Ouf! Enfin le bout du tunnel. Le championnat 2013-2014 de Ligue 1, passé d'un renvoi à l'autre, va démarrer demain La dernière hypothèque qui s'était posée devant une telle perspective a été levée avant-hier par les présidents des clubs professionnels qui ont donné le feu vert aux trois coups pour ce week-end. Cela ne s'était pas fait sans certaines assurances obtenues par l'Amicale au registre des subventions. Le montant de 200 mille dinars va être versé dans les meilleurs délais, sans parler de nouveaux versements attendus venant du ministère. Les clubs pros, sans crouler sous les recettes publiques, peuvent néanmoins négocier le nouvel exercice, du moins sa première phase, avec le minimum vital en termes de dépenses. Slaheddine Chatti, porte-parole de l'Amicale et président du Croissant de Msaken, donnait la veille de cette réunion décisive l'exemple d'un président de Ligue 2 qui a dû tout récemment avancer de son propre argent 50 mille dinars. Que dirait-il alors du cas largement édifiant du président de l'Etoile du Sahel, Ridha Charfeddine, qui a dû avancer de sa poche plus de six millions de dinars afin d'éviter une brutale paralysie à son club qui croule sous les dettes : un déficit cumulé global de l'ordre de 16 millions de dinars révélé par le rapport financier présenté lors de la dernière assemblée générale évaluative. En attendant l'A.G. élective, reportée en l'absence de candidats qui auraient l'inconscience d'accepter de gérer une telle situation. Il y a ainsi de moins en moins de clubs solvables en raison de la longue nuit du huis clos qui a généré un terrible manque à gagner. En l'absence du public, non seulement il n'y a plus de spectacle possible, mais il n'y a plus de recettes, non plus. A fortiori dans un football comme le nôtre où la billetterie entre presque pour 50% dans les recettes globales. En deux jours, deux cadeaux de la providence : d'abord, la levée du huis clos qui interviendra à compter de la 2e journée lorsque l'on assistera à l'admission du public local de plus de vingt ans; ensuite, la qualification sur le tapis vert d'une équipe de Tunisie décidément miraculée au dernier tour du Mondial 2014. D'ailleurs, réunie le jour même de l'annonce par la Fifa du repêchage des Aigles de Carthage,l'Amicale des clubs pros a scrupuleusement évité de ramer à contre-courant du regain d'enthousiasme provoqué par cette offrande signée Fernando Varela et la fédération cap-verdienne. Hédi Benzarti, président de l'Amicale et ses pairs n'ont pas voulu gâcher le plaisir. La manne du Mondial A force d'être reportée, la compétition nationale a quelque peu perdu de son intérêt d'autant que sa journée inaugurale, dimanche, sera tronquée et privée de ses plats de résistance CA-CSS et CAB-EST en raison des engagements continentaux des représentants en coupes d'Afrique. De plus, le retour providentiel de l'équipe de Tunisie aux éliminatoires de la Coupe du monde la remet au goût du jour. Non point qu'elle ait subitement regagné en crédibilité ce que la farce cap-verdienne lui avait fait perdre, mais plutôt parce que deux sujets nourrissent un suspense de thriller : d'abord pour connaître contre quel pays la Tunisie sera opposée au dernier tour éliminatoire parmi l'Egypte, le Sénégal, le Cameroun, le Burkina Faso et l'Ethiopie (réponse lundi vers midi après le tirage au sort) ; ensuite pour savoir qui aura la lourde charge de succéder à Nabil Maâloul à la tête de la barre technique du Onze national (réponse, là aussi, au début de la semaine prochaine après la réunion du bureau fédéral). On évoquait hier le nom du Français Alain Perrin, alors que le président fédéral, Wadii El Jary indique que le choix se fera prioritairement entre Ruud Krol (CSS), Denis Lavagne (ESS), Maher Kanzari (EST) et Mondher Kebaïer (CAB). En attendant, les clubs sont doublement motivés par le repêchage de la Tunisie. Une présence en phase finale du Mondial garantirait un joli chèque de 12 millions de dinars. Le genre de prime qui soulagerait le foot national et lui éviterait la banqueroute. Une manne du ciel, puisque nous baignons en pleines offrandes célestes.