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Aux sources de la création
Présence des arts - Retour sur une expo de groupe à la galerie Aïn
Publié dans La Presse de Tunisie le 15 - 04 - 2013

La galerie Aïn, plus de vingt-cinq ans après, n'a donc jamais failli à son parcours : considérer que le réel, à travers ses attributs patrimoniaux, est la base artistique elle-même. Et, ceci, en dépit de la photographie qui fut, à l'origine, sa première spécialité. Même si ce médium, qui avait alors fait naître bien des vocations, n'était, jusqu'avant la révolution du 14-Janvier, que le parent pauvre, comme la gravure, des arts plastiques dans leur ensemble.
Ce petit espace qui porte, d'ailleurs, bien son nom «Aïn» (l'œil, la source), tient encore le haut du pavé, à Salammbô, bien que depuis, les galeries aient émigré plus au Nord, dans cette banlieue. C'est l'œil à tout prendre, avec ou sans la boîte noire, boîte à pandore, de laquelle les peintres ont beaucoup puisé. Avec la récente exposition collective, que nous a proposée Mohamed Ayeb, le talent, à travers les techniques multiples, est toujours dans la réussite et l'on vient y admirer le beau dans la plus pure des traditions et avec une certaine splendeur.
Croisement de lectures
Dans cet espace, mouchoir de poche, les œuvres de petit format y prévalent toujours bien que celles, plutôt rares, de grand format peuvent prétendre y trouver une place. C'est le cas, notamment, des tapisseries murales où le maître de céans y a fait croiser deux œuvres de Mohamed Njah, une abstraction lyrique «Lever du jour», dans des dégradés de couleurs (du mauve jusqu'à l'ocre) et un espace en bleu «Ecritures» où s'écoulent des transcriptions graphiques d'alphabets divers et anciens, de couleur noire. Celles de Fatma Samet «Camailleux de blanc» et, surtout, «Horizons insulaires» (235x195 cm), représentant de multiples portiques surgis de la trame elle-même, à travers des découpes verticales. Une œuvre originale, classique et moderne à la fois. Autre croisement, autres techniques, les travaux de Fethi Zbidi, deux compositions abstraites (techniques mixtes) qui racontent la mer à travers ses mouvements de ressac dans des bleus (indigo et de cobalt) qui rappellent ceux d'Yves Klein. Puis il y a eu les acryliques sur toiles et sur papiers de Habib Bida, un adepte de la galerie Chyiem (années 1990), un «nouveau réaliste» qui entremêle des conscientisations de formes, comme des collages de bandes coloriées qui s'entrecroisent, pour mieux intriguer notre œil, face à la création. Les titres «Transmutation», «Etres cachés», «Plaisir secret» ne manquent pas dans des tonalités chaudes de brouiller, en effet, les pistes du regard et des atmosphères.
Le pleinairisme avec Sarfati et Chouchène
Victor Sarfati est encore l'un de nos rares spécialistes — avec Cheltout — qui fait honneur à la technique de l'aquarelle. Le pleinairisme dans ses œuvres, doublé d'un regard néo-orientaliste, en a fait assurément un artiste à part, dans l'histoire de la peinture en Tunisie. A l'égal d'un Pierre Demoutier ou d'un Jacques Marmey. Sa parfaite connaissance de la Tunisie, de sa géographie, de son climat, de ses atmosphères, de ses profondes et riches traditions a été à l'origine d'une œuvre incomparable au Maghreb et dans le pourtour de la Méditerranée. Spécialiste des scènes de la vie traditionnelle, des enfants de la misère et de la nécessité, des paysages du golfe de Carthage comme ceux du sud, des cavaliers, des portraits des rabbins, il a su entretenir ce sens de la nostalgie du pays, loin des fureurs et des cassures de la mondialisation. Ses œuvres récentes «Fantasia», «Le cordonnier», «Spectacle», etc., sont de la même veine mais, certaines moins ocrées et plus épaisses en couleurs, luministes et d'une gaieté de tons admirable comme dans certains portraits, «La petite sœur» ou «Adolescente», thèmes d'une grande pureté.
Le vis-à-vis de cet artiste en est, bien sûr, Bady Chouchène et ses huiles sur toile à travers la médina de Sfax, ses souks, ses foules grouillantes aux couleurs bigarrées grâce à une palette exubérante et un pinceau qui agite l'atmosphère, éliminant les détails précis, mettant le trouble dans le regard. «Nehj El Bey» ou «Femmes de Kairouan» sont une manière tachiste ou pointilliste qui rénove la palette de ce classique moderne qui ne perd pas de vue les choses du patrimoine et de ses richesses multiples.


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