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Paix au Proche-Orient : Damas, un passage obligé !
Au fil de l'actualité
Publié dans Le Temps le 28 - 05 - 2010

Israël et ses alliés occidentaux ont usé de tous les moyens pour faire plier la Syrie pour qu'elle s'engage sur la voie qui a été celle de l'Egypte et de la Jordanie. Peine perdue puisque les Assad, père et fils, ont toujours observé la même ligne de conduite face à Israël.
Habile et fin tacticien Hafedh Al Assad s'est distingué du temps de sa présidence par sa grande capacité d'absorber les chocs et d'éviter les pièges de la confrontation à laquelle les dirigeants de l'Etat hébreu voulaient l'entraîner.
L'invasion du Liban en 1982 était l'occasion on ne peut plus propice pour Tel-Aviv pour faire mordre la poussière à Damas, mais à condition que la Syrie réponde à la provocation. Or, à Damas, on a préféré laisser passer l'orage et ne pas entrer dans un conflit dont l'issue est connue d'avance face à la machine de guerre israélienne dirigée par Ariel Sharon. Mais la Syrie n'a pas ménagé ses efforts pour ensuite prendre sa revanche. Au retrait de l'armée d'occupation, une force multinationale, dont l'essentiel était composé par des troupes américaines et françaises a pris place à Beyrouth. C'était le moment choisi par Damas appuyé par Téhéran pour armer des milices chiites prêtes à en découdre avec cette force, qui a dû quitter le Liban dans la hâte après deux sanglants attentats qui ont fait plus de 200 morts parmi les marines et les soldats français.
Du coup, le Liban passe sous la protection syrienne. Les Israéliens ont certes, chassé l'OLP du pays du Cèdre mais n'ont semble-t-il à aucun moment songé qu'une résistance armée, encore plus farouche et bien équipée, allait supplanter les Palestiniens. Le Hezbollah, né dans les décombres de la guerre de 1982 est devenu, la carte gagnante de la Syrie face à Israël, qui le vérifia à ses dépens en 2006, après une campagne de plus d'un mois soldée par un fiasco total, qui permit au Président Bachar Al Assad de prendre, lui aussi, sa revanche après avoir été contraint à retirer les troupes syriennes du Liban. La menace de représailles militaires de la part de l'administration Bush ne faisaient pas l'ombre d'un doute, au cas où Damas aurait choisi la voie opposée.
La guerre d'Irak et l'aide supposée être apportée à l'insurrection dans ce pays par la régime de Damas et l'assassinat de Rafic Al Hariri qui a précédé le retrait des troupes syriennes ont fourni aux Américains et leurs alliés les meilleurs prétextes pour mettre la pression sur les dirigeants syriens pour les contraindre à abandonner la ligne qu'ils ont choisie de suivre. Mais encore une fois, rien n'y fit. Le pouvoir en Syrie a réussi une fois de plus à sortir indemne de l'épreuve. Il faut dire que l'appui de Téhéran à Damas, était pour quelque chose, sans compter le changement d'attitude de la Turquie à l'égard de son voisin depuis l'avènement au pouvoir du parti de la Justice d'Erdogan. Une attitude qui rompt avec celle de ses prédécesseurs qui font de l'alliance avec les Etats-Unis et de l'accord stratégique avec Israël, une priorité qui prime sur toutes les autres considérations régionales ou de voisinage.
Une brèche sans doute dans l'encerclement dont Damas a beaucoup et longtemps souffert, pour de nouveau, faire entendre sa voix et faire mieux connaître ses positions, au reste du monde. Mais il a fallu attendre l'élection d'un nouveau président à la tête de l'Amérique pour qu'un véritable virage s'amorce de la part des Occidentaux à l'égard du pouvoir en Syrie, rompant avec la politique belliqueuse de G.W.Bush, Barack Obama ne considère plus ce pays comme un paria. Mieux encore, il le considère comme un passage incontournable dans le processus de paix dans la région. Il fut suivi en cela par la France dont le président Sarkozy n'a pas hésité à faire le voyage à Damas, mettant fin à une longue brouille depuis l'assassinat de Rafic Al Hariri.
En homme pragmatique, Nicolas Sarkozy ne ménage aucun effort pour faire de la Syrie un interlocuteur pour tenter de désamorcer d'éventuelles crises entre Israël et les milices du Hezbollah.
Devenu " fréquentable " le pouvoir syrien ne ménage pas ses efforts pour éviter davantage de tension, sachant que les dirigeants de l'Etat hébreu sont à l'affût du moindre prétexte pour déclencher des actions militaires contre le Liban, mais aussi contre la Syrie.
La visite du ministre français des Affaires étrangères à Damas, dimanche dernier, est venue confirmer la position qu'occupe, désormais, la Syrie et met en évidence son rôle de passage obligé dans tout ce qui concerne la région.


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