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De Zarzis à Marrakech
Femmes de Méditerranée
Publié dans La Presse de Tunisie le 18 - 03 - 2010


Sept ans après Zarzis où il a été créé et où il se réunit chaque année, le réseau «Femmes de Méditerranée» qui rassemble des femmes d'influence des deux rives de la Méditerranée, et de tous les secteurs d'activité, essaime à Marrakech. Là, Marocaines, Françaises et Tunisiennes ont évoqué les différents problèmes communs ou spécifiques au Maroc. Et les Marocaines souvent prenaient pour référence la femme tunisienne. Zeineb, reine de Marrakech, entrée dans l'histoire pour avoir fondé la ville rouge, était kairouanaise, et venait de la ville sainte. Son père, un riche négociant et fin lettré, avait rejoint une communauté de Kairouanais qui, connus pour leur esprit d'entreprise et leur goût du voyage, n'avaient pas hésité à s'installer dans la région. Sa renommée et la réputation de beauté et de sagesse de sa fille Zeineb séduisirent un puissant seigneur des lieux. Il l'épousa et fonda pour elle Marrakech. Le règne de Zeineb Nefzaoui resta dans l'histoire comme un règne éclairé, prospère et pacifique, privilégiant les arts et les lettres, et offrant un grand rayonnement à la cité. Aussi, n'était-ce probablement pas par hasard que Hosni Jemmali ait choisi Marrakech pour poser le second relais de son réseau Femmes de Méditerranée. C'est à Zarzis, on s'en souvient, que naissait il y a sept ans ce réseau de femmes d'influence des deux rives, et qu'à l'invitation de ce très discret et très efficace militant de la cause de la Tunisie en France, et de la femme tunisienne, se créaient des liens, s'élaboraient des projets, se scellaient des alliances, s'ébauchaient des échanges. Aujourd'hui, et après avoir créé l'association «Echanges franco-tunisiens», et le magazine Tunisie plus, Hosni Jemmali a entrepris d'étendre l'expérience tunisienne et d'élargir le réseau Femmes de Méditerranée au Maroc. Une soixantaine de femmes étaient donc réunies à Marrakech, marocaines et françaises, et nous, observatrice tunisienne venue témoigner de l'exemple tunisien. Journalistes, écrivains, sociologues, chefs d'entreprise des deux rives avaient choisi, pour cette première rencontre, d'évoquer le statut de la femme marocaine. Parmi les Marocaines, on notait la présence de Fatéma Chedid, la poétesse, de Soumeya Guessous, la sociologue, de Aïcha Sakri, la fondatrice de la revue Femmes du Maroc, ou encore de Nicole El Gressy, l'écrivain. Du côté français, on retrouvait des piliers du réseau de Zarzis, telles Christine Sarkozy, Caroline Bellemare du Figaro, Florence Woerth et Florence Hirsch, venues non pas en tant que femmes de ministre, mais en tant que gestionnaire de fortune pour l'une, et responsable du Monde des livres pour l'autre, ou encore Catherine de Villeneuve, et Caroline Forest que son débat télévisé avec Tarik Ramadhan a rendue célèbre. Toutes ont décidé, pour cette première rencontre, de faire un état des lieux. La situation de la femme marocaine a connu une évolution rapide et donc douloureuse au cours de ces dernières années. Et si, grâce aux réformes récemment engagées par le roi Mohamed‑VI, les rêves des femmes sont inscrits dans la modernité, la société est allée plus lentement que les changements législatifs, et les réticences des hommes crée une violence nouvelle dans le couple. Et de nombreuses femmes marocaines se référaient à l'exemple tunisien, l'érigeant en modèle, certaines d'entre elles mariées à des Tunisiens et témoignant de l'importance de la place de la femme dans la société tunisienne et de son pouvoir. La femme marocaine, quant à elle, a su investir le monde associatif et s'y imposer vigoureusement puisque l'on compte quelque 55‑000 associations où les femmes sont extrêmement bien représentées. La rencontre de Marrakech aurait plu à la reine Zeineb. Elle s'est clôturée par cette conclusion du seul homme présent à cette réunion, Hosni Jemmali‑: «Depuis toujours, j'ai été marqué par l'action de Bourguiba, puis de Ben Ali en faveur de la femme tunisienne. Des leaders qui ont toujours su que la Tunisie ne pouvait se développer sans la participation active de la moitié de sa population‑: les femmes. Celles-ci éduquent leurs enfants, sont donc garantes de l'avenir du pays, et peuvent ainsi constituer le meilleur rempart contre les intégrismes. Je suis également rempli d'admiration pour l'action conduite en leur faveur par le roi Mohamed VI. Il a pris des risques dans un pays où cela n'était pas facile». Et à Marrakech, on lançait les bases du prochain réseau tuniso-maroco-français. Ce qui laisse espérer que c'est par les femmes que se fera la Méditerranée.

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