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Quel schéma de croissance pour 2015-2019 ?
Tribune


Par Dr Mohamed DAMAK
Attentes citoyennes politiques et socioéconomiques
Les orientations générales des programmes électoraux des principaux partis politiques sont quasiment semblables, mais, bien entendu, à des degrés d'importance relative. Il s'agit, essentiellement, de la lutte contre le terrorisme, la stabilisation de la sécurité nationale, l'examen profond des déséquilibres macroéconomiques (les quatre déficits : des balances commerciale, courante et des paiements, ainsi que du budget de l'Etat).
Ceci étant en matière de gouvernance politique. Quant aux volets d'ordre économique, les réponses proposées par les partis politiques, par rapport aux attentes des citoyens, sont mitigées et manquent de visibilité.
Ces attentes majeures sont relatives :
- à la lutte contre la pauvreté et le chômage ;
- à la justice sociale liée à la politique de redistribution de la richesse économique ;
- à l'amélioration du pouvoir d'achat ;
- aux déséquilibres régionaux ;
- aux grands projets infrastructurels.
Ce manque de visibilité est appelé à subir une rescousse visionnaire et stratégique sur le plan socioéconomique afin de subvenir aux besoins des attentes réelles des citoyens et de conforter les décisions politiques quant aux choix de schémas de croissance économique soutenable et plausible.
Schéma de croissance soutenable et plausible
Un programme électoral réalisable est tenu de se situer dans le cadre d'un modèle de développement économique inclusif (impliquant toutes les parties prenantes) et durable (assurant une progression continue).
Ce modèle doit tenir compte du comportement de la croissance mondiale (révisée à la baisse en juillet 2014, de 3.7% à 3.4% et récemment à 3.4%) et en rapport avec le niveau du chômage qui demeure relativement inquiétant, et ce, notamment dans les pays de nos principaux partenaires.
Aussi, il ne doit pas perdre de vue les pressions géopolitiques et la montée du terrorisme.
Jusque-là, un modèle économétrique de simulation à moyen terme et construit sur la base d'une analyse quantitative fait défaut.
Faute d'un tel modèle, partant d'un programme électoral et se référant aux données statistiques rétrospectives, il est tout à fait possible de construire un schéma de croissance se projetant sur la période 2015-2019.
Il est entendu que le schéma de croissance devrait constituer la colonne vertébrale de tout programme électoral, exprimé moyennent une analyse de simulation quantitative.
Aussi ce schéma devrait être conçu dans le cadre d'une politique économique à travers ses trois composantes principales: budgétaire, monétaire et de l'emploi.
La faisabilité d'un tel schéma dépend nécessairement de son caractère convergent.
Sa réalisation devrait également tenir compte du lancement, dans les plus brefs délais, de reformes structurelles du droit commun en premier lieu et des différents codes (fiscal, investissement, travail, etc.), en deuxième lieu.
Les attentes réelles de nos citoyens et notre souveraineté nationale devraient façonner l'esprit de ces réformes structurelles.
Quant à la construction du schéma de croissance convergent, soutenable, plausible et souhaité, elle repose sur :
- Une hypothèse fondamentale, combinant un montant d'investissement global d'un maximum de 120 milliards de dinars et le choix d'un taux de croissance moyen de la période 2015-2019, par exemple entre 5 et 5,5%, avec une progression réaliste de 0.5% à 1% et un taux pour 2015 ne dépassant pas les 4%
- Des hypothèses accessoires des variables macroéconomiques contraignantes
La valeur de l'épargne nationale.
Le financement intérieur.
Le financement extérieur.
La consommation finale.
Des hypothèses technico-économiques
L'évolution de la productivité du travail
L'efficacité des moyens de production.
Des mesures d'accompagnement
Réduction rationnelle et progressive du comportement consommateur excessif ;
Priorisation de la demande d'investissement par rapport à la demande de consommation finale ;
Répartition de l'investissement public/privé (notamment dans le rôle de l'Etat dans le développement régional ;
Attention particulière à une croissance à haute valeur orientée (minimiser le poids de l'industrie de sous-traitance) ;
Estimation des grands projets infrastructurels (zones industrielles, routes, chemins de fer, logistique portuaire et aérienne, etc.) ;
ventilation régionale chiffrée de l'investissement global.
Il en découle que :
- l'amélioration de la valeur de l'épargne nationale dépendrait de la réduction de la consommation finale ; ce qui réduirait la dépendance relative du financement extérieur;
- la maîtrise de l'inflation et l'optimisation de la productivité du travail et l'efficacité des moyens de production militeraient en faveur de l'amélioration du pouvoir d'achat des citoyens.
- Le renforcement de l'investissement réduirait significativement le chômage (il est possible de déterminer le montant d'investissement requis pour gagner x% de croissance et la création du nombre d'emplois qui en découle, permettant de réaliser au terme de 2019 un maximum d'un taux de chômage de 10 à 11%.
- Le traitement profond et progressif des dépenses publiques, notamment les frais de fonctionnement et de la caisse de compensation, rendrait possible le transfert des montants budgétaires dégagés vers la réalisation de grands projets infrastructurels.
Une politique économique efficace se devrait d'être un mode de gouvernance rationnel et transparent, moyennant un traitement de l'information dans une logique convergente traitant simultanément le comportement des principales grandeurs macroéconomiques et ciblant l'amélioration continue de l'ensemble de nos déficits (budgétaire et des balances commerciale, courante et des paiements).
Seul le traitement pertinent de l'information économique permettrait un contrôle maîtrisé, notamment dans les situations difficiles, améliorerait la visibilité et conforterait les décisions politiques.


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