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Le grand ménage au balai-brosse!
Lutte contre le commerce anarchique à Tunis
Publié dans La Presse de Tunisie le 03 - 09 - 2011

Depuis quelques mois, après la révolution, les marchands ambulants ont été de temps en temps pris à partie par les forces de l'ordre parce qu'ils occupaient la voie publique et ont été à l'origine de l'envahissement des étals anarchiques.
Leur nombre était de plus en plus important, les étals investissent la moindre aire qui s'offre‑: places, trottoirs et avenues passantes. Le phénomène est archiconnu aujourd'hui, et les autorités semblent trouver la solution. Hier, à la première heure, ces marchands ont déserté les lieux, à la suite du communiqué publié par le ministère de l'Intérieur, le troisième jour de l'Aïd, interdisant le commerce anarchique dans les rues de la capitale, Tunis. Le communiqué indique que tous les contrevenants seront traduits en justice conformément à la loi. Décision prise suite à de nombreuses plaintes exprimées par les citoyens contre ce phénomène qui menace la situation sécuritaire vu la multiplication des vols et de la violence.
Bien avant le mois de Ramadan, les artères de la capitale, Bab Bhar, avenue de Paris, rue Jamel Abdennaceur, rue d'Espagne, rue Charles de Gaulle, rue d'Allemagne, etc., grouillaient comme une ruche, transformées en des lieux de concentration de commerces anarchiques.
Occupant la voie publique où le flux des passants, potentiels clients, est le plus dense.
Il est 10heures du matin, on est en plein poumon du centre-ville, très convoité, il y a quelques jours, par les commerçants, où la population afflue chaque jour en grand nombre, en quête de petites bonnes affaires, les rues sont vides, aucune trace de la mouvance anarchique qui a empoisonné durant des mois la capitale et engendré le chaos total. Au cours de cette période, on a vu dans le marchand ambulant un réprouvé légalement pourchassé pour son activité qui représente pour les autres commerçants une concurrence déloyale pour le commerce réglementé.
Fini donc l'explosion du phénomène des étalages anarchiques, le Tunisien peut circuler aisément et en toute sécurité dans les artères de la capitale. "Les autorités ont bien fait de mettre un terme à l'anarchie, au désordre et au laisser-aller. Tous les habitants de la capitale sont pour l'assainissement des rues et des lieux d'utilité publique. Comme vous l'avez observé, les forces de l'ordre sont présentes à la première heure dans tous les recoins, pour veiller au déguerpissement des commerçants où se localisent les commerçants, notamment aux abords des artères principales de la capitale", souligne Hatem Ayed, banquier.
Par contre, Mme Samah Ben Hammouda, enseignante, doute fort de l'abstention des marchands ambulants "qui peuvent revenir à n'importe quel moment, sans tenir compte de la décision du ministère, et ce, pour des raisons multiples‑: exode rural, chômage, précarité, mais également la défaillance totale de gestion des autorités dont les programmes d'aménagement de centres commerciaux ou d'espaces adéquats pour les accueillir. Donc, ce ne serait pas surprenant si on les trouve du jour au lendemain exposer leurs étalages comme d'habitude au sol, devant les magasins, les établissements publics, les immeubles…Franchement, je crains que la tension ne monte d'un cran dans les jours à venir".
Partageant le même avis, Asma Ben Aoun, future mariée, sillonnant les rues de la capitale, pense que l'interdiction du commerce anarchique est une violente privation d'un dû pour "des personnes, — dont la majorité sont venus des régions de l'intérieur —, qui n'ont que ces petits commerces pour survivre. Leur mécontentement ressenti depuis des mois est assez logique. Si on les prive de ces espaces, source de leurs gagne-pain, quelle serait la solution de rechange ? Aucune solution satisfaisante pour l'instant. On croit savoir que ces commerçants éliront domicile à l'ancien bâtiment de la STD, mais ce n'est qu'un coup d'épée dans l'eau".
Par contre, Souheïl El Annabi, propriétaire d'un kiosque de journaux, rétorque‑: "Les habitants de la capitale ont apprécié cette décision, espérant toujours ne pas revenir à la case départ. Autant de rumeurs ont circulé, l'idée que ces marchands ambulants sont devenus aussi incontournables, exploités même comme éléments de régulation du circuit de distribution. Le commerce anarchique devient pour certains toléré, voire tacitement souhaité, parce qu'il est informel, bien qu'il entraîne de l'évasion fiscale et occasionne la gangrène de la corruption, engendre la création de petites entreprises pour de l'auto-emploi, soit des chômeurs en moins".
A l'unanimité, les citoyens apprécient le départ des marchands ambulants et la disparition des étalages anarchiques qui ont provoqué la pollution sonore, la violence et l'insécurité. Ils apprécient également la propreté des rues, le charme retrouvé de la capitale ainsi que la libre circulation des personnes et des biens. "C'était décevant de voir, durant des mois, un visage des plus hideux d'une capitale censée célébrer l'Aïd dans la liesse et le confort. Ces marchands ont fait de Tunis un no man's land où chacun s'installe où il veut et comme il veut. Pis, ces personnes qui occupaient ces lieux, même déguerpis, récidivent de plus belle. Celles-ci prétextent qu'elles ne savent pas où s'installer et crèchent difficilement dans la ville".
Néanmoins, ils pensent que le résultat n'est pas encore atteint. Pour s'en rendre effectivement compte, "les autorités doivent trouver de nouveaux sites de recasement pour que ces commerçants puissent exercer leur activité qui leur permettent d'être à l'abri du besoin. Outre l'interdiction du commerce anarchique accompagnée des infractions juridiques, ne peut-on pas trouver une solution définitive à ce problème qui a fait couler tant d'encre et permet tous les coups tordus‑?", s'interroge Ibrahim F., restaurateur. Et d'ajouter‑: "Lorsqu'un individu vient s'installer de façon anarchique à un endroit déclaré d'utilité publique et qu'aucun ne réagit dans le sens d'arrêter le flot des gens qui viennent par la suite, on assiste à un boom urbanistique. Cela devient par la suite un problème social qu'il faut impérativement régler en termes de recasement de ces populations".
Il faut l'avouer donc, face à une situation aussi étriquée, des interrogations ne manquent pas de tarauder les esprits. Mais la plus essentielle demeure celle de mener à bien la décision du ministère de l'Intérieur, en veillant à l'éradication définitive de ce phénomène et activer la décision de relogement des populations déguerpies.


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