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L'exception Cruyff
Publié dans La Presse de Tunisie le 01 - 01 - 2000

Parmi les très grands joueurs, seul le génial Néerlandais a laissé une empreinte indélébile comme technicien
Quand on l'avait rencontré il y a quatorze ans pour évoquer ses préceptes, Rinus Michels nous avait instantanément aiguillé sur Johan Cruyff : «Il avait une valeur ajoutée énorme. Pas seulement parce qu'il était un grand joueur, mais aussi parce qu'il était tactiquement très fort. C'était mon relais sur le terrain, un parfait coordinateur».
De l'avis de Michels, Cruyff fut un technicien déguisé en joueur, avant même son premier poste à l'Ajax, en 1985. Mais il fut aussi le seul grand joueur de l'histoire à aller au-delà de son propre rôle. Le seul à développer un style, une école, à actualiser le football total, à le faire revivre même, à penser la formation, l'entraînement, à établir une fondation, pour ne pas dire une orthodoxie.
Une transition peu évidente
Comme le dit un jour Frank Rijkaard, «Cruyff était l'Ajax.» Quand il prit en 1985 les rênes de son club de toujours, un an après la fin de sa carrière à... Feyenoord, il entama une révolution d'expression. Les soubassements d'un succès immédiat (deux championnats, une coupe des coupes lors des deux premières années) qui allait trouver son prolongement avec le Barça et l'Ajax de Van Gaal dix ans plus tard. Cruyff a commencé son nouveau métier dans le club qui l'avait vu naître au jeu. Il ne fut pas le seul. Son élève, Marco Van Basten, suivit la même trajectoire, huit ans après sa fin de carrière. Mais le triple Ballon d'or débuta avec les équipes de jeunes, après avoir longtemps hésité à se lancer. Parce que, comme il nous l'avoua en 2011, «si un joueur ne pense qu'à lui, un entraîneur doit tout gérer, s'adapter aux situations, créer une atmosphère et ne pas se tromper dans ses choix. Ça demande du travail». Etre une ancienne légende ne suffit donc pas pour débuter dans la carrière d'entraîneur.
Mais ça aide, notamment au niveau de l'attention des joueurs. C'est souvent pour cela que certains ont fait une transition instantanée, forcément plus facile, en restant au club où ils avaient remisé leurs crampons. On citera Zico à Kashima (Japon), Kenny Dalglish à Liverpool, Ruud Gullit à Chelsea, Jupp Heynckes à Mönchengladbach et même, qui s'en souvient, Bobby Charlton à Preston et Mario Kempes à Pelita Jaya (Indonséie). Ceux-là connaissaient parfaitement le contexte et les fans les admiraient. Leur aura et leur carrière les dispensaient de diplômes. La démonstration vaut aussi pour Kevin Keegan à Newcastle et pour Pep Guardiola au Barça, avec dans les deux cas quelques années de retard à l'allumage (huit pour l'Anglais, six pour le Catalan). Guardiola, comme souvent les élèves de Cruyff, débuta pourtant à un poste peu exposé : entraîneur de la réserve.
Les folkloriques Maradona et Di Stefano
Parmi les autres légendes, deux cas de figure subsistent. Ceux qui, comme Maradona, Di Stefano ou Puskas, entamèrent une deuxième carrière de manière folklorique, comme si le coaching était une sorte d'atterrissage forcé à défaut d'être un vrai choix.
Dans un contexte nauséabond (sa suspension pour dopage), et alors qu'il était encore joueur, le Pibe de Oro s'essaya au banc à Mandiyu (1994), un petit club argentin qui voulait se faire plus gros que le bœuf. Sans succès. Di Stefano, un an après avoir arrêté sa carrière à l'Espagnyol Barcelone (1966), devint l'éphémère technicien d'Elche. Quatre mois catastrophiques plus tard, l'ex-«Flèche blonde» faisait ses valises. Quant à Puskas, il prit les rênes de San Francisco et Vancouver un an après avoir remisé le maillot du Real (1966). Deux clubs qui cachaient une seule identité, soit le club néerlandais de La Haye, qui allait jouer l'été en Amérique du Nord en changeant son nom. L'ex-international canadien Bon Lenarduzzi se souvient d'un homme qui passait son temps à montrer ses talents de... joueur, et à râler après sa paye qui n'arrivait pas, tout en refilant le boulot à son jeune adjoint, un certain Bobby Robson.
«La blague» de Platini
Restent les cas des cracks passés directement par la case sélectionneurs : Franz Beckenbauer et Michel Platini. Un an après son retour du Cosmos, le Kaiser prit en charge la Nationalmannschaft (en 1984), pour la conduire au titre suprême en 1990, devenant, avec Zagallo, le seul homme à avoir gagné la Coupe du monde comme joueur et entraîneur.
Quant à Platini, son arrivée à la tête des Bleus (en 1988), un an après l'annonce de sa retraite, résonne «comme une blague qui a bien tourné», dixit notre confrère Jacques Vendroux, instigateur le la nomination au poste de sélectionneur du désormais président de l'Uefa. «Michel avait la légitimité, mais il avait arrêté le foot parce qu'il en avait marre du quotidien. Il n'aurait jamais entraîné un club, ça le gonflait. Mais on était à la rue. Il a sauvé l'image de l'équipe de France, de la Fédé et de la Ligue». Car, comme Beckenbauer, Platini était autant un homme de pouvoir qu'une star du ballon. Derrière le talent du joueur, se cachait celui du politique. Leur passage sur le banc, qui les introduisit dans le monde des instances, ne fut qu'un intermède. Fructueux.


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