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Une prise de conscience naissante
Publié dans La Presse de Tunisie le 13 - 06 - 2012

Si le commerce équitable a fait du chemin dans les pays européens, il continue, sur nos contrées, à balbutier. Manque d'information du consommateur d'une part, absence de coordination et certaines idées reçues quant au prix supposé élevé des produits issus de ce commerce constituent les principaux freins à son développement optimal.
La tenue, tout récemment à Tunis, d'une table ronde autour du commerce équitable témoigne de l'intérêt qu'on accorde, désormais, à cette activité, un intérêt qui aurait, probablement, été favorisé par la révolution et les vérités qu'elle a révélées notamment, l'exclusion des populations des régions intérieures, le chômage et le taux de pauvreté élevés qui y prévalent
En marge de la rencontre, on a procédé à la présentation de l'état des lieux du CE en Tunisie et des opportunités de développement qui s'y rattachent. On a, également, présenté le premier site en ligne spécialisé et baptisé «Tunisie équitable» lancé par Amel Djaiet également fondatrice de « mille et une Tunisie». La rédactrice en chef de ce dernier rappelle que le principe du commerce équitable consiste à soutenir les petits producteurs en achetant à un prix juste et à gommer les inégalités entre le Nord et le Sud, soulignant que le CE est une alternative au commerce traditionnel où l'acte d'achat se positionne comme un acte citoyen engagé.
Elle nous apprend qu'en 2009, la part du commerce équitable dans le commerce international a été de 0,1% et d'ajouter que l'Europe est le marché du CE par excellence avec 60 à 70% des volumes commercialisées.
A noter, par ailleurs, que 200 organisations importent en Europe des produits équitables dont 26% proviennent d'Afrique, 40% d'Asie et 34% d'Amérique latine. Dans les pays en voie de développement, on compte quelque 5 millions de producteurs équitables
La conférencière a, également, mis en exergue la différence entre les concepts bio, éthique, équitable et durable, des concepts qui se rejoignent et que certains ont tendance à confondre, elle précise, à ce propos, que l'agriculture bio est un mode de production agricole exempt de produits chimiques de synthèse, que le commerce éthique a pour principe le respect des droits sociaux fondamentaux, que le commerce équitable en plus de respecter les principes éthiques prend en compte l'environnement social, culturel et économique et que le développement durable prend en compte l'aspect social, économique et environnemental.
Le CE peine, encore, à trouver sa place dans les pays arabes et africains, pourtant c'est aux populations du Sud que ce commerce bénéficie le plus. La conférencière relève, à ce propos, que l'Afrique compte 355 organisations de producteurs agricoles certifiés commerce équitable et note que le développement du CE équitable demeure timide et même inexistant dans certains pays. Ce n'est qu'en Egypte et au Maroc que des initiatives louables ont été lancées en la matière, ainsi le projet «fair trade Egypt» touche, actuellement, 3.500 bénéficiares dans les domaines de l'artisanat (textile, bijoux, paniers...)
A noter, aussi, qu'un grand travail de sensibilisation a été effectué auprès du consommateur égyptien, fait qui a permis de commercialiser 75 des produits en Egypte.
Au Maroc, une plateforme pour le commerce équitable a été créée depuis 2004, ses secteurs d'activité sont l'alimentaire, la décoration, l'artisanat, les essences aromatiques...
S'agissant de la Tunisie, la conférencière relève que l'intérêt porté au CE a augmenté depuis la révolution précisant qu'on compte, aujourd'hui, une quinzaine de porteurs de projets de commerce équitable.
Elle note, en outre, que pour assurer le développement de cette activité, il serait opportun d'informer le consommateur et de mettre en réseau toutes les initiatives.
Elle précise qu'aujourd'hui, des associations, des groupements agricoles, des coopératives et des instituts portent des projets de commerce équitable et qu'entre autres régions concernées il y a Nefza, Sbeïtla, Béni Khalled, Oued Laâbid, Moknine, Kasserine, Tunis et sa banlieue, Zaâfrane, Darnaya, Hazoua...
Elle souligne, enfin, que le CE se présente comme une alternative de choix pour assurer l'intégration économique des populations marginalisées, dans le système commercial traditionnel précisant que le développement de ce commerce permettrait, notamment, d'améliorer les revenus des producteurs, d'améliorer leur mode de production et leur condition de vie, de sauvegarder et de revaloriser l'identité culturelle de certains produits et savoir-faire, d'accéder à de nouveaux marchés et de désenclaver les régions intérieures.
Pour ce qui est du consommateur tunisien, la conférencière note que la révolution, qui a révélé les inégalités régionales et fait ressentir l'urgence de les résorber, a généré du côté du consommateur un sentiment d'engagement et une conscience citoyenne. Toutefois, ajoute-t-elle, pour impliquer le consommateur, il serait essentiel de passer outre certaines idées reçues quant au prix des produits du CE, de bien informer les populations ciblées, d'accroître les points de vente et d'avoir une certification FLO en Tunisie.


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