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Des attentes difficiles à satisfaire
Débat gouvernement-Assemblée nationale constituante
Publié dans La Presse de Tunisie le 31 - 03 - 2012

Nouvelle séance-débat gouvernement-membres de l'Assemblée nationale constituante, hier, au palais du Bardo.
A l'ordre du jour, l'évolution de la situation sécuritaire dans le pays et les réponses que le gouvernement doit apporter à la crise qui perdure au sein de la faculté des Lettres et des Humanités de La Manouba.
Qu'attendez-vous de cette nouvelle rencontre-débat avec le gouvernement et estimez-vous que les deux ministres invités apporteront les réponses que les Tunisiens attendent ?
Comment réagissez-vous aux annonces faites par le président de la Constituante et le chef du gouvernement relatives à la date des élections présidentielle et législatives qui se dérouleraient d'ici mars ou avril 2013 ?
Les constituants interrogés par La Presse relèvent qu'ils «s'attendent à ce que le ministre de l'Intérieur apporte une réponse claire et nette quant à cette question d'absence d'instructions derrière laquelle se cachent les forces de l'ordre pour justifier leur non-intervention pour arrêter les auteurs des actes d'agression et de violence qui agissent désormais à visage découvert, bafouant la loi et donnant l'impression qu'ils ne craignent plus personne».
La diplomatie à l'écart des luttes partisanes
Mahmoud El May, constituant appartenant au Parti démocratique progressiste (PDP), révèle qu'il s'attend à une réponse précise de la part du ministre de l'Intérieur à la question suivante : «Pourquoi, il n'y a pas d'intervention rapide de la part des forces de l'ordre lors des manifestations où la violence est pratiquée par certains extrémistes, sous prétexte qu'il n'y a pas d'instructions ? Et quand est-ce que ces instructions vont être enfin données».
Pour ce qui est des dernières désignations qui ont touché le corps des gouverneurs et des délégués, il ne cache pas sa crainte qu'elles vont toucher «la diplomatie qui doit rester à l'écart des luttes partisanes. Les nominations de complaisance ou clientélistes ne doivent pas revenir, comme ce fut le cas à l'époque de Ben Ali».
Quant au consensus relatif à la date des élections présidentielle et législatives prévues en mars ou avril 2013, il pense qu'il constitue «le fruit du débat engagé au sein des commissions constituantes dont les travaux sont ouverts aux journalistes tunisiens qui auraient pu avoir la primeur de cette annonce, au lieu de la délégation des journalistes étrangers qui en ont bénéficié auprès du président de la Constituante, à la condition de le demander».
L'impératif d'intégrer les salafistes dans le paysage politique national
De son côté, Wissem Yacine, constituant indépendant, appartenant au groupe parlementaire «Liberté et dignité» présidée par Néjib Hosni, s'attend «à ce que Laâridh et Ben Salem reproduisent le même discours à propos des événements survenus à la faculté de La Manouba ou ceux qui ont eu pour théâtre l'avenue Habib-Bourguiba où les salafistes ont imposé leur loi, dimanche dernier».
A propos de ces mêmes salafistes, Wissem Yacine, qui appartient à l'Union des diplômés chômeurs (UDC), précise : «Ce sont des enfants de la Tunisie et il est indispensable d'engager avec eux un dialogue sérieux dans le but de les intégrer dans le paysage politique national à condition qu'ils s'engagent à respecter la loi en vigueur et au cas où ils reviendraient à la violence, ils seront jugés comme le prévoit la législation en vigueur».
Quant à la décision d'Ennahdha d'abandonner leur appel à ce que la charia soit inscrite dans la Constitution en tant que source unique de législation, il estime que c'est «une décision sage qui évitera à la Tunisie la division et la discorde et permettra de mettre fin à la dérive du débat national qui s'est transformé en débat entre mécréants et croyants».
Non à la politique de la fuite en avant
Pour le jeune constituant Tarek Bouaziz, appartenant au groupe parlementaire «Liberté et démocratie» présidé par Abdelmonam Krir, «la séance-débat gouvernement-ANC ne pourrait aboutir à aucun résultat concret dans la mesure où le ministère de l'Intérieur a choisi la fuite en avant alors qu'il a le devoir impératif d'appliquer la loi dans le cadre du respect des droits de l'Homme et de la protection des libertés».
Il poursuit son argumentation en soulignant que «c'est là son rôle essentiel et le fait qu'il n'arrive pas, jusqu'à maintenant, à imposer ordre et sécurité, risque de nous faire craindre l'émergence d'une nouvelle dictature, sous de nouveaux habits. Quant aux salafistes, je pense qu'ils constituent une partie intégrante de la vie politique nationale que personne ne peut ignorer, d'où la nécessité de dialoguer avec eux, mais ils ne doivent pas dépasser les lignes rouges dont en premier lieu le respect de la liberté d'autrui».
Le constituant va plus loin dans son analyse, pour appeler «à la réforme de l'enseignement, proposant d'accorder davantage d'importance à l'université zeïtounienne, surtout après le triste sort que la scène religieuse a subi sous le régime déchu. J'appelle également à la fin des provocations, sous couvert de la liberté d'expression».
Comment réagit-il aux décisions annoncées, dernièrement, aussi bien par le Dr Mustapha Ben Jaâfar que par le chef du gouvernement Hamadi Jebali, à propos de la date des élections présidentielle et législatives en 2013, du maintien de l'article premier de la Constitution de 1959 et la reconduction de l'Isie et de Kamel Jendoubi à sa tête ?
Tarek Bouaziz est convaincu que «ces décisions ne peuvent être effectives qu'une fois discutées et adoptées par l'Assemblée nationale constituante. Pour moi, ce sont des décisions qui engagent la Troïka au pouvoir et non l'ANC qui ne s'est pas encore prononcée sur cet important dossier».
Quant à la décision d'Ennahdha de renoncer à la charia en tant que source unique de législation, «cela relève de la tactique purement et simplement imposée pour les impératifs de l'étape. Pour ce qui est de la position de Hachemi Hamdi qui accuse Ennahdha d'avoir trahi ses engagements et appelle ses militants à rejoindre El Aridha, c'est de la surenchère et de la démagogie puisque le programme d'El Aridha n'a jamais appelé à ce que la charia soit introduite dans la Constitution. Je suis bien placé pour le dire puisque j'ai été élu sur les listes d'El Aridha que j'ai ensuite quittée».


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