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Tout ça pour ça ?!
Les paradoxes de la ligne d'attaque
Publié dans La Presse de Tunisie le 10 - 06 - 2013

L'équipe de Tunisie a totalement sacrifié ses chances offensives au moins durant une mi-temps. On aurait pu faire plus simple...
Au National Stadium de Freetown, le compartiment offensif eut, samedi, toutes les peines du monde à s'exprimer. Il pataugea longtemps avant de trouver l'ouverture, aidé par la naïveté du gardien Ibrahim Trawallie et de Ibrahim Kargbo et consorts. On peut même parler d'un secteur fantôme mais aidé par la chance, pourtant d'un réalisme cynique : deux tirs cadrés (dont un sur penalty), deux buts. Un des paradoxes d'une sélection qui peine à trouver un jeu décent, et qui n'a plus pourtant besoin que d'un petit point en deux rencontres pour se qualifier au dernier tour éliminatoire!
Face à un adversaire volontaire et très engagé, mais au final pratiquant plutôt un hourra-football, l'équipe de Tunisie connut un gros déficit en terme d'animation offensive. On sait que les absences touchant ce secteur furent marquantes (Khlifa et Jomaâ). En plus d'un Msakni pas au top, gardé sur le banc, et d'un Darragi que le sélectionneur choisit de ne jeter dans la bataille qu'après toute une mi-temps, alors que les siens étaient menés au score (1-0). Les choix initiaux ajoutèrent à cette solitude des attaquants et à leur totale impuissance, au premier half notamment. Maâloul a repris sa stratégie, quand il entraînait l'Espérance de Tunis, des trois demis défensifs : en plus de Ragued dont on connaît les limites à la relance, et Sassi qui prit en main tout le secteur médian, il y avait Hammami lequel reste avant tout un demi de récupération.
Certes, l'attaque pouvait s'appuyer sur Mikari côté gauche, Ben Youssef côté droit et Kasdaoui dans l'axe. Sur le papier, du moins. Ou plutôt au tableau noir. Mais il manqua ce trait d'union entre le milieu et l'attaque, genre Darragi qui peut s'engouffrer dans les espaces, percuter, inventer et donner des ballons propres.
D'ailleurs, Mikari allait se révéler hors du coup. L'idée de le voir animer le couloir gauche de l'attaque se révéla un flop. Kasdaoui décrochait jusque dans ses 16,50 m pour défendre sur les balles arrêtées, ou jusqu'à la ligne médiane à la recherche de ballons qui n'arrivaient pas. Ben Youssef était perdu, quasiment inexistant. Avant de retrouver des repères dans la dernière demi-heure. Les trois pivots, eux, étaient englués dans des tâches strictement défensives alors que le Leone Star mettait la pression sur les nôtres.
L'absence d'une courroie de transmission
Il a fallu la rentrée de Darragi pour améliorer l'animation offensive. Sans oublier un Derbali qui se montra plus entreprenant dans ses projections offensives qu'un Chahed transparent. Mais cette embellie ne dura que le petit quart d'heure qui a suivi l'égalisation (1-1) de Darragi sur penalty. Car, par la suite, les hommes de Johnny Mc Kinstry allaient reprendre le match en main.
Pourquoi avoir attendu toute une mi-temps et que l'équipe soit menée au score et dominée dans le jeu pour rééquilibrer sa composition et donner à l'attaque les moyens de le faire? Eternelle question qui revient quand il s'agit d'assister à trois pivots coupés des trois attaquants (nominaux), sans aucune courroie de transmission. Elle se pose en des termes plus aiguës encore quand on a affaire à une équipe aussi moyenne que la Sierra Leone dont le principal atout s'appelle... la pelouse infâme et une humidité asphyxiante. Soit rien de vraiment technique ou se rapportant au jeu.
Dans un groupe taillé sur mesure où la modeste Sierra Leone fait figure de premier adversaire pour la qualification, ces errements peuvent être masqués par le métier et la supériorité technique de nos joueurs. Mais, plus loin, au dernier tour éliminatoire, toute cette frilosité et ce sacrifice des atouts offensifs risquent de s'avérer fatals. Pourquoi se compliquer l'existence quand on possède, malgré les absences, le moyen d'aligner un onze équilibré et qui n'a peur de rien ni de personne. En tout cas, s'il y a une équipe qui devait avoir peur samedi, ce n'est pas la Tunisie, forte de ses cinq points d'avance. Loin s'en faut!
Admettons que les Aigles de Carthage peuvent arriver, avec un peu de chance (encore?) jusqu'aux rives de Brésil 2014. Est-ce en exprimant pareil football qu'ils vont représenter la Tunisie à la grande messe planétaire?
Certes, il reste encore un an avant le Mondial. Mais ce délai va-t-il suffire pour transformer notre team comme par enchantement?


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