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Les protagonistes condamnés à se parler
Suite à l'annulation de la grève générale
Publié dans La Presse de Tunisie le 14 - 12 - 2012

La grève du 13 décembre a été annulée, la crise est désamorcée. Il est temps, plus que jamais, de réactiver l'initiative de l'Ugtt et mobiliser toutes les parties prenantes, gouvernement et partis politiques, pour relancer les négociations pour une feuille de route claire et bien définie. Que l'intérêt du pays l'emporte. Ce sont là, en résumé, les tenants et aboutissants de la conférence de presse qu'a tenue, hier matin, la centrale syndicale. Vers 11h00, à son siège à la place Mohamed Ali, à Tunis, la salle était archicomble. Et la présence massive des médias, des organisations syndicales internationales et des hommes politiques de tous bords ont donné à l'événement quelque chose d'un peu exceptionnel.
Sous l'œil des cameramen et des photographes, le secrétaire général de l'Ugtt, M. Houcine Abbassi, affichait un air de vainqueur. Suite à l'accord difficilement abouti sur l'annulation de la grève générale, prévue hier, la place de Mohamed-Ali, celle de tous les rendez-vous et le théâtre des récents événements sanglants, a fini par livrer tous ses secrets et ses surprises les plus attendues. Maintenant, rien n'est caché à l'opinion publique. Et pourtant, M. Abbassi s'est montré beaucoup plus déterminé à revenir sur les péripéties ayant entouré la grave crise qui a fortement ébranlé la stabilité du pays et fait régner la psychose auprès des citoyens. Il a commencé par relater les faits marquants de la journée du 4 décembre, où l'organisation ouvrière et ses militants avaient subi les affres des affrontements avec les prétendues ligues de protection de la révolution. C'était, comme l'a qualifié le conférencier, la goutte qui a fait déborder le vase. Soit le moment le plus dur de cette spirale de violence qui a menacé l'existence même de l'Ugtt et son indépendance. «Les agressions successives dont a fait l'objet, maintes fois, la centrale syndicale, ainsi que les incendies qui avaient ravagé ses locaux dans les régions nous ont poussés, à contrecœur, à prendre une telle décision, celle de la grève générale...», a-t-il justifié.
Et de reprendre son souffle pour dire que seul l'intérêt supérieur de la Tunisie nous a incités à faire prévaloir la voix de la raison et opter, ainsi, pour la voie du dialogue. Sans mâcher ses mots, le secrétaire général a affirmé que ces actes de violence sporadiques ont été prémédités et probablement financés pour porter atteinte à l'image de l'union, visant à mettre en cause son indépendance. Mais, riposte-t-il encore, aucune personne ou partie ne pourra réussir des desseins malintentionnés contre l'Ugtt ou s'ingérer dans ses affaires intérieures. Quelle qu'en soit la raison. «Seules ses structures de base sont habilitées à prendre la décision de changer son bureau par des voies démocratiques à travers des élections directes et transparentes. Car, les gouvernements passent et se succèdent, alors que l'Ugtt reste une organisation indépendante et le sera, à jamais, au service des intérêts supérieurs du pays», martèle-t-il. Loin des idéologies politiques et des allégeances partisanes. En revanche, l'Ugtt ne doit pas, à ses dires, fermer les yeux face à l'injustice sociale et aux dérives sécuritaires qui pourraient surgir un jour. «Et c'est pour cela que l'organisation a payé cher la facture, si lourde soit-elle, de ses faits», a-t-il fait remarquer, indiquant que cette violence planifiée et méthodique avait pour cible la neutralisation de la centrale syndicale et la dispersion de ses leaders. D'après lui, ce sont là les motifs cumulés qui viennent donner raison à la décision de la grève générale. Certes, cela n'était pas un fait accidentel, à l'en croire. «Et ceux qui se sont déclarés opposés à cette décision peuvent nous corriger et nous montrer, si besoin est, le droit chemin...», ainsi réagit M. Abbassi sur un ton ironique. Le message est bel et bien adressé à certaines parties qui voient en la grève du 13 décembre un faux pas irresponsable qui serait en mesure de paralyser l'économie nationale et entraîner le pays dans une situation chaotique. Il a accusé ces parties rivales de n'avoir fait, en réalité, que jeter de l'huile sur le feu pour semer le trouble et embraser l'atmosphère. Et le responsable de répéter, ici, que ladite décision a été prise de façon indépendante, motivée par l'obligation de la défense des intérêts de l'Ugtt. Sans aucune influence extramuros. Et le secrétaire général n'a pas manqué, par ailleurs, d'adresser ses remerciements à tous les sympathisants qui n'ont pas fini d'apporter leur soutien et leur solidarité à l'organisation ouvrière.
A propos de l'accord signé, la veille de la grève, avec le gouvernement, M. Abbassi semble être soucieux d'arriver au consensus qui devrait mener le pays à bon port. Et pour cause, chacune des parties signataires est appelée à honorer ses engagements. En vertu de cet accord, le gouvernement s'engage à garantir la protection et la défense des personnes et organisations, tout en condamnant les agressions commises à l'encontre des syndicalistes le 4 décembre. Raison pour laquelle l'Ugtt, d'après son secrétaire général, s'attache à ce que les fauteurs de troubles soient sanctionnés, en faisant allusion à la dissolution des comités de protection de la révolution. A cet effet, l'accord en question prévoit la constitution d'une commission mixte Ugtt-gouvernement pour enquêter sur les agressions dont a été victime l'Ugtt. Cette commission qui sera créée dans un délai de dix jours à compter de la date de signature de l'accord concerné est tenue de remettre, au bout d'un mois, son rapport au chef du gouvernement pour le transmettre, ensuite à la justice. Des procédures qui tardent probablement à porter leurs fruits. Entre-temps, le conférencier a privilégié l'esprit de concertation et relancé l'initiative de dialogue qu'avait lancée l'Ugtt, le 16 octobre dernier. Le défi de consensus, a-t-il conclu, nous impose de rompre avec toute forme de violence et aller de l'avant pour tracer ensemble les contours de l'avenir du pays. Maintenant, la finalisation de la Constitution est une condition préalable à toute échéance politique.


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