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Un lourd héritage, un système archaïque !
Politique Du sport tunisien
Publié dans La Presse de Tunisie le 17 - 08 - 2014

Les quelques performances internationales des dernières années relèvent du miracle faute de politiques et d'infrastructure. Tout est à revoir
Nous sommes choqués, nous sommes écœurés d'entendre des voix s'élever et parler des politiques sportives «diligentes» et «efficaces» des temps de Ben Ali. Pour eux, la révolution (ou appelez-la tout ce que vous voulez !) est l'origine de tous les maux du sport tunisien. Elle a aidé alors à l'effondrement au soi-disant modèle sportif hérité. Ces paroles sont absurdes, voire hypocrites et venant de gens qui profitaient du système pour se faire une notoriété et une carrière que seul le sport pouvait leur donner. Dire aussi qu'il n'y a de compétences en sport et que nos ressources humaines sportives sont toutes incompétentes relève aussi de l'exagération. L'Etat tunisien a investi en sport depuis des décennies. Il l'a fait et c'est une obligation pour lui (tous les gouvernements le font), mais ces investissements se sont faits n'importe comment. Ça a duré 30 ans avec des orientations vagues et des décisions hâtives conformément à l'humeur des ministres, à leurs clans politiques, à leur appartenance régionale (quelques régions ont bénéficié des budgets de développement en sport), sans parler de la forte bureaucratie qui a «tué» toute initiative de réforme. En deux mots, ceux qui vous disent que le sport tunisien allait beaucoup mieux avant le 14 janvier sont des menteurs. Au contraire, il faudra au moins 5 à 10 ans pour se débarrasser du lourd héritage. Notre sport fonctionne encore avec un arsenal de mauvaises politiques, de lourdes procédures où le ministère du Sport «étrangle» ses fédérations, de dépassement de la loi (désignation et embauche des cadres sportifs, contrôle budgétaire, audit des procédures des appels d'offres...)...
Tout ça, vous voulez que ça se soigne en 2 ans ?! Pis. Ceux qui ont le volant en main sont presque les mêmes qui ont été parachutés par l'ancienne machine, de retour aujourd'hui. Y a-t-il quelque chose qui a changé au ministère du Sport, au Cnot, aux fédérations, aux clubs, et même aux médias sportifs? Pratiquement pas grand-chose. On continue avec la même culture de l'immobilisme. Mêmes personnes aux commandes, institutions sportives prises en otage, programmes d'action absents ou improvisés au jour le jour, et guerres meurtrières pour les postes partout. Tout ça ne peut être réformé sans une vraie volonté politique et sans cadres qui ont le courage de mettre dehors tous ceux qui ont nui et qui nuisent encore au sport et aux sportifs. Ce qu'il faut faire pour un sport de performance?
Sport de masse ou d'élite?
Le positionnement de notre sport est déjà mal défini? l'Etat va-t-il pour un sport de masse ou va-t-il couvrir la totalité du marché sportif (adultes, compétiteurs, sports individuels et collectifs...) ou pour un sport d'élite destiné en grande partie aux compétiteurs et aux disciplines où nous avons des prédispositions aux consécrations? On opterait plus pour la seconde hypothèse en essayant de subvenir aux besoins du segment «sport amateur» autant que possible.
Infrastructure à mieux gérer
Faute de fonds pour investir en infrastructure sportive, nous devons miser sur une meilleure gestion de l'actuelle infrastructure sportive. Cela en admettant que les salles et stades hérités de l'époque de Ben Ali n'ont rien à voir avec les normes internationales.
Nous avons 50 salles couvertes, oui, mais savez-vous combien d'entre elles respectent les normes de sécurité ? Savez-vous comment ces salles condensent la chaleur en été et laissent pénétrer l'eau en hiver? Savez-vous que la quasi-totalité des parquets sont néfastes aux muscles des joueurs ? Puisqu'aucun ministre des Sport et qu'aucun juge d'instruction n'ont eu le courage d'ouvrir ce dossier des constructions sportives, on devra réfléchir à gérer l'existant en pensant à entretenir et à mieux gérer les horaires d'exploitation.
Donner la chance aux cadres
Avec les mêmes personnes à la tête des clubs, et le plus grave avec les mêmes têtes qui tournent aux fédérations et aux départments ministériels sportifs (élite, direction générale...), il relève de la fiction d'attendre quoi que ce soit. En deux mots, notre sport a besoin de cadres compétents, honnêtes et recyclés pour créer une nouvelle dynamique... Ça concerne aussi les commissaires aux sports, aux cadres du ministère, aux staffs techniques dans les fédérations et les clubs.
Ceux qu'on a bloqués avant continuent de l'être encore. Certains d'entre eux réussissent au Qatar et au Golfe, alors que les autres chôment faute d'une petite ouverture dans ce vase clos.
Revoir la formation et l'instruction
Ça concerne par exemple l'ISsep de Ksar Saïd, véritable institution marginalisée où vous pouvez en voir de toutes les couleurs. Le nombre des étudiants formés et sortis sur le marché va-t-il avec les besoins du sport ?
Où sont passés les métiers du sport autre que l'entraîneur? Chaque année, des milliers de professeurs d'éducation physique sortent sans vrais débouchés. Ceux qui sont reçus ne vont pas de pair avec ce que demande le marché du sport. Et avec un état qui n'embauche plus, ces jeunes diplômés finissent par perdre leur vocation et vivent sur les quelques occasions maigres de travail dans un club. Un énorme chantier est celui de la formation académique au sport.
Le plus important à court terme est de recrédibiliser les institutions sportives et motiver les gens qui veulent changer et aller vers la bonne attitude.


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