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La faute aux politiques
La Tunisie incapable de lever des fonds sur les marchés capitaux
Publié dans La Presse de Tunisie le 09 - 12 - 2013

Les signes avant-coureurs de lendemains qui déchantent sont bien là. Il n'ont jamais été autant manifestes. La nouvelle qui nous est récemment parvenue du côté de la Banque mondiale n'est pas des moindres. On pourrait même admettre qu'il s'agit là d'une nouvelle à l'effet foudroyant, si l'on en considère les impacts néfastes sur le triple plan local, régional et international. La Tunisie est, désormais, incapable de lever des fonds sur les marchés capitaux, lit-on dans le rapport de la Banque mondiale rendu public vendredi dernier. Cela dit, il est clair que la Tunisie pourra toujours attendre la deuxième tranche du prêt du Fonds monétaire international (FMI) qui ne sera pas versée, puisque que l'irresponsabilité criarde de la classe politique persiste. Le montant de cette deuxième tranche est estimé à 500 millions de dollars (près de 800 milliards de dinars tunisiens). Imaginez donc le manque à gagner suscité par cette décision, si la même position persistait.
S'agissant des raisons qui ont entraîné une telle décision contre le pays d'où a émané la première étincelle du printemps arabe, le rapport avance que la Tunisie, dont la croissance est aujourd'hui estimée à 2,6% au lieu des 4,5%, sera incapable de rembourser les fonds qu'elle contractera sur les marchés capitaux.
Au moment où son classement ne cesse d'être dégradé par les agences de notation internationales, la Tunisie souffre encore d'une opacité politique et d'une situation sécuritaire précaire nuisant au climat des affaires et des investissements étrangers, ajoute le rapport.
A qui la faute de voir infliger à la Tunisie un tel véto ? Est-ce aux agences de notation internationales, est-ce aux instances financières concernées, ou est-ce à des politiciens qui viennent de souffler, par leur irresponsabilité, un flambeau qui ne leur appartient pas ?
Evidemment, et indubitablement, la faute revient à ces derniers, ceux qui n'ont fait qu'accélérer le naufrage de l'économie nationale, en tournant le dos aux priorités des priorités. La faute revient certainement à tous ceux qui ont relégué à un second plan l'intérêt commun, cherchant à accaparer chacun une part du butin. Et le butin n'est ici qu'une Tunisie paralysée par une grande désarticulation de ses tissus productifs ainsi que par d'infinis remous et revendications sociaux.
Image ternie
Quelle sera l'image du pays suite à cet embargo ? Que restera-t-il de son attrait économique ? Et comment sera-t-elle perçue par les investisseurs étrangers ? Ces interrogations sont à adresser à ceux qui se trouvent à l'origine du naufrage et de l'impasse. Mais leurs remords, si remords il y a, suffiront-ils pour épargner à la Tunisie et aux Tunisiens bien des désagréments ?
Toujours est-il qu'au fil de l'histoire, le pays a été confronté à de rudes épreuves. Lesquelles épreuves n'ont jamais été aussi douloureuses que l'actuelle. C'est que depuis son accession à l'Indépendance, il n'a demandé son concours au FMI (Fonds monétaire international) que deux fois. La première, c'était en 1964 lorsqu'il a contracté un prêt de 14 millions de dollars contre un engagement qui n'a pas été tenu, à savoir la suppression du déficit des finances. La seconde fois, c'était en 1986, où le dinar fut une deuxième fois dévalué de 20% et l'économie tunisienne contrainte à un plan d'ajustement structurel.
Mais le tournant date de 2012, où les réserves officielles étaient tombées à 94 jours d'importation et où la signature tunisienne était devenue très dévaluée sur les marchés internationaux. En effet, les deux emprunts réalisés auprès de cette instance financière internationale n'ont été possibles qu'avec la garantie officielle des trésors américain et japonais.
Aujourd'hui encore, pour avoir la deuxième tranche du dernier prêt du FMI, il faut s'engager dans un certain nombre de réformes structurelles qui ne manqueront pas de susciter de vives résistances dans la société, étant donné qu'elles toucheront des acteurs sociaux auxquels la révolution a donné les moyens de se défendre.
Aurait-on, du reste, le temps de regretter tout ce temps perdu dans d'insignifiantes palabres et querelles qui ont tué dans l'œuf le consensus politique escompté et associé à une mascarade un dialogue national aux épisodes interminables? Aurait-on le temps de se rattraper avant le naufrage total ? Et serait-on en mesure de renoncer à cette politique politicienne qui n'est in fine que l'incarnation d'un égoïsme sans limites ? Se rendrait-on, sinon, compte que le salut ne vient pas d'ailleurs, et qu'il n'y a pas de salut dans la trahison ?


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