Un Tunisien à la tête du GISR : Mohamed Ali Chihi nommé Executive Director    Après une accalmie printanière, les pluies font leur retour dans plusieurs régions    Rafales jusqu'à 60 km/h et baisse de visibilité dans plusieurs régions    Prix international de la fiction arabe (IPAF) : six romans en lice pour le Booker arabe 2026    Groupe UIB: 40 millions de dinars pour le financement de la première centrale photovoltaïque tunisienne, à Chebika    Adnane Belhareth prend les rênes du Club Africain de handball    Candidats à l'installation au Canada: trois jours pour tout savoir, dès ce lundi à Tunis    79 % des Tunisiens misent sur la décoration et l'ambiance festive pour célébrer le Ramadan    Révision attendue de la ''loi sur les chèques''... Que faut-il changer ?    Etude de cas - Venezuela: Anatomie d'une opération spéciale, l«Absolute resolve»    Iran–Etats-Unis: Une réunion sous haute tension prévue ce vendredi, ce que l'on sait    Chery, Renault, Kia... pourquoi ces modèles dominent la Voiture Populaire en 2025 ?    L'Université de Sousse obtient l'accréditation internationale « Université entrepreneuriale » du NCEE    Météo Tunisie : temps partiellement nuageux et pluies éparses sur les côtes nord jeudi    Tokyo : Les Tunisiens peuvent enfin renouveler leurs passeports facilement depuis l'ambassade !    Pourquoi le député Ahmed Saidani a-t-il été arrêté ?    Tous les produits en promotion dans les magasins pendant le Ramadan    Trois startups tunisiennes sélectionnées pour participer à GITEX Africa Morocco 2026    Ramadan 1447 en Arabie Saoudite : voici quand débutera le jeûne et l'Aïd al-Fitr    Le Conseil européen de la fatwa fixe la date du début du Ramadan    Nizar Chakroun fait rayonner la littérature tunisienne avec le Prix Naguib Mahfouz    Taekwondo : la Tunisie remporte trois nouvelles médailles aux Emirats arabes unis    Réseaux sociaux et enfants : l'OIPEM alerte sur les risques psychologiques et sociaux d'un usage précoce    Trump 2.0: l'avènement de l'Etat-entreprise et la recomposition de l'ordre mondial    Un enfant tunisien retenu depuis deux mois à Kuala Lumpur    Météo Tunisie : Temps nuageux, vents forts, pluies orageuses et baisse des températures mercredi    Tunisie : nomination ou élection des présidents d'université ?    Jalila Baccar, Fadhel Jaibi et Taoufik Jbali: mille mots pour saluer de grands artistes    Sidi Bou Saïd menacée par les glissements : comment protéger la colline ?    Le PSG officialise l'achat de Khalil Ayari    Picasso: l'éternel réinventeur de l'Art    Arbitrage en crise : les arbitres passent à l'action ?    Football : le Paris Saint-Germain confirme l'achat de l'attaquant tunisien Khalil Ayari    Taekwondo : Amenallah Trabelsi décroche l'argent pour la Tunisie au tournoi d'Al Fujairah    Paiement de la taxe de circulation 2026 : dates limites selon le type de véhicule    Mohamed Harbi: Un grand frère disparu    Festival Mon premier film Documentaire MyfirstDoc 2026 : appel à films documentaire d'écoles de cinéma de Tunisie    Sfax rassemble ses livres    Yadh Ben Achour : Le déclin de l'universalité des droits de l'homme (texte intégral)    ATMEDIA lance la première session de formation sur l'intelligence artificielle pour les journalistes    Décès de l'actrice de'' Home Alone''    Ooredoo Tunisie Sponsor Officiel du Champion du monde Mohamed Khalil Jendoubi    La Tunisie au Conseil de Sécurité : Rien n'a changé dans les territoires palestiniens occupés, le cessez-le-feu reste violé par la puissance occupante (Vidéo)    Constituants sans constitutionnalisme, thème des Journées Abdelfettah Amor    Décès d'une star du football, Mahfoudh Benzarti : une carrière singulière    Abdellaziz Ben-Jebria – Mes périples et maisons : lieux en souvenir    Programme Ceinture Verte en Tunisie : reboisement pour lutter contre la dégradation des sols et la désertification    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



L'éducation à l'ère de l'image
Télédiffusion satellitaire dans le monde arabe
Publié dans La Presse de Tunisie le 16 - 08 - 2012

Il n'a jamais été autant permis d'aborder l'interdit et le non-dit à visage découvert comme aujourd'hui , avec toutes les formes d'expression qui régissent le comportement humain dans tous ses états. Autant d'émotions et de réactions qui étaient, auparavant, opprimées, voire étouffées dans les têtes et les esprits. Comme si elles s'attendaient à exploser un jour révolutionnaire, où la voix de la raison retentit partout, la liberté d'expression et d'opinion n'a fait que franchir les «tabous» et briser les murs du silence. Ainsi se multiplient les idées émancipatrices et les projets fondateurs des centaines de stations radiophoniques et de nouvelles chaînes satellitaires qui ont trouvé dans le «Printemps arabe» leur raison d'être. C'est que 2011 demeure, en quelque sorte, l'année de l'audiovisuel par excellence. Une évidence que la revue périodique éditée par l'Union des radios des Etats arabes (Asbu) vient confirmer dans son deuxième numéro paru tout récemment. En fait, son directeur général, M. Slaheddine Maoui, n'a pas manqué de le montrer, en tirant les choses au clair : 351 nouvelles chaînes télévisées privées ont vu le jour en l'espace d'une année, portant, ainsi, le nombre total en 2011 à quelque 960 dont 157 chaînes à vocation religieuse et d'autres à but lucratif.
Une invasion sans précédent due essentiellement, comme l'a souligné M. Maoui dans sa rubrique «Eclairages», aux diverses tendances idéologiques pluralistes ayant besoin de repenser la scène médiatique et participer au processus démocratique qu'impose cette étape transitoire que traverse la Tunisie, mais aussi tout le monde arabe. Cette métamorphose audiovisuelle, si l'on peut dire, s'inscrit bel et bien dans une reconfiguration structurelle passant d'un média «gouvernemental» à celui de service public beaucoup plus attaché au vécu social des populations, constamment à l'écoute de leurs attentes et préoccupations. Ce alors en quoi réside, vraisemblablement, cette grande affluence médiatique dans un espace communicationnel généraliste et spécialisé aussi vaste qu'il abrite des stations télévisées à maintes motivations de choix : cognitif, éducatif, culturel, religieux et commercial...C'est ce qu'a, d'ailleurs, révélé le rapport annuel sur la télédiffusion satellitaire arabe au titre de 2011. Remis dernièrement par l'Asbu, dont le siège est à Tunis, ce rapport a accusé une certaine évolution quantitative remarquable en termes de création de chaînes TV. Sans pour autant négliger l'apport considérable des technologies de l'information et de la communication (TIC) qui ne cessent de faciliter la diffusion des programmes, peaufiner l'émission et la réception d'images et accroître le taux d'audience. Ainsi va le monde numérique, ainsi demeure notre quotidien. Une exigence technologique qui pèse de tout son poids sur nos acquis, notre savoir-vivre et notre savoir-faire pour devenir une culture à part entière. Ce qui commande de l'intégrer au système éducatif afin que l'école puisse épouser son temps et que l'élève ne soit plus à l'écart des avancées scientifiques.
Mais, si l'apparition massive des stations télévisées est tributaire en grande partie de l'envahissement du numérique qui s'érige en véritable pilier du développement du savoir et des compétences, quel rôle toutes les deux — TV et TIC— sont appelées, aujourd'hui, à jouer dans les politiques d'apprentissage? Et pour cause, la revue de l'Asbu a, dans son nouveau numéro comptant 127 pages, fait pleins feux sur un dossier d'actualité intitulé «Télévision et nouvelles technologies de communication, vecteur d'enseignement et source du savoir». Un dossier qui cherche à examiner le système pédagogique transversal, en tant que fruit d'une nouvelle trilogie médias-éducation-TIC. Peut-on parler, aujourd'hui, d'une pédagogie de communication et d'information comme alternative à celle de l'enseignant? Quelle place pour l'éducation sur l'orbite médiatique, notamment à la lumière de ce qu'on appelle le «Printemps arabe» ? Et comment peut-on faire bénéficier l'école des atouts des nouvelles technologies existantes, tout en se basant sur une approche communicationnelle moderne censée intégrer les multimédias dans le système éducatif ? Autant de questions qui pourraient apporter des solutions en matière de réforme éducative dont l'ultime but est de faire de l'élève un bon communicateur animé d'un esprit critique et interactif. Car «l'éducation est l'arme la plus puissante à utiliser pour changer le monde...», selon Nelson Mandela. Et l'école virtuelle n'est qu'un forum d'échange mutuel, où l'apprentissage tire ses lettres de noblesse d'une pédagogie à double tête ; enseignant de classe et tuteur à distance.
Modèle à suivre en matière d'enseignement télévisé, l'Egypte semble être la première à avoir lancé des chaînes thématiques spécialisées dans ce domaine à l'échelle arabe, lit-on sur les colonnes de la revue. Une expérience en vogue qui remonte aux années soixante, où le service d'apprentissage télévisé avait été généralisé. L'enseignement via Internet demeure lui aussi à la portée. Avec l'apparition des réseaux sociaux (Facebook..) sur la Toile, le champ du savoir revêt une autre dimension. Par conséquent, l'information n'est plus sacrée, ayant perdu sa source d'origine, mais sa crédibilité aussi!
Dans ce prolongement d'idées et d'analyses, la revue de l'Asbu a également évoqué d'autres thèmes liés au dossier principal, s'agissant, entre autres, de l'après numérisation de la radio arabe, des chaînes destinées à l'enfant : réalité et perspectives, ainsi que l'évolution des études du public des médias. De même, il est question de la rationalisation de la relation jeunes-médias-réseaux sociaux, à la lumière des dernières mutations politiques qu'ont connues les pays arabes.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.