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Le gîte, côté jardin
Institut national de protection de l'enfance
Publié dans La Presse de Tunisie le 09 - 01 - 2012

L'aire gazonnée est spacieuse. Quelques modestes équipements de jeux, colorés mais usés, y sont placés. L'après-midi est pluvieuse. Les enfants ne sont pas là. L'ancien édifice blanc imposant de l'Institut national de protection de l'enfance, sous tutelle du ministère des affaires sociales, se dresse dans un bel espace couvert d'arbres et de verdures, mitoyen à l'hôpital «El Kassab», situé à La Manouba. Il abrite 179 enfants sans soutien familial et sans gîte. Sa capacité d'accueil est estimée à 140 enfants.
L'Etat est le premier tuteur des enfants abandonnés sans soutien familial. Les enfants sont installés provisoirement dans l'Institut national de protection de l'enfance (Inpe), de 0 à 6 ans, ou dans des unités de vie relevant de l'institut. D'autres associations agréées accueillent également des enfants sans soutien familial dont l'âge peut aller jusqu'à 18 ans.
L'Inpe est une étape provisoire en attendant une éventuelle adoption ou la récupération de l'enfant par ses parents biologiques. C'est cette dernière formule qui est favorisée par les professionnels de l'adoption. En Tunisie, la demande en adoption dépasse l'offre. Nombre d'enfants de l'Inpe ne sont pas « adoptables ». Pour des raisons généralement socioéconomiques ou de santé, leurs parents les confient provisoirement à l'institut en attendant l'amélioration de leurs conditions. Toutefois, parmi ces enfants, certains portent des handicaps, parfois très lourds. L'adoption ne les concerne pas. «Les familles candidates à l'adoption préfèrent des enfants sains», explique Mme Naama Boularès Ouazaa, directrice de l'Inpe. Au-delà de six ans, parfois un peu plus tard, en l'absence d'une adoption, les enfants sont orientés vers d'autres centres d'accueil dont le village SOS de Gammarth quand ils sont en bonne santé ou vers le centre «Sanad»de Sidi Thabet où sont gardés les enfants abandonnés handicapés. Un centre qui nécessite beaucoup de moyens et un personnel qualifié pour prendre en charge convenablement les enfants portant parfois des handicaps lourds et que le ministère des Affaires sociales, structure publique de tutelle, n'est pas en mesure de garantir à lui seul malgré tous les efforts consentis. Ce centre mérite un plus grand intérêt de la part des nombreuses associations à vocation sociale qui, dans l'union de leurs forces, peuvent être d'un grand réconfort pour ces enfants.
A prendre ou à laisser
Pour la directrice de l'Inpe, l'important n'est pas le choix de l'une ou de l'autre forme de placement de l'enfant. «Ce qui compte pour nous en tant qu'institution étatique est l'intérêt supérieur de l'enfant». En d'autres termes, l'enfant ne sera pas cédé à tout prix. Par exemple, l'adoption sera refusée à une famille mono-parentale, à une famille qui exige des critères d'ordre physique, à une famille qui refuse de dire la vérité à l'enfant et lui donner ainsi la liberté de connaître ou de chercher à connaître ses origines. «L'enfant adopté ne doit pas être vu et traité comme un remède à des problèmes vécus par le couple ou par un des conjoints. L'enfant adopté est une personne qui a un passé, des origines et des droits, notamment celui de retourner à sa famille d'origine s'il le désire», ajoute Mme Boularès. Et de souligner encore: «Le véritable problème n'est pas le choix entre l'adoption ou la kafala, mais trouver la famille idéale pour l'enfant à adopter, une famille qui l'aime et qui le prépare à une bonne intégration dans la société». A l'Inpe on ne badine pas avec la dignité des enfants même s'ils ont été abandonnés. Un seul enfant est proposé à l'adoption au moment de faire les présentations, le choix de l'enfant étant bien sûr basé sur plusieurs tests psycho-sociaux de la famille candidate à l'adoption. Pour la directrice, il n'est pas question de céder aux caprices des familles qui exigent des critères physiques bien déterminés. «C'est à prendre ou à laisser», lance-t-elle. Par ailleurs, l'institut enregistre 40% de taux de récupération des enfants par leurs parents biologiques. Et pour cause : aujourd'hui, 99% des mères sont connues car même les mères célibataires ont droit à un soutien de l'Etat. La législation ne les condamne pas, mais il y a encore des efforts à faire du côté des mentalités. La faute ne doit pas être corrigée par une autre faute. De plus, avec le test ADN, il est désormais possible et facile de connaître le père biologique. Le premier souci devient alors celui de favoriser, à travers le juge de la famille, le rapprochement du père, de la mère et de l'enfant et la constitution d'une famille en bonne et due forme, quand c'est possible. La directrice affirme que la proportion des mères prostituées est très faible et qu'en cas de récidive, des mesures «punitives» sont prises contre ces femmes.
Le ministère des Affaires sociales compte 12 unités de vie dont une pour les nourrissons et bébés de 0 à 2 ans, l'Inpe, le centre Sanad et le centre de promotion sociale de Zahrouni qui abrite des enfants sans soutien familial jusqu'à l'âge de 18 ans. Les pensionnaires du centre de Zahrouni sont scolarisés ou suivent une formation professionnelle en vue de faciliter leur intégration économique et sociale.


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