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Le Parlement dans tous ses états !
Publié dans Business News le 26 - 08 - 2018

La nouvelle année parlementaire s'annonce mouvementée. A l'approche de la rentrée, le paysage au sein de l'Assemblée des représentants du peuple (ARP) n'a cessé de se métamorphoser. Entre démissions et émergence de nouvelles coalitions parlementaires, des considérations politiques différentes seront établies. Avec des alliances qui naissent et d'autres qui se dissolvent, le Parlement aura désormais une différente composition.

La vague de démissions qui a frappé le parti Afek Tounes et son bloc parlementaire semble avoir contaminé Machrouû Tounes. Après la démission collective des dirigeants nationaux, régionaux et locaux, accompagnée par la démission de Hager Ben Cheikh Ahmed, Taoufik Bouachba et de Kais Allani du parti, le retrait de Ali Bennour du bloc parlementaire de Afek Tounes a réduit le nombre de ses députés à 6 et a engendré la dissolution de ce dernier en vertu du règlement intérieur de l'ARP.
Auparavant, plusieurs membres de Afek, ont choisi de geler leur adhésion au parti, dont des ministres du gouvernement Chahed comme Faouzi Abderrahmen, Riadh Mouakher ou encore Hichem Ben Ahmed.

Si le différend au sein de Afek était inhérent à la décision du retrait du gouvernement de l'Union nationale, le motif primordial de la démission des députés de Machrouû Tounes était vraisemblablement la divergence des positions à l'égard du vote de confiance au ministre de l'Intérieur, Hichem Fourati.
En effet, pour les dissidents de Afek Tounes, leur décision revenait à leur attachement à l'Accord de Carthage dont est issu le gouvernement d'Union nationale, « en tant que garant de la stabilité politique et sociale du pays ». Les dissidents contestent, en outre, la naissance « d'une démocratie d'allégeances » et appellent à mettre en place une réelle démocratie au sein du parti.
Une revendication qui a été partagée par la députée démissionnaire du bloc de Machrouû, Leila Chettaoui qui a indiqué qu'une dictature s'est instaurée au sein du parti où son secrétaire général, Mohsen Marzouk prenait les décisions « individuellement ». Ce motif s'ajoute à d'autres, notamment les visions divergentes et la non-concordance des positions des députés démissionnaires à l'instar de Sahbi Ben Fredj, Souhail Alouini, Marouen Felfel et Houda Slim avec celles du secrétaire général du parti en ce qui concerne le vote de confiance au nouveau ministre de l'Intérieur, Hichem Fourati. Un vote qui, selon Machrouû Tounes, « pourra aggraver la division de la famille démocratique ce qui générera des répercussions sur le gouvernement, la stabilité et l'unité nationale vu son timing qui coïncide avec l'émergence des tensions entre le pouvoir exécutif, les partis politiques et des blocs parlementaires ».

Pour les députés dissidents de Machrouû Tounes, la complicité entre le secrétaire général du parti, Mohsen Marzouk et le directeur exécutif de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi était parmi les raisons qui les ont incités à démissionner. Les concertations établies entre les deux partis autour d'une éventuelle alliance aux prochaines échéances électorales de 2019 étaient également derrière la décision des députés de se retirer du bloc parlementaire, vu les conséquences qu'elle aura.
Cette alliance a, en effet, été annoncée à travers un communiqué conjoint rendu public le 15 août 2018 indiquant que Nidaa et Machrouû « œuvreront à former un seul bloc parlementaire, qui sera le premier à l'Assemblée, tout en étant une force de proposition qui luttera contre toutes les tentatives d'exploitation politique du processus législatif ». Ce bloc garantira, de plus, « la stabilité politique et arbitrera tous les conflits susceptibles de bloquer la chose politique ». Cette initiative restera ouverte à tous les députés afin de créer une majorité parlementaire capable d'impulser le rendement de l'institution législative notamment le comblement des vacances au sein de la Cour constitutionnelle, l'élection du président de l'Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) ainsi que de pousser à un consensus autour des grandes réformes urgentes.
Dans ce sens, Watfa Belaïd, présidente du conseil central de Machrouû Tounes, estimant que la fausse coalition entre Nidaa Tounes et Ennahdha a nui à l'équilibre de l'échiquier politique, a appelé les forces nationales à s'engager dans un front politique pour la réhabilitation de l'action politique et le rétablissement de la stabilité dans le pays.
Cependant, pour le secrétaire général du parti, Mohsen Marzouk, cette alliance ne signifie pas une fusion entre Nidaa et Machrouû mais plutôt « la mise en place d'un front progressiste capable de créer l'équilibre dans le Parlement ». Un front qui détrônera Ennahdha de sa position du premier bloc parlementaire, en regroupant 71 députés (55 de Nidaa Tounes et 16 de Machrouû Tounes), devançant ainsi le parti islamiste de 3 sièges.

Outre cette coalition, une deuxième alliance qui sera établie entre le Bloc national et les dissidents de Nidaa Tounes, de Machrouû Tounes et de Afek Tounes considérés indépendants à présent ainsi qu'avec les députés de l'Union patriotique libre (UPL), pourrait tirer le tapis sous les pieds de l'alliance Nidaa-Machrouû . Selon le député du Bloc national et dissident de Nidaa et de Machrouû, Walid Jalled, ce bloc comprendra entre 35 et 40 députés et représentera ainsi la 3ème force parlementaire. Il consistera, par ailleurs, à « un front progressiste, démocrate et centriste rassemblé autour d'un projet de sauvetage de la Tunisie et capable de contrer l'éparpillement parlementaire nuisible à l'action législative ». Ce bloc priorisera les réformes économiques et sociales notamment celles des caisses sociales et la mise à niveau des instances constitutionnelles notamment la Cour constitutionnelle et l'Isie.

En tout état de cause, les métamorphoses qu'a traversées le paysage parlementaire, aussi tumultueuses soient-elles ne peuvent être qu'un indicateur d'une véritable démocratie et d'un pluralisme sain au sein de l'Assemblée des représentants du peuple où chaque député exerce sa liberté de choisir son camp. Toutefois, malgré le jeu d'intérêt et les différentes considérations politiques qui alimentent ces nouvelles formations parlementaires, il est nécessaire de garder le pays à l'écart des tiraillements et tractations politiques afin de primer son intérêt suprême sur les divers intérêts partisans. Ainsi, toute l'action parlementaire devra être consacrée uniquement à la préservation, au développement et à la réussite de la Tunisie comme modèle démocrate et Etat de droit.


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