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«Nous resterons jusqu'à la chute du gouvernement...»
Sit-in de la Kasbah
Publié dans La Presse de Tunisie le 25 - 10 - 2013

Encore sous le coup de l'opération terroriste, la Tunisie s'est réveillée, hier, meurtrie, pleurant ses enfants martyrs. Du côté de La Kasbah, l'atmosphère était assez lourde et tendue, sous un soleil timide. Des drapeaux en berne rappelaient un deuil national de trois jours. La douleur et la tristesse étaient visibles sur les visages pâles et crispés. Les citoyens étaient venus de partout rendre un vibrant hommage aux vaillants soldats, tombés au champ d'honneur lors des affrontements qui ont eu lieu, mercredi après-midi à Sidi Ali Ben Aoun, et dont les obsèques devaient se dérouler, hier, dans leurs villes natales.
Jeunes et moins jeunes, filles et garçons, ils ont été, hier, au rendez-vous sur l'esplanade de La Kasbah pour crier «Dégage!» à l'adresse du gouvernement. Hamza, jeune sympathisant du Font populaire, parle d'un gouvernement terroriste qui n'a pas su sauver la face et honorer son engagement moral envers la nation, comme l'avait promis son chef devant le Quartet parrain du dialogue national. « Nous sommes là à l'avant-garde. Nous resterons jusqu'à la chute du gouvernement, d'autant plus qu'il n'a plus de légitimité, celle-ci est épuisée depuis le 23 octobre 2012», dit-il indigné, indiquant que cette effervescence populaire a débuté depuis les événements sanglants de Goubellat. «Maintenant, on en a assez, on en a ras-le-bol de ce gouvernement qui n'a pas fini de mettre tout le pays à genoux», déplore sa collègue Dhoha. Et de hausser le ton pour dire: «Qu'il dégage! Plus jamais cette mascarade politique».
Autant de slogans critiques qui n'ont pas cessé d'être scandés depuis mercredi avec l'imposante marche de protestation qui a commencé sur l'avenue Bourguiba avant de regagner La Kasbah.
Face aux nouvelles foudroyantes venues de Sidi Bouzid, doublées des propos frustrants de Laârayedh au terme d'une conférence de presse qui tardait à avoir lieu, constituants dissidents du Pôle démocratique, sympathisants des partis politiques relevant du Front populaire, ainsi que membres de la société civile ont réagi dans l'immédiat : « Un sit-in ouvert à observer, en signe de protestation, contre ces manœuvres dilatoires du gouvernement ». Cette décision émanait, semble-t-il, du Front du salut national. Celui-ci persiste et signe.
Pas plus tard que la nuit de mercredi dernier, une tente géante a été dressée sur l'esplanade de la Kasbah, au-dessus de laquelle une banderole a été déployée avec comme slogan « Dégage ». Mehdi, jeune militant au sein du Front, exprime son mécontentement et son désagrément quant au manège étourdissant d'un gouvernement qui tient son peuple en haleine. « Que le scénario du Bardo, lors du sit-in du « Départ », se produise de nouveau », assène-t-il.
Vers 11h, la foule devient plus compacte. Les cris de colère s'amplifient. Et des doigts accusateurs se dirigent vers Ali Laârayadh, au moment où son cortège passait. Et les commentaires fusaient de toutes parts, devant un cordon policier. « Inutile de mobiliser tout ce renfort sécuritaire pour des protestataires pacifiques, alors qu'il aurait dû les affecter ailleurs aux côtés de leurs collègues occupés à lutter contre les terroristes». Ainsi s'exprimait une femme participant au sit-in. Un autre citoyen qui a déclaré avoir souffert dans sa chair a voulu dire tout ce qu'il avait sur le cœur : « Ali Laârayadh est la tête du terrorisme... Les bons prétextes, dit-on, ne manquent jamais aux mauvaises volontés».
Am Hamadi, ancien résistant, âgé de 82 ans, est venu du Kef pour assister au sit-in. Ce qui se passe aujourd'hui éveille chez lui les souvenirs douloureux d'antan, à l'époque coloniale. « Je suis fidèle à mon caractère de résistant pour la défense de la patrie. Je ne lâcherai jamais prise. Et je suis prêt à donner tout pour l'intérêt du pays, au point de prendre les armes contre ces terroristes obscurantistes», déclare-t-il. Un constituant retiré de l'ANC nous livre sa réaction vis-à-vis du discours du Chef du gouvernement : « Avec son allocution provocatrice, Ali Laârayedh a donné le signal fort d'une guerre civile, préférant ses intérêts étroits à ceux de la Tunisie, tout en faisant fi de la feuille de la route initiée par le Quartet». Il a avoué que gouvernement et opposition ont bel et bien montré leur échec et leur incapacité de réussir le processus transitoire pour sortir le pays de l'inconnu.


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