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Le prince du kassid
Musique : Riadh Sombati
Publié dans La Presse de Tunisie le 14 - 09 - 2011

Riadh Sombati compte parmi les plus grands musiciens du XXe siècle en Orient, il fait partie du trio qui a «érigé» le monument d'Oum Kalthoum, on dit aussi que c'est elle qui les a «façonnés», il s'agit de Kassabji, Zakaria et Sombati.
Le mois de septembre a été fatal pour plusieurs grands artistes, on cite Saïed Darwiche (1881-15/9/1923) et Riadh Sombati (1906-9 septembre 1981); né à Faskour (Domiat), son père, un monched qui chante dans les villages environnants de Domiat, dès 9 ans, Riadh commença à accompagner son père jouant du luth. Un jour à leur retour d'une soirée festive, ils rencontrèrent un autre monched avec sa fille, il s'agit d'Oum Kalthoum et son père Cheikh Ibrahim, les parents n'imaginaient point que ce duo marquera de son empreinte la musique arabe du XXe s. et qu'Oum Kalthoum sera la voix du siècle.
Dès son jeune âge, Riadh manipulait le luth de son père; doué, il maîtrisa l'instrument au point qu'à l'Institut de la musique arabe il dépassa ses maîtres qui lui ont confié la tâche d'enseigner le luth et les mouachahs.
Notons que Férid Al Atrach fut l'un de ses élèves, également surdoué et virtuose du luth.
Le parcours avec Oum Kalthoum débuta en 1935 avec une chanson écrite par Ahmed Rami, le poète qui l'a côtoyée toute sa carrière; la chanson s'intitule : «Ennoum yidaeb ouyoun habibi» (le sommeil caresse les yeux de mon amour).
Revenons en arrière, vers 1923, quelques mois avant sa mort, Saïed Darwiche a rencontré le jeune Riadh dans son village et a fort apprécié sa voix et ses dons de luthiste, en l'écoutant interpréter son fameux daour : «Dhayaâti mostakbal hayati». Il a prié vainement son père pour le prendre en charge et lui apprendre le métier mais le père ne pouvait le lâcher étant son bras droit.
Riadh Sombati, le chanteur
Depuis l'ouverture en 1934 de Radio Le Caire, il participait avec deux programmes de chant en direct, à chaque programme, il jouait un solo du luth et un morceau musical. Parmi ses célèbres chansons, citons : «Aâla oudi anam ouas'ha»; à propos de cette chanson, Mohamed Abdelwahab proposa à Riadh Sombati d'interpréter une de ses chansons : le Gondole par exemple alors que lui, il interprète Aâla oudi; malheureusement, il n'y a pas eu de suite à cette proposition : Abdelwahab a chanté seulement pour Saïed Darwiche : «Ana hawit» et le mouachah : «Mala al kassat» de Mohamed Osmane.
Riadh Sombati, le compositeur
Il a composé pour un grand nombre de chanteurs : Asmahan, Nour El Houda, Sabah, Houda Soltane avec laquelle il a tourné un film vers 1950, Souad Mohamed, Shéhérazad, Leïla Mourad, Abdelghani Saïed, Salah Abdelhay (la chanson légendaire «Lih ya banafsej» en 1931). Les chansons qu'il composa pour ces chanteurs et beaucoup d'autres sont totalement différentes de ce qu'il composait pour Oum Kalthoum à l'exception de quelques-unes comme : «Ya nassini» de Shéhérazad, ou les chansons que refusait Oum Kalthoum et qu'il cédait à Souad Mohamed.
Sombati servait chacun de ces chanteurs par la musique qui lui convient parfaitement. Prenons comme exemple la chanson de Mohamed Abdelmottaleb : «Chofti habibi», une sommité du tarab classique et ne peut être conçue que pour une voix exceptionnelle : celle de Abdelmottaleb.
Lorsqu'Oum Kalthoum a décidé de ne plus chanter pour Al Kassabji, son dernier chef-d'œuvre qu'elle a interprété vers 1944 s'intitule : «Rak el habib», et lorsqu'elle rompit également avec Zakaria Ahmed pour des raisons financières, Riadh Sombati devint le seul compositeur actif de la Diva avant l'arrivée en 1959 de Baligh Hamdi et en 1964 de Mohamed Abdelwahab et d'autres, ainsi il lui composa un grand nombre de chansons qui marquèrent les années 50 : «Chams el assil», «Aaouedit aini», «Hajartak», «Ya dhalemni», «Hayarti albi maâk», etc.
Après l'arrivée des autres compositeurs, Sombati continuera à produire, confirmant son talent et son génie : «Al Atlal» est venue en 1966 comme une sorte de mise au point pour dire que Sombati est toujours là et plus virtuose que jamais. La version enregistrée à Tunis en 1968 demeure la meilleure.
Tout le monde est unanime quant à la supériorité de Sombati dans les kassids : Abdelwahab lui-même avait de l'admiration pour les kassids de Chaouki : Nahj Al Borda et Salou qalbi dont la composition rigoureuse s'adaptait parfaitement à la voix d'Oum Kalthoum, alors à son apogée. Dans toute son œuvre, Sombati fut fidèle à l'âme orientale sans toutefois introduire les rythmes occidentaux comme ce boléro d'Asmahan : «Ya la aâïnaki wa yali» ainsi que quelques chansons de films pour lui-même ou pour Abdelghani Saïed.


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