre car «le réseau est saturé», où est donc le gain de temps ? Le ministère aurait dû recourir à l'inscription selon les niveaux de façon à ce que les lycéens et les collégiens ne viennent pas tous en même temps…».
Par ailleurs, dans les zones rurales, c'est le désenchantement des jeunes, notamment dans les délégations de Oueslatia, Hajeb El Ayoun, El Ala, Sbikha et Haffouz où les élèves n'ont pu accéder à la numérisation de leur inscription faute d'une bonne connexion internet. Et beaucoup d'entre eux ont dû faire des déplacements coûteux en ville pour se faire inscrire : «Avant de prendre une telle décision, il fallait tout d'abord moderniser le réseau internet et le généraliser à travers tout le pays… Sinon c'est la pagaille, la déception et les frustrations qui nous font regretter les vieilles méthodes», nous dit Ali Rebhi, 16 ans, de la zone de Mouisset.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.