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Une ville insurgée contre un homme
Reportage - Tabarka — Derniers événements
Publié dans La Presse de Tunisie le 15 - 04 - 2011

Mardi 14 heures, il fait beau soleil sur Tabarka. Mais la ville semble être d'une toute autre humeur plutôt automnale qui couve une colère grandissante. Quatre carcasses de véhicules (deux ambulances et une voiture privée) noircies par le feu, une clinique et deux unités hôtelières gravement endommagées, le paysage est plutôt apocalyptique à la rue Habib-Bourguiba et tout près du port.
C'est le bilan d'une haine intériorisée pendant des années au fond des cœurs. Près de «deux milliers d'habitants», selon des témoins, se sont insurgés samedi contre un fils de la région, un «impitoyable», selon leurs propres termes. Il s'agit du médecin, ancien maire de Tabarka et propriétaire d'un club nautique, Dr Jilani Dabboussi. Reportage.
Ayant participé, vendredi, à une émission traitant du développement régional, sur la chaîne nationale, Jilani Dabboussi a affirmé que «la région de Tabarka n'est point dans le besoin et qu'il suffit d'une canne à pêche pour qu'on gagne bien son pain là-bas». Des propos qui ont déclenché un vent de révolte, manifesté samedi soir, quand les contestataires s'étaient regroupés devant sa clinique, lançant la fameuse et non moins antienne «Dégage». Selon le témoin Mansour Khemiri, propriétaire d'une unité hôtelière, sise à la rue susmentionnée, juste en face de ladite clinique, les manifestations étaient paisibles au départ. «Les protestataires ont tout simplement exigé son départ de la clinique. Or, M.Dabboussi avait catégoriquement ignoré leurs revendications. Et toutes les tentatives entreprises par des cadres militaires pour le convaincre n'ont pas abouti. Ce qui a poussé ces derniers à se retirer de la scène. A ce moment- là, tout a dérapé et certains insurgés ont versé dans des actes de violence. Pour sa part, le médecin a tiré six fois en l'air et la situation s'est davantage aggravée, débouchant quelques heures après sur ce que vous voyez», note notre interlocuteur, avant d'ajouter «qu'il n'y a presque pas un foyer à Tabarka qui ait échappé à la cupidité de l'ancien maire». Comme il l'a laissé entendre, Mansour Khemiri en a tant souffert. «En ma qualité d'hôtelier, un de ses confrères, en d'autres termes, il a toujours cherché à m'écarter en usant de toutes les méthodes pour me pousser vers la banqueroute. Il a usé de son poste de maire de la ville de Tabarka pour handicaper tous ses confrères. Fort en cela des affinités qu'il a toujours eues avec Leïla Ben Ali et les frères Trabelsi. D'ailleurs, il était le premier à avoir offert une résidence à leur mère à Tabarka. Je pourrais même passer toute une journée à vous citer ses dépassements. Cet homme corrompu était plus fort que le délégué, que le gouverneur et que certains ministres relevant du régime déchu. Il faisait tout sans jamais se soucier de quiconque. Pour lui, Tabarka était comme une propriété privée que personne ne devait lui disputer. Pour avoir une autorisation de construction immobilière, on n'a qu'à lui verser du fric. Pas moins de trois mille dinars pour une autorisation et j'ai toute une liste des noms de ceux qui en ont été victimes. Cet homme est fort dangereux et a toujours fonctionné via des moyens détournés. Chaque fois que je me relève après une de ses conspirations contre moi, il ne peine pas à m'en trouver d'autres. J'étais même obligé de m'approvisionner en divers codes, tels que le code pénal, le code du travail, le code des eaux, etc, pour pouvoir résister à ses infinies roublardises», renchérit M.Khemiri.
Oui à la justice, non à la violence
Au fil d'un petit tour dans la ville, on a souvent entendu parler de l'affaire Dabboussi dans certains coins et quartiers populaires. Sauf le regret de ces actes de vandalisme qui ont plongé la ville dans un grand désarroi, les conversations et débats engagés à propos de cette affaire manquaient de compassion pour le médecin. Mlle Razgaoui Haifa s'est montrée solidaire des insurgés. Toutefois, elle a dénoncé les actes de vandalisme ayant provoqué des dégâts pour l'ensemble de la région. «Je respecte le soulèvement de ces citoyens contre l'exploitation, la tyrannie et la persécution, mais je déplore de tout cœur cette violence synonyme de gabegie et d'incivisme. Je ne trouve aucune explication au fait d'endommager une clinique dont on a constamment besoin pour des prestations sanitaires. Il y a toujours une issue à tous types de problèmes et les bonnes manières n'y manquent pas. Il faut toujours se référer à la loi pour résoudre tout différend. J'y crois et j'y tiens énormément», observe la jeune pharmacienne.
Tabarka invite à la balade par son charme irrésistible. Mais, à quelques mètres des Aiguilles, le téléphone sonna. Ayant appris la présence d'un journaliste de La Presse dans la ville, Moncef Khemiri, un hôtelier originaire de Jendouba qui exerce à Tabarka, a bien voulu dévoiler son histoire : «Après une carrière professionnelle en Suisse, je suis rentré en Tunisie pour lancer des projets touristiques (un restaurant à Aïn Drahem et un hôtel à Tabarka). Les affaires marchaient bien au départ. Chose qui n'avait peut-être pas plu à M.Jilani Dabboussi, qui avait, du jour au lendemain, érigé un terrain prévu pour l'extension de mon projet, en une station de bus. Aussi, il s'est trouvé qu'avec le vrombissement des moteurs de ces véhicules lourds, de bonne heure le matin, l'image de mon hôtel a été de plus en plus affectée, me causant des pertes. Entre-temps, il m'avait constamment manipulé, refusant de m'octroyer l'autorisation de bâtir, sous prétexte que je devais dix mille dinars à la mairie. Je me suis débrouillé en vendant ma voiture pour fournir la somme demandée, contre des reçus relevant du club nautique de Tabarka. Mais l'affaire n'a toujours pas été résolue. Un certain Abdelwahab Chaâbane, directeur des affaires des Trabelsi, aux pays du Golfe, m'a contacté, me proposant de céder mon projet à l'un des frères de la femme du président déchu, contre trois cents cinquante mille dinars, alors que mon hôtel est estimé à six millions de dinars. A ce propos, je tiens à vous signaler que M. Dabboussi a toujours fonctionné avec ces mafieux. Comme il n'a jamais hésité à afficher pleinement ses relations avec eux afin de nous intimider. Durant les années de sa présidence de la mairie de Tabarka, il n'a fait qu'entraîner la ville dans le chaos. Les autorisations illégales de construction immobilière qu'il a accordées contre des pots-de-vin, ont contribué à l'apparition de certains bidonvilles ayant affecté la beauté de la ville et entravé son potentiel touristique», observe notre interlocuteur.
Ici et là, l'affaire Dabboussi ne cesse de surgir à tout bout de champ. On a entendu certains évoquer la place de la foi dans le système des valeurs de cet homme. A ce propos, une de ses connaissances ayant tenu à garder l'anonymat nous a confié que le médecin s'est toujours considère comme «un héros des temps qui courent, un génie inégalable. La seule doctrine de cet homme se résume en deux mots‑: le pouvoir et l'argent. Il s'est toujours servi d'un certain baratin et de ses qualités de bon orateur pour doper ses recettes, sans jamais se soucier de la précarité dans laquelle sombraient les gens. Comme je l'ai connu de près, c'est le genre d'opportuniste caché derrière une blouse blanche et des lunettes d'intellectuel. L'homme a connu Ben Ali ministre, puis, président, il connait aussi ses limites et en a profité pour adapter la loi à ses objectifs et intérêts personnels. C'est un profil très difficile à établir. Son égocentrisme et sa quête de pouvoir le poussent au suicide effectivement. Je me rappelle également qu'il n'a pas hésité à usurper le bien d'un homme d'affaires pour le dédier à celle qu'il appelle mamie, Saïda, la mère de Leïla Trabelsi. En un mot, je dirais qu'il a aujourd'hui le plus grand crédit d'ennemis à Tabarka, puisqu'il a usé d'une région défavorisée pour s'enrichir. Lui qui avait souvent soutenu que la politique ne se fait pas sans argent et vice-versa, il a provoqué la guerre dans une région qui a besoin de paix pour se développer. Sa faute majeure est qu'il a ouvert plusieurs fronts simultanément. Mais au-delà de tout, la violence n'est point autorisée car elle ne fait qu'entraîner la région dans le chaos et la stagnation», affirme notre interlocuteur.
Sur ces mots, on a cru finir avec l'affaire Dabboussi, mais sur la route Tabarka-Tunis, l'histoire animait encore les conversation entre des passagers dont les visages étaient de temps à autre caressés par ces pures brises de liberté soufflant sur le nord.
Dr Jilani Daboussi se prononce sur les incidents de Tabarka
Ce n'est pas une vindicte populaire
Les incidents de Tabarka continuent encore à faire la une des journaux et l'affaire de bien d'autres supports médiatiques. Un homme dans le combat, la guerre des clans, un face à face en chiens de faïence entre les hommes rivaux on en a entendu parler.
C'était mardi que La Presse était partie enquêter sur terrain. Hier, la parole était au Dr Jilani Daboussi pour dévoiler sa version des faits.
Que s'est-il passé à Tabarka samedi dernier?
Cet après-midi là, une infirmière constate l'attroupement d'une trentaine de personnes devant la clinique. En quelques minutes et sans le moindre préavis, deux ambulances, une voiture de transport de dialysés et une voiture personnelle ont flambé. Puis, ces jeunes gens, dont l'âge oscille entre 16 et 20 ans, ont fait irruption dans la clinique en commettant des actes d'une barbarie inouïe avec saccage et incendie de l'équipement de réanimation, des machines de dialyse et des salles d'opération.
Puis ce groupe s'est dirigé vers l'hôtel de charme de mon fils, situé à quelques centaines de mètres, a mis violemment à la porte les quelques touristes français assis au salon et a mis le feu à la réception après avoir systématiquement démoli le mobilier. Enfin, ce même groupe a conclu sa mission par les mêmes actes de vandalisme dans mon projet d'hôtel de santé avant d'y mettre également le feu. Toute l'opération a duré moins de deux heures et s'est poursuivie par des actes classiques de pillage qui ont duré tout le week-end.
Comment expliquez-vous cette colère?
C'est loin d'être une vindicte populaire. Il s'agit d'une opération organisée et financée par une petite bande d'anciens du RCD local. Cette petite bande a réuni et payé ces jeunes agresseurs et a, parallèlement, dirigé une belle offensive médiatique. Dès samedi matin, c'est-à-dire quelques heures après la clôture du débat télévisé incriminé, un journal (Essahafa) affirmait en titre que ce débat avait suscité de très vives protestations. L'article avait manifestement été écrit à l'avance. Puis, l'information réelle d'une trentaine d'agresseurs soudoyés devint, grâce à une dépêche d'agence fort opportune, une manifestation de rejet avec 2000 personnes. Au même moment et en direct, une radio (Shems FM) que l'on ne capte pas à Tabarka diffusait, à chaud, l'interview d'un excité (M.Y) qui décrivait avec force détails un incendie qui n'avait pas encore eu lieu. Le lendemain dimanche, sur fond de scènes de pillages, la télé était déjà sur place. Elle diffusera le soir même l'image en gros plan d'une carcasse de berline, mais occulta les ambulances carbonisées et le centre de dialyse saccagé. Elle donnera enfin la parole au même excité de la radio qui expliqua, sans contradiction, en prime-time à la télé mes supposés liens avec les Trabelsi. J'ai saisi la justice mais également l'Instance nationale la réforme de l'information et de la communication.
On vous accuse de malversations...
C'est ridicule. Quand j'étais maire de Tabarka, j'ai été inspecté onze fois et les comptes du club nautique ont été contrôlés et audités par le ministère des Finances et par le Premier ministère. Tout le monde sait pertinemment que je suis clean. Ma clinique date de 1974 et l'hôtel de mon fils a été construit en 1984. Quel rapport avec les Trabelsi ? Mon hôtel de santé est en projet depuis douze ans grâce à un crédit de la BNA. Et puis je suis héritier d'une bonne fortune familiale et médecin depuis 40 ans dans une clinique qui a vécu des milliers de naissances et d'actes chirurgicaux. Enfin, vous me permettrez de vous rappeler qu'aucun reproche ne peut justifier ce qui s'est passé et que nul n'a le droit de s'ériger en juge. Seule la justice a le droit d'instruire et de juger. Autrement, ce serait l'anarchie.
Qu'allez-vous faire maintenant ?
Le plus urgent, pour moi, a été de remettre le centre de dialyse en marche. Dès le lundi matin et grâce à la solidarité de mes confrères de toute la Tunisie, les machines ont été remplacées et nos malades branchés. Je vous confirme que nous n'avons eu aucun décès. J'accuse une petite bande d'anciens du RCD local qui avait déjà monté, il y a plus d'un an, une émission de télévision (Hannibal TV) à charge où j'avais été victime d'un véritable lynchage médiatique avec interdiction de répondre malgré l'hospitalité de la chaîne. Un communiqué conjoint de l'UGTT locale et du conseil local de protection de la Révolution vient de confirmer cette accusation. Cette même petite bande avait pris fait et cause pour le président déchu, annonçant à la télé la création de centaines d'emplois dans leurs entreprises qui sont notoirement en faillite. Curieusement, elle tente aujourd'hui de devenir désespérément révolutionnaire et de transformer une entreprise criminelle en vengeance populaire. S'agissant du fond de l'affaire, je m'en suis donc remis à la justice en qui j'ai totalement confiance.
Propos recueillis par M.H.A
Participation du Dr Jilani Daboussi à l'émission «Le dossier de la semaine»
Le producteur de l'émission précise :
Suite aux actes de violence survenus récemment à Tabarka pour déboucher sur le pillage d'une clinique et de deux unités hôtelières du Dr Jilani Daboussi et de son fils, le présentateur des infos de vingt heures sur la chaîne nationale a accusé dimanche soir le producteur de l'émission «Le dossier de la semaine», le journaliste Abdelmlak Ben Rabah, de manque de professionnalisme et d'improvisation. Dans un communiqué publié dernièrement, le producteur souligne que le fait d'apporter un tel jugement sans avoir contacté l'intéressé pour puiser l'information auprès de la source constitue en soi une atteinte à la déontologie de la profession. Revenant sur la participation du Dr Jilani Daboussi à ladite émission, il a indiqué que le médecin a été désigné par le président de l'Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat (Utica) pour représenter la centrale patronale dans cette émission. Il ajoute également qu'après avoir contacté des parties relevant de l'Utica, il s'est avéré que l'invité a fait l'objet de certaines réserves. C'est pourquoi, il a été convenu de désigner M. Hichem Elloumi, membre du bureau exécutif de l'Union, pour représenter les hommes d'affaires, vu sa crédibilité. Décision que Dr Daboussi n'a pas acceptée, refusant de se retirer et menaçant de tenir une conférence de presse, pour protester contre son exclusion de l'émission. M. Ben Rabah ajoute dans ce sens qu'il a ensuite exposé les faits au ministre du Développement régional sans pour autant trouver une issue. Il s'était trouvé finalement obligé d'accepter l'invité en compagnie de M. Hichem Elloumi.
S'adressant aux habitants de Tabarka, il précise qu'il n'a jamais demandé à l'invité de s'exprimer sur la question du développement dans les régions intérieures.
M.H.A.


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