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Un monument inoubliable
Il y a 41 ans, disparaissait Ali Riahi (I)
Publié dans La Presse de Tunisie le 05 - 04 - 2011

Il n' y a pas disparition plus «glorieuse», si l'on ose s'exprimer ainsi. Pour un artiste, c'est vraiment le top de mourir sur la scène de ses exploits.
C'est ce qui arriva pourtant à Ali Riahi, décédé le 27 mars 1970, alors qu'il donnait un concert sur la scène du Théâtre municipal de Tunis. Son effondrement sur les planches marquera à jamais la mémoire collective.
J'ai vu Sid'Ali, ce monument en 1948 pour la première fois, lors d'une cérémonie de mariage d'un cousin dans une maison située à l'impasse des Nègres au souk du cuivre (Médina de Tunis).
Dans les années 40, Ali Riahi passait sur les ondes de Radio Tunis, chaque mercredi à 21h00. La radio diffusait alors de 6h00 à 8h30, puis de midi à 14h30, et enfin de 17h00 jusqu'à 23h10.
Je me rappelle que dans ces années 40 et 50, tous les jours de 13h00 à 13h30, un artiste donnait un concert où il reprenait trois de ses chansons, tels les chanteurs Habib Chérif, Mohamed Ben Ali, Chedly Boukhriss, Aïda Nessim, Néjiba Sabri et autres qui produisaient dans l'après-midi. D'autres le faisaient le soir. Il s'agissait de Ezzeddine Idir (à 19h00), Hédi Kallel (à 20h00) et Ali Riahi à 21h00.
Il profitait de ses passages chaque mercredi pour présenter une nouvelle chanson: Zina ya bint el henchir, Azza ya azza, Inti ya kahlet el ain.
Les paroles étaient écrites par Mahmoud Bourguiba et Mohamed Mzoughi. Sid'Ali se chargeait de la composition.
En ce temps-là, il n'était pas rare de le voir au Casino de Tunis, qui allait devenir le centre de l'Office de l'artisanat, pour profiter de quelques moments de détente. Il n'était pas non plus rare de le voir «trôner» au café Midi-Minuit, avenue Habib-Bourguiba, devenu le siège d'une banque, sinon au café Le Capitole ou au Casino de Tunis.
Entre 1947 et 1949, le doyen du théâtre arabe Youssef Wahby faisait fureur grâce à ses longs métrages. Malek errahma et Awled echawaraâ… Autres artistes du grand écran en vogue Mohamed Abdelwaheb, Férid Latrech, Oum Kalthoum et Mohamed Fawzi. Plus que tout autre film, Rabha passait pour être celui qui a crevé l'écran (5 mois de projection).
Ghazl el banat (1949) passait simultanément dans 7 salles différentes : le Royal (le Rio), Al Hambra, Ciné-soir, L'écran, Le Marivaux (théâtre des marionnettes), Champs-Elysées et l'Appollo (le Biarritz).
On proposait alors au cinéma trois séances par jour : 15h00, 17h30 et 21h15.
Quant aux représentations théâtrales, elles étaient programmées les jeudi soir et vendredi après-midi. Parfois, on tombait sur Ali Riahi au premier ou deuxième rang.
Le grand comédien Ahmed Bouleymane se produisait dans Hiyal jouha inspirée des Fourberies de Scapin de Molière. Béchir Rahal enchantait les férus du 4e art.
Mohamed Hédi, Jamila Hanem et Zohra Faïza donnaient une nouvelle dimension à la pièce Ghadet El Camélia (La dame aux camélias) d'Alexandre Dumas.
Le look de Sid'Ali
Il était de mode que les plus grandes voix de l'époque se produisent dans les cérémonies de mariage. Les troupes étaient rémunérées en fonction de la cote dont bénéficiait le chanteur attitré. Ali Riahi, 7 musiciens et une danseuse, Mounira Esseghira, percevaient 40.000 francs (l'équivalent de 40 dinars) mais pour une soirée entière (de 22h00 à 5h00 du matin). Pas comme aujourd'hui où, le même soir, chaque chanteur fait le tour de trois salles.
A un certain moment, les troupes juives étaient prisées : Lalou, Fellous, Raoul Journo, Albert Perez, et autres… avant que ne débarque Chafia Rochdy et sa célébrissime «Taâlila».
Tout comme «Nana» (Chafia, donc), Ali Riahi n'était accessible qu'aux classes aisées, lorsqu'il s'agit d'animer une soirée de fête (mariage, fiançailles…). Il s'exhibait sans micro, avec tout autour Kaddour Srarfi (chef d'orchestre et violon), Mustapha Kamel (luth), Youssef Slama, «Soussou» pour les intimes, à la cythare, Jelloul Chichti (darbouka), Abdallah Ben Mansour (tar) Bouaziz (flûte ou (nay), Kmiha (violoncelle) et Ahmed Sabahi (violon), de sa superbe main gauche.
La danseuse ne faisait pas que se déhancher, elle fredonnait également des airs en vogue «Ana ou inti ou inti ouana» composée par Hédi Jouini.
M. Hédi Jaïbi faisait naguère officie d'imprésario de Sid'Ali.
La soirée commence généralement par un tour de chant oriental de Mustapha Kamel, accompagné de son luth (Ya zahratan fi khayali…) Puis venait le tour de la danseuse Mounira Esseghira. Ali Riahi arrivait plus tard. Il s'installait dans un fauteuil devant sa troupe qui exécutait l'introduction musicale d'El hob wel fen wel hayat, écrite par Belhassen Abdeli. «Motrob el khadra» a innové en ce sens où il chantait debout. Jusque-là, les chanteurs de cette époque comme Hédi Jouini et beaucoup d'autres avaient habitué leurs fans à chanter en étant assis. Mais la nouveauté ne s'arrêtait pas là. Sid'Ali accordait, en effet, un soin particulier à son allure, à ses habits, à sa coiffure. Bref, à l'indispensable élégance et à la qualité du look.
Le plus grand chanteur tunisien de tous les temps partait dans un entraînant et envoûtant tour de chant où ses plus beaux morceaux passaient Ya saïla, El alem yedhak, Kaletli kelma, Ya chaghla béli, Kaletli kelma et Ma habitech.


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