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Au fil de l'actualité
Publié dans La Presse de Tunisie le 14 - 07 - 2013


Par Néjib OUERGHI
Les graves évolutions de la situation politique en Egypte, qui ont précipité l'effondrement du pouvoir islamique, continuent à peser lourdement sur la vie politique en Tunisie et à hanter la classe dirigeante qui redoute fortement ce syndrome.
L'électrochoc des premiers jours amorti, la vie politique nationale a repris ses vieilles antiennes. Une ambiance délétère continue à régner dans le pays, où l'attentisme et le flou ont accentué les craintes sur les chances réelles qui s'offrent encore pour mettre un terme, avant la fin de l'année en cours, à un processus de transition boiteux.
Le pessimisme ambiant est corroboré par les discussions au sein de l'ANC (Assemblée nationale constituante) sur le projet de la nouvelle constitution qui semblent s'éterniser, les tergiversations et les polémiques qui nous éloignent, de jour en jour, d'un consensus vital et les âpres marchandages qui accompagnent la mise en place de l'ISIE (Instance supérieure indépendante des élections).
Aujourd'hui, le risque de reproduction du scénario égyptien a fini par donner un coup de fouet aux partis de l'opposition démocratique et aux associations de la société civile, dont certains sont parvenus à une déclaration commune stipulant la nécessité d'organiser un congrès de salut national, voire la dissolution de l'ANC et du gouvernement provisoire.
Dans l'autre sens, la forte pression exercée sur le gouvernement de la Troïka, l'ANC et certains partis politiques a précipité l'engagement de nouvelles et interminables concertations politiques à Carthage à l'effet de contenir le malaise latent, de trouver une autre porte de sortie et de faire valoir la particularité de l'expérience démocratique tunisienne qui connaît des contractions douloureuses.
A l'évidence, le véritable défi qui se pose, aujourd'hui, n'est pas tant, pour de nombreux Tunisiens de sensibilités différentes, de changer les institutions politiques issues des élections du 23 octobre 2011, mais plutôt de terminer le plus rapidement possible le processus de transition, d'adopter une constitution dans le cadre du consensus national et d'organiser les prochaines échéances électorales dans un climat de sécurité, de stabilité politique, économique et sociale.
La phase décisive que traverse le pays commande de trouver les voies et moyens permettant de sortir de l'impasse, de dissiper le doute, d'éloigner le spectre de la violence et du terrorisme et de restaurer la confiance, si nécessaire pour offrir de nouvelles perspectives aux Tunisiens et une meilleure visibilité aux opérateurs économiques, actuellement au bord de la dépression.
Pour parvenir à cette fin, on n'a point besoin de baguette magique. La décrispation des tensions passe nécessairement par la poursuite d'un dialogue national responsable, l'existence d'une volonté sincère de parvenir à des consensus à propos de toutes les questions qui divisent et la définition, dans un cadre de concertation et de confiance, d'une feuille de route qui chasserait une fois pour toutes le flou qui a longtemps dominé.
Cela requiert de mettre un terme aux surenchères auxquelles se plaisent à se livrer certains partis et aux velléités d'hégémonie de la vie politique nationale, cause de tous les ratés et de tous les retards qui ont plombé le processus de transition de la Tunisie.
Si ces conditions ne sont pas remplies, les espoirs et les attentes déçus des Tunisiens finiront par produire les mêmes effets ; ceux-là mêmes qui ont conduit à la destitution de Morsi, le président islamiste démocratiquement élu.
Il est encore temps d'agir afin d'épargner à la Tunisie des soubresauts douloureux d'un tel scénario qui ne peuvent que compliquer davantage la donne politique et précipiter le pays dans une grande inconnue.
Sur le plan économique, on ne voit pas encore le bout du tunnel et les signes de reprise de l'activité tardent à apparaître. Si les secteurs considérés comme moteurs de la croissance trouvent encore de grandes difficultés pour retrouver leur vitalité habituelle, c'est parce que le sens de l'anticipation fait encore défaut et les palliatifs proposés sont, parfois, inadaptés. Des secteurs stratégiques sont confrontés, actuellement, à des menaces sérieuses pouvant hypothéquer durablement leur concours à l'économie. Il en est ainsi de la situation toujours tendue dans le bassin minier de Gafsa, où le Groupe chimique tunisien, jadis fleuron de l'industrie nationale, est menacé dans son existence même. Le secteur touristique continue à battre de l'aile malgré tous les efforts consentis en termes de promotion. Les images diffusées à grande échelle sur l'activisme des groupes terroristes et l'instabilité politique et sociale qui prévalent dans le pays ont eu raison de toutes les bonnes volontés. Enfin, le blocage de l'activité, trois jours durant, dans le plus grand port commercial tunisien de Radès a encore mis le feu aux poudres, renforçant les craintes et les appréhensions des opérateurs et investisseurs dans le site tunisien.
Aujourd'hui, tout le monde en convient, la solution ne peut qu'être politique. Pour donner un message clair capable de restaurer la confiance et d'impulser la construction démocratique, il revient aux politiques de prendre conscience de cette exigence essentielle qui consiste à servir les intérêts du pays. L'ignorer revient à précipiter la Tunisie dans un tourbillon qui ne peut que l'enfoncer davantage dans l'insécurité et les incertitudes.


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