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La guerre en Syrie et les souhaits d'Israël
Chronique du temps qui passe
Publié dans La Presse de Tunisie le 21 - 06 - 2013


Par Hmida BEN ROMDHANE
Cela fait plus de deux ans maintenant que la guerre civile fait rage en Syrie et, curieusement, Israël, pays qui excelle dans l'«art» de la pêche en eau trouble, a gardé une attitude calme et détachée, du moins en apparence, vis-à-vis d'un pays dont il occupe une partie du territoire depuis 44 ans.
Il est vrai que, pendant ces dernières semaines, Israël était sorti de sa réserve à deux reprises. La première quand l'armée israélienne a bombardé des positions gouvernementales en Syrie, et la seconde fois quand un haut responsable des renseignements militaires israéliens, le brigadier général Itai Brun, déclara dans une conférence de presse à Tel Aviv que «le gouvernent syrien a utilisé de manière croissante des armes chimiques».
Ce sont les deux seules interventions d'Israël dans le conflit syrien en plus de deux ans. Quand on connaît l'arrogance de ce pays, son agressivité et sa propension à interférer pour un oui ou pour un non dans les affaires de ses voisins, on ne peut pas ne pas se poser la question : «Pourquoi Israël a-t-il pendant si longtemps gardé un calme inhabituel face à un conflit qui fait rage à quelques kilomètres de ses frontières ?»
En fait, si l'on excepte les bombardements de mai dernier, officiellement pour «empêcher le passage d'armes destinées au Hezbollah», Israël a suivi et suit toujours les événements de Syrie avec un détachement affecté qui cache mal l'embarras et l'inquiétude de la classe politique israélienne qui, visiblement, ne sait pas sur quel pied danser.
L'embarras et l'inquiétude des Israéliens sont nourris par la profonde conscience des dirigeants israéliens qu'ils sont perdants quelle que soit la partie qui remportera une victoire décisive sur l'autre.
Si l'opposition armée l'emporte, la Syrie sera selon toute probabilité un point de ralliement de jihadistes venus de différents pays arabes et musulmans, et qui finiront peut-être par déclarer le Jihad contre «l'occupant sioniste». Dans ce cas de figure, les jihadistes ne poseront, certes, aucune menace existentielle pour Israël, un pays armé jusqu'aux dents et dont l'armée est fortement aguerrie, mais ils seront capables de donner du fil à retordre aux Israéliens.
Si Al Assad remporte une victoire décisive sur ses adversaires, non seulement il sera plus fort qu'avant, mais sa victoire rejaillira positivement sur l'Iran et le Hezbollah ce qui, on le comprend, donnera de gros soucis à Israël. Que faire ? Quelle position prendre ? Telles sont les deux questions auxquelles Israël a du mal à répondre.
Un haut responsable israélien a affirmé récemment au journal britannique The Times : «Mieux vaut le démon que nous connaissons que les démons que nous pouvons seulement imaginer si la Syrie sombre dans le chaos et les extrémistes du monde arabe se rassemblent ici».
Mais Israël est-il en train d'interférer en Syrie sous le sceau du secret pour trouver un moyen d'échapper ou au moins de limiter les conséquences indésirables de la victoire d'Al Assad ou de ses adversaires ? Le scénario libanais des années 1982-2000 pourrait être tentant pour Israël. Pendant cette période, Israël a occupé le sud Liban en réussissant à trouver des alliés locaux, des milices chrétiennes violemment anti-palestiniennes, à entretenir leur loyauté et à les utiliser pour ses basses besognes pendant 18 ans.
Peut-il faire de même en Syrie et créer une zone tampon avec la complicité d'une frange de la population syrienne ? Selon le New York Times, «Israël est en train de travailler avec des villageois syriens qui renvoient dos à dos Al Assad et l'opposition armée, leur offrant de l'aide humanitaire et les utilisant pour une intense activité de renseignements».
Les conditions du Liban de 1982 et de la Syrie de 2013 étant fondamentalement différentes, il est hautement improbable qu'Israël puisse s'assurer une alliance durable avec des villageois syriens, et encore moins mettre sur pied des milices syriennes à son service. La création d'une «zone de sécurité» en Syrie, semblable à celle créée au Liban pendant 18 ans, est un rêve qu'Israël est et sera incapable de réaliser.
En l'état actuel des choses, face à l'imbroglio syrien, Israël ne peut rien faire d'autre que d'exprimer des souhaits que rapportent des commentateurs israéliens bien introduits dans les cercles politiques de Tel Aviv. Selon ces commentateurs, Israël souhaiterait réellement une victoire de Bachar Al Assad, mais pas une victoire décisive. Pas une victoire qui lui permettrait de revenir sur la scène plus fort qu'il ne l'était, et avec une alliance plus forte et des liens plus solides avec l'Iran et le Hezbollah. En un mot, Israël souhaite un Al Assad qui aura juste la force de «survivre».
Reste le risque que le conflit en Syrie évolue en une guerre régionale qu'aggraveraient les interférences et les faux calculs des grandes puissances. Le danger vient, entre autres, de l'obsession israélienne de vouloir affaiblir l'Iran. Une attaque israélienne contre ce pays pourrait effectivement engendrer une régionalisation de la guerre en Syrie. Dans ce cas, il n'est pas sûr que l'agresseur s'en sorte indemne.


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