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«La flûte, l'arme de l'art, l'épée, l'arme des religions»
JTC — Colloque International d'Art et de Religion
Publié dans La Presse de Tunisie le 21 - 11 - 2013

Les travaux du colloque international sur le rapport entre l'Art et la Religion ont été inaugurés hier avec la conférence du philosophe et spécialiste des idées politiques de l'Islam, Yadh Ben Achour.
Ce colloque, qui se clôturera aujourd'hui, qui fait partie de la programmation de la 16e édition des journées théâtrales de Carthage, se focalise sur une question qui devient de plus en plus problématique de nos jours, à savoir les liens entre deux notions : la Religion et l'Art.
A cet effet, l'intervention de Yadh Ben Achour, spécialiste des idées politiques de l'Islam, a porté sur « La religion et l'art, entre symbiose et antinomie ». Ce dernier a essayé de cerner les différents aspects divergents et convergents entre la Religion et l'Art. D'après lui, ces deux concepts ont une genèse commune mais ont entretenu des liens souvent conflictuels. Yadh Ben Achour a commencé par avancer un postulat: «Dieu créa l'homme de l'argile. A ce titre, quelle serait la différence entre la création «divine» et l'art ?» s'est interrogé le philosophe. Partant de cette théorie se référant au texte coranique, nous pouvons cerner les différentes similitudes entre l'art et la création. Le verset 24 du «Sourate El Hachr», par exemple, en témoigne. Genèse et production artistique se confondent, mais qu'en est-il de la question du miracle dans le texte coranique ?
Les philosophes se sont controversés sur la définition du «miracle» dans le texte coranique : s'agit-il d'une création poétique, d'une rhétorique ? Cette thèse, rejetée par plusieurs penseurs dans l'Histoire, a permis de contourner les aspects antagoniques entre l'art et la création. Al Walid Ibn Al Maghira par exemple, en lisant quelques versets de sourate «Al Baquara», a décelé cette différence entre la création artistique «humaine» et le miracle dans le texte coranique.
De ce fait, le texte coranique et l'art n'obéissent pas à la même logique, ni aux même motifs. La religion se consacre à tout ce qui concerne «l'au-delà», la vocation, la prière, le sacrifice, le culte de Dieu, l'amour et la dévotion pour le Créateur qui serait la définition de l'art selon les soufis, alors que la notion de l'art (création humaine) valorise tout ce qui relève de l'imagination et de l'esthétique.
Dans les civilisations occidentales, le pouvoir religieux a, pendant longtemps, refusé toutes formes de représentation du Créateur. Pendant la Renaissance, ère du progrès et de révolution artistiques, a immergé cette idée de dualité et de concurrence entre l'art et la religion, entre ce qui est permis et ce qui est interdit en matière de création.
Ce que nous vivons aujourd'hui, dans le monde arabe, est la meilleure illustration de ce rapport tendu et conflictuel entre le sacré, et le profane, entre la religion et l'art. Les exemples d'agressions subies par les artistes tunisiens, ces dernières années ne peuvent qu'en témoigner.
«L'Art devient une forme de révolte en opposition au fanatisme religieux. alors que la religion est initialement, synonyme de valeurs, morale et équité... mais sur le plan pratique, elle devient le signe de violence, de l'oppression, de terreur. L'arme de l'art est la flûte, alors que l'arme des religions est l'épée». a dit Ben Achour à la fin de sa conférence.
L'intervention de Mohamed Habib Allani (directeur du Centre des études islamiques de Kairouan, a porté sur «Arts et religion dans la pensée soufie».Dans ce sens, le spécialiste des sciences coraniques a essayé, en se référant à plusieurs exemples puisés dans la réflexion soufie, de démontrer les relations contradictoires, voire conflictuelles entre le discours religieux «islamique» et la notion de l'art dans sa globalité. Mohamed Habib Allani a défini l'art comme une pratique culturelle alors que le soufisme le définit comme une expérience mystique et spirituelle, qui renforce les liens entre le Créateur et l'être humain. Les travaux de cette première journée du colloque se sont poursuivis, avec des interventions d'autres spécialsites et penseurs dont celles de Zaim Khenchelaoui (Algérie) et Assaâd Jomaâ (Tunisie) autour de «L'imagerie mystique comme vecteur de l'identité culturelle maghrébine» et « Arts et qualifications légales putatives en droit islamique : approche historico-critique».


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