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Et le football dans tout cela ?!
Clash MJS-FTF
Publié dans La Presse de Tunisie le 26 - 02 - 2013

Aux accumulations du passé et du présent vient s'ajouter une polémique qui a dépassé le cadre purement sportif
Plus qu'un vaudeville, plus qu'un malentendu : entre le ministère et la fédération, cela tourne au vinaigre, à une querelle de charretiers, ce n'est plus un débat d'idées ou d'arguments ! Rien que des propos diffamatoires, une polémique personnalisée à l'extrême, une querelle d'ego surdimensionnés où l'on prend à témoin le leader d'un parti politique pour se plaindre auprès de lui des agissements du ministre de tutelle.
On savait qu'entre le président de la FTF et le ministre des Sports, ce n'est pas vraiment l'amour fou. Un euphémisme, pour ne pas dire qu'il y a sans doute la fameuse incompatibilité d'humeur, une cohabitation impossible. L'un parle de «museler», au sens propre, son rival, l'autre évoque un gang manipulé par de tierces personnes. Le débat a glissé de plusieurs crans... le foot n'a que faire de la politisation des rapports exacerbée par la nomination du nouveau sélectionneur, Nabil Maâloul, devenue la pomme de discorde. Une décision hautement instrumentalisée au détriment du seul enjeu qui vaille, l'intérêt de la sélection; la doter des meilleurs outils d'engager la suite de sa campagne mondialiste. Et, en parallèle, mener la compétition nationale à terme avec le moins de dégâts possibles malgré un contexte financier, sécuritaire, logistique et d'organisation très difficile. Jamais, de mémoire de sportif, nous n'avions vécu une aussi grosse manipulation, des procédés aussi choquants, usurpant le nécessaire dialogue et le bloquant irrémédiablement. C'est quasiment le point de non-retour. Il faudrait peut-être se résoudre à procéder à une césarienne, relèvent des voix concordantes par-ci par-là. Crever l'abcès une bonne fois pour toutes. Et cela suppose que les deux parties aillent l'une vers l'autre, que ce manège cesse, que l'on se concentre plutôt sur les affaires du jeu, du terrain. Cette perspective serait-elle possible alors que l'on a franchi le Rubicon, les fameuses lignes rouges.
La théorie de l'indépendance de la FTF
Il y a pourtant certaines vérités qu'il ne serait pas inutile de rappeler:
- D'abord, le ministère ne peut d'aucune façon être marginalisé : la tutelle a droit de regard sur certains aspects, y compris d'ordre technique, s'agissant du bailleur de fonds, de l'unique source de financement des activités des sélections nationales, à hauteur de 1,200 million de dinars en 2013, ce qui n'est pas rien.
Depuis quelques années, on a peut-être mal compris la fameuse théorie de l'indépendance des fédérations nationales par rapport à l'autorité de tutelle.
Il ne s'agit certes pas de faire acte d'allégeance comme cela se faisait dans un passé récent. Mais il ne s'agit pas non plus de rompre les amarres et de couper le cordon ombilical quand on prétend à la prise en charge par la tutelle du financement de pans entiers de la vie du football (infrastructure, formation, sélections représentatives...)
- Ensuite, a fortiori dans le contexte actuel des grosses difficultés financières auxquelles fait face le pays, la manne financière assurée par une qualification à la phase finale de coupe du monde s'avère aujourd'hui vitale pour la survie du sport-roi. Les 9 millions de dinars représentent un potentiel trésor de guerre dont ne peut absolument point se passer le sport national. Certes, il y a la fameuse part du hasard, la glorieuse incertitude du sport. Mais il faut s'impliquer à fond dans cette perspective.
- Last but not least, il faut tirer au clair une fois pour toutes le fameux dossier des dépassements disciplinaires de la dernière campagne de la CAN 2013. Les conclusions doivent être rendues le plus tôt possible et portées à la connaissance de l'opinion publique. Les responsabilités délimitées, on fera en sorte d'éviter le renouvellement de ce gros manège qui a énormément pesé dans les contre-performances du onze national. L'enquête diligentée par le ministère hypothèque présentement les rapports entre la tutelle et l'instance faîtière du foot national, car en filigrane se trament des responsabilités fédérales dans le laisser-aller et les dérives de l'avant-CAN et au cours de la CAN.
Bref, ce clash ternit l'image du sport-roi et jette une chape de plomb sur toute la famille sportive, coupable, aux yeux de l'opinion publique, de noyer le poisson dans l'eau, de se tromper de combat et de prendre des vessies pour des lanternes. Et le foot dans tout cela?


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