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Le positivisme pour construire l'avenir (suite et fin)
Opinions
Publié dans La Presse de Tunisie le 03 - 04 - 2011


Par Kacem ABDELKADER*
Avant d'arriver au stade définitif de délégation de pouvoir, il va falloir arrêter les stratégies, et tracer les grandes lignes de conduite, pour éviter aux personnes en charges de s'en écarter. En effet, on doit fixer le calendrier de réalisation, réunir les moyens nécessaires, tracer les objectifs à atteindre, et prévoir les évaluations qui s'imposent.
Mais, au stade actuel de désir de participation du grand nombre, il va falloir sélectionner parmi les compétences, les institutions, les associations et la société civil, les personnes les plus aptes à même de répondre aux exigences de la situation, sans trop élargir l'assiette de l'assistance, au risque de créer des divergences et des désaccords, qui nuisent à la bonne marche des questions à résoudre.
On doit admettre à ce stade qu'on ne peut pas réunir tout le peuple, c'est même contre-productif. Les personnes désireuses de contribuer favorablement peuvent le faire à tout moment, à travers tous les médias et même par le billet des écrits directs aux institutions en charge.
Accepter les critiques constructives
Bien menées, les critiques constructives sont positives à plusieurs égards, et gagnent à être bien accueillies dans toutes les situations. En effet, bien orientées, elles permettent d'apporter les corrections nécessaires par retouches successives, pour mettre la question soulevée dans la bonne direction, et favoriser l'atteinte des objectifs dans les meilleures conditions.
Il serait avantageux à l'ensemble des intervenants de favoriser des échanges respectueux et constructifs, loin des attaques nocives et du désir de destruction de l'adversaire, pour tirer les enseignements des divergences de points de vue réciproques, pour en sortir enrichi de part et d'autre, et former du même coup les spectateurs.
L'on gagne aussi à avoir un esprit sportif et ouvert, pour accepter d'être vaincu au cas où l'on serait dépassé par les évènements, et ne maîtrisant pas toutes les ficelles du problème à débattre. Il y va alors de l'intérêt de la majorité de profiter d'une approche plus constructive et davantage bénéfique.
Il serait toujours davantage pertinent d'accueillir calmement les critiques infondées et virulente, pour répondre de façon convaincante et réfléchie. Cela aura l'avantage de déstabiliser l'adversaire en le mettant devant ses responsabilités, au moyen d'une démarche respectueuse, qui renforce les éléments de défense de l'orateur, l'admiration d'une approche étudiée tout en gagnant le respect de l'assistance.
Proscrire les divisions en toutes circonstances
Partant du même principe, les débats qui n'aboutissent pas sur un accord de consensus de nature à converger vers une solution d'ensemble rassemblant tous les intervenants sèment le désordre et finissent par diviser les groupes au moins en deux parties opposées.
Pour remédier à cet inconvénient majeur, il faut s'entendre dans tous les cas à proscrire les divisions et conclure les débats par une solution de vote.
Positiver dans toutes les situations :
Pour y parvenir, il convient d'user de l'approche du positivisme qui consiste à valoriser un minimum des faits et actes des intervenants, pour retenir dans tous les cas le côté positif de toutes les questions.
L'ignorance du volet négatif du problème pour le moment permet d'avancer sur le sujet et gagner en efficacité ultérieurement, pour aboutir dans la majorité des cas à une conclusion favorable.
Le positivisme dialogue de la sorte de façon affirmative moyennant des réponses favorables sur le mode « oui…, mais… » de manière à relever d'abord le moral de l'interlocuteur, avant d'apporter une critique descente de nature à corriger ses erreurs. Cette approche permet à l'interlocuteur d'accueillir favorablement les améliorations proposées tout en restant attentif et ouvert pour accepter de poursuivre la discussion.
Rester ouvert et tolérant
L'ouverture à côté de la tolérance sont deux conditions nécessaires pour s'apprécier, s'entendre, et se pardonner et au final avancer sur les différends.
En dehors de ces deux questions, il serait difficile de rester solidaire et se mettre d'accord. Nous pensons que la résolution de beaucoup de questions passe, par la morale et la culture des intervenants.
Se rappeler qu'on est tous capables d'erreurs
Il est fondamental dans cette démarche positive de reconnaître que nul n'est infaillible. En effet, nous somme tous capables d'erreur, et ayant des défauts, que seul notre prise de conscience à ce niveau est en mesure de les réparer, pour nous réévaluer.
D'ailleurs, les êtres sans défauts, parfaits et infaillibles, n'existent pas, même parmi les génies de ce monde. Il faut donc reconnaître que nous progressons grâce à nos erreurs. D'ailleurs, certains disent que les erreurs construisent. Ce constat permet donc de relativiser le succès de certains afin d'accorder un minimum de respect à tous les autres.
Respecter les institutions pour nous préserver
Nous constatons ces derniers temps, certains abus populaires, sous des motifs divers, qui nuisent à la bonne marche des institutions, à l'intégrité des personnes et handicapent le développement des affaires.
Nous jugeons qu'il relève du devoir de la justice et des institutions en œuvre actuellement sur les dépassements antérieurs de statuer sur les abus et les personnes en charge, au lieu de se faire justice à soi-même.
Opter en cas de blocage pour un référendum
Dans toutes les questions soulevées à travers cet article, nous avons insisté sur la nécessité de trouver des consensus à travers les votes internes pour progresser, mais pour les grandes questions des affaires de la nation, il convient de recourir au référendum, pour toutes les situations délicates qui risquent de diviser les populations. En effet, le référendum est un moyen démocratique qui permet à l'ensemble des citoyens d'exprimer leur voix.
En résumé, nous avons soulevé dans les développements qui précèdent l'approche médiatique d'ensemble des différents acteurs dans la marche de reconstruction du pays après la révolution. Il a été question de désaccords majeurs sur plusieurs questions en rapport avec les institutions, les hommes, le contenu et la manière de conduire la transition.
Nous avons émis le souhait de conclure la résolution des questions et des problèmes au moyen d'une approche positive privilégiant les votes de la majorité. En fait, il s'agit d'un moyen démocratique qui fait la synthèse de la volonté des représentants des peuples pour avancer sur les dossiers délicats et éviter le grippage de la machine.
Nous jugeons que cette démarche nécessite de la culture, de l'ouverture et de la tolérance pour accepter les critiques et éviter les divisions. Une approche contraire est de nature à semer la confusion, comme s'est le cas de beaucoup de pays, qui ont échoué dans leur révolution.
Nous émettons enfin le souhait que nos divergences soient l'occasion de nous rapprocher et de nous construire, en visant la solidarité d'ensemble du pays et l'intérêt suprême de la nation.


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