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Du souci esthétique de l'image
IIe Rencontre des réalisateurs de films tunisiens
Publié dans La Presse de Tunisie le 13 - 05 - 2013

Quatre courts métrages ont lancé, jeudi dernier, le bal des projections programmées dans le cadre de la IIe Rencontre des réalisateurs de films tunisiens, organisée par l'Association des réalisateurs de films tunisiens (Arft). L'ouverture officielle s'est tenue, plus tard, le soir au Colisée, honorant l'œuvre et la mémoire du réalisateur Ibrahim Babaï, avec la projection de son long métrage Et demain.
Les courts métrages en question sont Les Profondeurs de Youssef Chebbi, Le Tunnel de Karim Souaki, Bousculades de Tarek Khalladi et Sawsen Saya et L'enterrement de Imed Aissaoui qui concourent avec d'autres courts pour le prix de la meilleure première œuvre 2012.
Projetés dans la salle le 7e Art devant un public très peu nombreux, ces films figurent la vision esthétique de jeunes réalisateurs tunisiens. Premier bon point, l'absence de manichéisme cru, de ton moralisateur, de pathos et de simple illustration ou, pire encore, d'allusions au énième degré, d'excès de symbolisme auxquels nous ont habitués certains autres réalisateurs.
Des hauts et des bas
Les approches se veulent, au contraire, plus esthétisantes, misant sur la force de l'image et sur l'aspect technique, voire fantastique, comme c'est le cas dans Profondeur de Youssef Chebbi qui frôle les codes du film d'épouvante, mettant en scène le quotidien de Tahar, vampire tunisien, campé par Kamel Laâridhi. Caché sous les traits d'un charmant jeune homme, le vampire retourne en Tunisie après des décennies d'absence. Une nuit, il séduit Nour, une jeune fille atteinte du sida et perdue. Cette rencontre va bouleverser leurs vies et en changer définitivement le cours. En la mordant, il la rend immortelle et l'immunise contre cette maladie. Elle, de son côté, lui transmet le virus qui lui rend sa condition d'humain, fragile et mortel. Le genre ici, en l'occurrence le film de vampire, devient prétexte pour le jeune réalisateur qui, épaulé par l'excellent travail d'image de Amine Messaâdi, s'attaque à des sujets tels que la maladie, la mort et la fatalité avec une picturalité qui mise sur le rapport entre le corps et l'espace.
Bousculade, de Tarek Khalladi et Sawsen Saya, remet au jour une date macabre de l'histoire tunisienne, le 9 avril 1938, en mettant à l'avant le rôle d'une catégorie oubliée et dénigrée dans la cité, à savoir les filles de joie qui, à leur manière, ont participé au mouvement national de résistance. Tanit d'argent aux dernières JCC, prix d'excellence artistique au festival de Louxor, nominé au festival Vue d'Afrique de Montréal, ce film, dont l'action se déroule dans une maison close du Tunis des années 1930, s'impose surtout avec l'excellente image de Mohamed Maghraoui et le décor de Taoufik Behi. Il re-présente avec une esthétique raffinée un chapitre de notre mémoire collective en rendant hommage à une caste «maudite» et marginalisée de notre société.
Cathartique est Le Tunnel de Karim Souaki qui se présente comme une immersion sombre dans le psyché humain . Avec de flagrants renvois (de fond et de forme) au cinéma de Tarantino, L'enterrement déçoit par un scénario décousu, sans queue ni tête, et dénué de propos solides. Il raconte les péripéties d'un groupe de malfrats qui tentent, tant bien que mal, d'enterrer une victime qu'ils croient morte et qui se révèle être encore en vie...
Entre courts, longs et docs
D'autres courts métrages ont été programmés pour cette 2e édition qui s'est poursuivie jusqu'à hier, à l'instar de Poupées brisées de Bahri Ben Ahmed, Bobby de Mehdi Barsaoui, Selma de Mohamed Ben Attia et Une vie plus belle de Chiraz Bouzidi.
Pour ce qui est des documentaires, nous citons notamment Dégage de Mohamed Zran, Babylone de Ala Slim, Youssef Chebbi et Smaïl Louati, Maudit soit le phosphate de Sami Tlili, Démocratie, année zéro de Amira Chebbi et Christophe Cotret.
Quant aux longs métrages de fiction, sont programmés, en particulier, Le royaume des fourmis de Chawki Mejri, Un jeudi après-midi de Mohamed Dammak, Le dernier mirage de Nidhal Chatta et Fausse note de Majdi Smiri.
La cérémonie de clôture et la proclamation du palmarès de cette deuxième Rencontre des réalisateurs de films tunisiens devaient se tenir hier soir. Nous y reviendrons dans notre édition de demain.


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