Par Abdelaziz Gatri : Président ou mufti ?    Dernière minute – Coronavirus : 112 nouvelles contaminations locales à Gabes    Taoufik Baccar : Une nouvelle contre-performance à inscrire au registre des gâchis économiques et financiers des 10 dernières années …    Ligue des Champions : Le Bayern Munich écrase comme jamais le FC Barcelone (8-2)!    Tunisie: Décès à Monastir d'un patient au coronavirus rentré le 6 août de France    Enda Tamweel poursuit l'expansion de son réseau et ouvre sa 100ème agence à Ennadhour    Le Président de la République et l'Emir du Qatar ont tenu une importante conversation téléphonique    Tunisie | 56 nouveaux cas de contamination par le Coronavirus dont 49 locaux    «On pensait que le match était plié, c'est dur !»    Un Clasico EST-CSS sans couleur, à l'USM la meilleure affaire de la 19ème journée    La goutte de trop pour les Libanais    Pic de mortalité de jeunes enfants    Le double jeu d'Israël avec la Turquie en Méditerranée orientale    La solidarité en partage    «La vraie vie» d'Adeline Dieudonné    ''Les solutions existent encore mais leur application requiert de l'audace politique''    Officiel: Willian signe trois ans à Arsenal    Festival Méditerranéen de La Goulette : 15 spectacles tunisiens du 15 au 30 août 2020    1.241 nouveaux cas confirmés en 24 heures au Maroc    Tunisie : Baisse de 59% des recettes touristiques    Ridha Saidi : « La situation économique en Tunisie est difficile , mais pas insurmontable »    Rafik Darragi: Le complexe du mâle en question    Paris et Marseille ''zones actives'' de circulation du coronavirus    Impact de la crise du COVID-19 sur le secteur privé : Appréciations mitigées    Covid-19: Installation du laboratoire militaire mobile à Gabès lundi    Mouvement de mutation dans le corps judiciaire : La magistrature commence-t-elle à respirer ?    Tunisie: Démantèlement d'une cellule takfiriste à Médenine planifiant de rejoindre des djihadistes à l'étranger    Femmes agricultrices : Une main forte dans la sécurité alimentaire    Classico | l'EST et le CSS se neutralisent : Un petit quart d'heure de pur bonheur...    POINT DE VUE | Stades démunis !    Noureddine Nebli revient sur le nul concédé devant le CA : «Déçu par le résultat...»    «Enfas» de Dalila Meftahi à «Sahriyet été 2020 à Hammamet» : Une œuvre subtile et engagée    5e édition du Festival de la Medina à Hammamet : Maintenue malgré tout    Projet « Hkeya Fi Hkeya» au Kef : Suivons les traces des contes    Egalité dans l'héritage : Saïed ne revient pas sur sa position et insiste sur la clarté du texte coranique    Le PDL devance Ennahdha, selon Sigma Conseil    Programme TV du vendredi 14 août    Tunisie: Les femmes moins corrompues que les hommes, selon Chawki Tabib    Qui est la créatrice de la robe d'Ichraf Chebil ?    Moktar Lamari - Quand la Banque centrale de Tunisie tire la sonnette d'alarme!    Tunisie : Programme des rencontres de Mechichi ce vendredi    Météo : La hausse des températures se poursuit    Fête de la femme tunisienne : L'UGTT appelle à la ratification de la Convention de l'OIT relative aux droits des travailleuses domestiques    La galerie Essaadi célèbre la femme    En vidéo: Kmar Ben Soltane parle de son rôle dans l'Albatros    Algérie : Secousse tellurique à Blida    Nouvelles frappes israéliennes sur Gaza    1499 nouveaux cas confirmés et 23 décès en 24 heures au Maroc    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Une nouvelle troïka pour 2019 ?
Paysage politique national
Publié dans La Presse de Tunisie le 25 - 10 - 2018

Mohsen Marzouk n'arrête pas de surprendre les Tunisiens. Il a opéré un revirement de 180 degrés en annonçant que son parti participera au prochain gouvernement. De plus, entre Ennahdha et Machrou Tounès, c'est désormais le consensus et à l'initiative de Marzouk lui-même
Se dirige-t-on vers la naissance d'une nouvelle troïka en prévision des prochaines élections présidentielle et législatives de fin 2019 ? Et cette nouvelle troïka sera-t-elle constituée d'Ennahdha, de Machrou Tounès et du grand parti centriste qui sera issu du bloc parlementaire «la Coalition nationale» et qu'on présente déjà comme le parti de Youssef Chahed ?
Et pour poursuivre les comparaisons, la Tunisie verra-t-elle triompher, à l'issue du rendez-vous électoral présidentiel et législatif d'octobre et novembre 2019, un nouveau trio composé de Rached Ghannouchi, Youssef Chahed et Mohsen Marzouk, ce qui nous rappellera le trio du 23 octobre 2011, soit Ghannouchi, Mustapha Ben Jaâfar et Moncef Marzouki ?
En plus clair, Ennahdha, Youssef Chahed (au nom du futur parti centriste dont Mehdi Ben Gharbia, Mustapha Ben Ahmed, Walid Jalled sont en train de jeter les fondements) et Machrou Tounès ont-ils déjà conclu un deal selon lequel ils se partageront les trois présidences au bout des prochaines élections législatives et présidentielle? Sauf qu'ils ne se sont pas encore entendus sur qui assurera la présidence de la République, qui sera président du parlement et enfin qui héritera de la présidence du gouvernement.
Ces questions ou ces hypothèses se sont imposées, ces derniers jours, à la lumière des développements survenus sur la scène politique nationale et notamment après le revirement spectaculaire de Mohsen Marzouk et de son parti Machrou Tounès vers le camp Youssef Chahed, épaulé au plan parlementaire par les 40 députés de la Coalition nationale (et le nombre dépassera, selon les déclarations de Mustpaha Ben Ahmed, les cinquante quand les députés de Machrou Tounès s'y joindront) et soutenu politiquement par Ennahdha qui appuie toujours le maintien de Youssef Chahed à la tête du gouvernement dans le cadre de ce que les nahdhaouis appelaient jusqu'à une époque récente «la stabilité politique».
Et ce qu'ils désignent, depuis la réunion du Conseil de la choura en date des 13 et 14 octobre, par le terme «partenariat avec le gouvernement».
Mohsen Marzouk fait l'actualité
Et la nouveauté est cette fois l'œuvre de Mohsen Marzouk, secrétaire général de Machrou Tounès, qui vient de surprendre les Tunisiens doublement.
D'une part, en signant un communiqué de son parti dans lequel il annonce qu'il va participer aux concertations que Youssef Chahed a déjà lancées en vue d'opérer le tant attendu remaniement ministériel qu'il promet depuis des mois. Et participer à ces concertations signifie pour les représentants de Machrou Tounès accéder à un ou deux postes ministériels au gouvernement Youssef Chahed qui dirigera le pays jusqu'aux élections de fin 2019.
Outre la participation au prochain gouvernement de Youssef Chahed, ce qui constitue un revirement spectaculaire dans la position de Mohsen Marzouk qui appelait jusqu'à moins d'une semaine à ce que Youssef Chahed et ses ministres fassent leurs valises le plus tôt possible et laissent la place à un gouvernement de compétences apolitiques, on apprend que le groupe parlementaire Al Horra, composé de 15 députés, est en négociation avancée avec «la Coalition nationale» en vue peut-être d'une fusion, ce qui permettra à la Coalition de pouvoir remplacer les députés de l'Union patriotique libre (UPL) qui s'y sont retirés quand Slim Riahi a décidé de rejoindre Nida Tounès et d'accéder au poste de secrétaire général e de président du bureau politique. D'autre part, en accomplissant «un pas courageux» comme le qualifie Abdelkarim Harouni, président du conseil de la choura d'Ennahdha, à travers son initiative de rencontrer les dirigeants nahdhaouis et de leur proposer l'établissement d'un consensus Ennahdha-Machrou Tounès.
Mohsen Marzouk a décidé d'aligner son parti dans une nouvelle coalition qui rompt définitivement avec ses anciennes appartenances nidaistes que certaines sources croyaient réveillées quand le président Caïd Essebsi, fondateur du parti, a décidé de réactiver le retour des pionniers aux Berges du Lac dans l'objectif de donner un nouveau souffle au parti et de lui permettre de renouer avec son passé de rassembleur des courants centristes et démocratiques.
Hier, sur les ondes de Radio Shems FM, Abdelkarim Harouni, a annoncé fièrement la naissance «du consensus Ennahdha-Machrou Tounès» précisant que c'est bien Mohsen Marzouk qui a pris l'initiative de solliciter la rencontre des dirigeants nahdhaouis pour leur proposer «d'ouvrir cette nouvelle page de relations, laquelle initiative aura sûrement des retombées positives sur les plans national et international».
Maintenant que les bases de ce que nous appelons la nouvelle troïka sont jetées, on se demande sur quel programme commun les faiseurs de la troïka 2019 vont s'entendre


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.