Exportations: Entrée en vigueur en janvier 2026 des nouvelles procédures via l'application "E-FOPRODEX"    SOS Villages d'Enfants Tunisie : plus de 8700 personnes ont bénéficié des services de l'association en 2025    Combien coûte le jogging de Maduro ? Le prix qui surprend    L'Ecole de Tunis (1949): modernité picturale, pluralisme culturel et décolonisation du regard    Examen civique en Europe : ce que les Tunisiens doivent savoir sur les nouvelles règles    La Fédération tunisienne de football se sépare à l'amiable de l'ensemble du staff technique de la sélection nationale de football    Tunisie–Algérie : les taxes sur les véhicules algériens doublent à partir de janvier 2026    Gafsa : une coupure de courant totale ce lundi matin    La Tunisie enregistre entre 100 et 150 nouveaux cas de fibrose pulmonaire idiopathique par an    Météo en Tunisie : temps généralement nuageux, pluies attendues la nuit    CAN 2025 : Egypte-Bénin, horaire et diffusion TV du huitième de finale ce lundi    Deux affiches décisives ce 5 janvier en Coupe d'Afrique    Voici les principales décisions de la FTF pour l'équipe nationale    Chaos dans le ciel grec : tous les vols suspendus    Choc politique : la vice-présidente prend les rênes du Venezuela    Tunisie–Mali (1-1, tab. 2-3): Une élimination frustrante    voici les dates des obligations fiscales de janvier pour ne pas être surpris    Match Tunisie vs Mali : où regarder le match des huitièmes de finale de la CAN Maroc 2025 le 03 janvier?    Prix littéraires: une moisson à améliorer (Album photos)    Amer Bahba dévoile la situation météorologique des prochains jours [Vidéo]    Hand – Elite : l'Espérance et le CA font officiellement appel de la décision de la Ligue    Par les noms : remaniement du bureau du Parlement et commissions bientôt renouvelées (vidéo)    FILT 2026 : candidatures ouvertes aux Prix de la Créativité littéraire et aux Prix de l'Edition jusqu'à fin janvier    Samsung exploitera un hall d'exposition autonome au CES 2026 pour une expérience unique de l'écosystème AI    ''Bourguiba, l'orphelin de Fattouma'', ce dimanche matin à Al Kitab Mutuelleville    Alerte du ministère des Finances : voici les dernières échéances fiscales de janvier 2026    Ministère des Finances : calendrier officiel de paiement des dettes et amendes pour 2026    Zahran Mamdani prête serment sur le Coran et entre dans l'histoire de New York    Conseil de sécurité: Vives contestations de la reconnaissance du Somaliland par Israël    L'Année 2026 sera l'année de la lecture en Tunisie : pour réconcilier les jeunes avec les livres    La startup "PayDay" et la "BTE" lancent une nouvelle dynamique bancaire à fort impact RSE    Note de lecture : Une Reine sans royaume, de Hella Feki    Signature de cinq accords tuniso-saoudiens à Riyad    De l'invisibilité à l'hyper-visibilité: le voile dans l'imaginaire onusien    Kaïs Saïed : seule l'action sur le terrain fera office de réponse    Elyes Ghariani - Le Style Trump: Quand l'unilatéralisme redéfinit le monde    Fusillade de Bondi : 1,1 million de dollars récoltés pour le héros blessé !    Forum de l'Alliance des civilisations : Nafti plaide pour un ordre mondial plus juste et équilibré    Allemagne : une femme voilée peut-elle encore devenir juge ? La justice tranche    Accès gratuit aux musées et sites archéologiques ce dimanche 7 décembre    Trois marins portés disparus après le chavirement d'un bateau de pêche au large de Skhira    Après le choc de Fordo... l'Amérique se prépare à une arme encore plus létale et dévastatrice    Ouverture de la 26e édition des Journées théâtrales de Carthage    Béja : Deux femmes blessées après un jet de pierres contre un train de voyageurs (vidéo)    Il pleut des cordes à Nefza: Une journée sous le signe des intempéries    Daily brief régional: Messages pour Gaza: Des bouteilles parties d'Algérie finissent sur le sable de Béja    Le Dollar clôture le mois de mai sous les 3 Dinars sur le marché interbancaire    CHAN 2024 : avec 3 tunisiens, la liste des arbitres retenus dévoilée    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les chercheurs de poux
Autrement dit... -par Bady Ben Naceur-
Publié dans La Presse de Tunisie le 11 - 12 - 2010

Grand merci à Arthur Rimbaud, de m'avoir prêté le titre de l'un de ses poèmes pour la rubrique de ce jour! Les «chercheurs de poux» sont quelques-uns de nos universitaires — heureusement pas tous — qui grognent encore contre la presse écrite et, notamment, la critique artistique qu'ils mettent sur le banc des accusés, chaque fois qu'ils se réunissent en conclave. D'un revers de la main, ils effacent tout ce qui a été fait depuis une quarantaine d'années, maintenant. D'avoir encouragé les arts plastiques et graphiques au même titre, que nous l'avons fait pour le livre, la musique, le 4e art, le cinéma; d'avoir favorisé l'épanouissement des artistes eux-mêmes, dont beaucoup sont partis miséreux, sans avoir eu la chance de participer à un véritable marché de l'art, sans avoir revu leurs propres œuvres dans un quelconque musée d'art contemporain, et, ou moderne, dans un milieu sans infrastructure requise… C'est le travail de la critique que l'on dit encore «impressionniste, arbitraire, qui ne reflète pas l'objectivité, la réalité des choses», ainsi que celui des galeries qui se comptaient sur les doigts de la main, il y a une vingtaine d'années et qui ont fait un travail remarquable dans la présence des arts en Tunisie.
Et, c'est pourtant avec ces «matériaux»-là, matériaux mûrement arrachés à la lèpre du temps, mûrement amassés et triés sur le tas, que nos «chercheurs de poux» au lieu de les rationaliser à travers leurs «analyses plastiques de qualité» pour les rendre plus accessibles au grand public, renient en bloc, ce qu'ils appellent «les pratiques de l'art en Tunisie et leur réception». Ils mettent sur le banc des accusés la critique qui doit être argumentée et tenue de situer l'œuvre dans son contexte historique et esthétique comme si nous avions une histoire lointaine en ce domaine et une esthétique plusieurs fois remise en question à cause, ou grâce à des mouvements et des tendances qui auraient fait leurs riches heures!…
Ce que l'on demande à nos universitaires, et beaucoup le font bien à travers les suppléments hebdomadaires de notre propre journal, c'est d'apporter leurs connaissances et leur savoir-faire sur le terrain. Trouver des solutions à toutes ces défaillances auxquelles nous-mêmes, depuis des décades, n'avons pu pallier. Avec le projet de la Cité de la culture et certaines orientations courageuses prises par le ministère de tutelle, orientations de partenariat dans le domaine privé, les choses iront mieux, je le pense.
Nos jeunes journalistes, qui font dans la critique d'art actuellement (certains sont des diplômés des arts, d'autres viennent de l'Ipsi), ont acquis certaines connaissances de base sur l'art occidental, possèdent un jugement d'appréciation du point de vue esthétique, critique selon Diderot, Baudelaire, critique de la raison pure, celle de Kant, etc.
Il faut seulement les aider à y voir plus clair dans ce maelstrom, où tout ou presque ira à sa déperdition, si on n'y prenait garde. Il faut leur apprendre surtout qui ont été nos artistes, ce qu'ils ont fait : des pionniers aux novateurs, sans parler de ce qu'il se passe actuellement.
Et ça, c'est le travail de nos universitaires. Quant à la critique objective, dans le domaine de l'art, on peut cogiter là-dessus. Pour moi, elle n'existe pas, hormis bien sûr, en les connaissances élémentaires de base, à partir desquelles elle peut s'exprimer. Ce qui fait tout son charme encore, c'est le règne de la subjectivité dans laquelle elle se meut. Anatole France ne disait-il pas que «le bon critique d'art est celui qui raconte les aventures de son âme au milieu des chefs-d'œuvre» ! On peut toujours en discuter…


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.