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Parité hommes-femmes: faux problème ou véritable enjeu ?
Publié dans Leaders le 02 - 05 - 2011

Les femmes tunisiennes sont-elles menacées dans leurs droits ? Ont-elles besoin d'un petit coup de pouce dans les futures élections de l'Assemblée Constituante ?
D'un certain point de vue, on peut penser que c'est inutile. N'avons-nous pas cinquante ans de mixité au compteur? Nos filles ne sont-elles pas scolarisées? Ne sont-elles pas présentes dans tous les secteurs ? N'ont-elles pas participé à la révolution ? Même celles islamistes étudient et travaillent ! N'y aurait-t-il pas autant d'électeurs que d'électrices ? Toutes les avancées ne sont-elles pas irréversibles ? Ne devrait-on pas faire le pari de laisser les tunisiens voter librement, et la parité hommes-femmes se fera d'elle-même ?
Pourquoi tout ce remue ménage ? Ne sommes-nous pas atteints d'une paranoïa généralisée?
Il est peut être logique de ne pas s'en faire mais ça pourrait s'avérer irresponsable car les acquis de la femme tunisienne n'ont pas été le fruit d'un changement réel et assumé de la mentalité tunisienne mais souvent imposés par la légitimité historique de Bourguiba alors que la grogne misogyne ne s'est jamais tue et n'a toujours fait qu'attendre son heure.
Cette heure a-t-elle sonné, maintenant que la voix de Bourguiba s'est tue et que les chaînes satellitaires lavent à grande eau les cerveaux en mal de guide ?
Ne voyons-nous pas déjà quelques barbus impatients, qui confondent la rue avec la maison, la cité avec la mosquée et voient en toute femme la préposée exclusive aux affaires domestiques. Quant à leurs dirigeants, séducteurs à la télé, tiendraient-ils un discours aussi soyeux quand ils se retrouvent à huis clos ?
Que ces islamistes arrivent à imposer leur diktat aux femmes, en investissant la rue comme ils s'y essayent maintenant, cela semble peu probable; Celles-ci ne se laisseront pas faire.
Mais qu'ils arrivent à traduire leur volontés en loi, en investissant l'Assemblée Constituante prochaine, cela est théoriquement plausible.
D'ailleurs, l'alarme semble déjà de niveau 3, depuis que La « Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution … a adopté la parité avec alternance dans les listes électorales … ». Cette « parité » qui a été applaudie comme une avancée majeure ne signifie pas que l'Assemblée Constituante va comporter autant d'hommes que de femmes ! Elle signifie simplement qu'avant le vote chaque liste présentée aux élections doit comporter une alternance d'hommes et de femmes. Plus (ou pire) encore, après le vote, il y'aurait au final, selon les spécialistes, beaucoup plus d'hommes que de femmes élues et… la majorité de celles-ci appartiendraient à la mouvance islamiste, ce qui, véritable baiser de la mort, pourrait remettre sur le tapis les dogmes de la mixité, de la polygamie, etc.….
Alors comment agir pour que les femmes aient une présence confortable dans « l'Assemblée Constituante » et surtout qu'elles soient de tous bords politiques? Peut-on compter sur un vote massif et lucide de leur part ? Malgré des conditions électorales équitables, du moins sur le papier, quel va être leur taux de participation et pour qui elles vont voter ?
Sans avoir recours à une calculatrice, juste en observant les plateaux télés et en lisant les médias, les participants aux débats politiques sont plutôt des hommes.
En sera-t-il de même lors du vote ? C'est comme si malgré leur instruction et leur travail, les femmes étaient moins enclines à se mettre au devant de la scène !
Manque de temps ? Manque d'ambition ? Pression des hommes ?
De plus, il est possible qu'une partie des femmes (voilées) votent pour ceux et celles susceptibles de menacer leurs propres acquis.
Y'a-t-il quelque chose à faire en plus que de sensibiliser un maximum de femmes à voter utile? La question se pose car certains estiment, en toute bonne foi, qu'après tout, les femmes n'ont qu'à se défendre, elles ont déjà tous les droits ! On élit une Assemblée Constituante non pour la galerie, non pour faire beau mais pour avoir les meilleures compétences et s'il se trouve que les élus soient surtout des hommes, eh bien, on n'y peut rien et on fera avec!
A l'inverse, si on veut agir dans le sens de la parité dans la représentativité, il est possible de revoir la copie déjà votée par la « Haute instance », ou on peut conserver le même mode de scrutin mais demander à ce que les têtes de liste ne soient pas toujours des hommes.
Ou bien, plus radicalement, décider une sorte de quota 50%-50% de telle sorte que la moitié des élus de cette Assemblée Constituante soient des femmes et l'autre moitié des hommes, selon un mode de scrutin à mettre au point. Comme l'a suggéré un internaute, en s'inspirant d'une expérience suédoise, on élirait des couples hommes-femmes et non des hommes ou des femmes séparément pour qu'il y'ait parité automatique. Mais qui osera le proposer et qui sera d'accord.
M. Béji Caïd Essebsi a parlé de 30% pour les femmes ! Et pourquoi pas 40% ou 25% ?
Bref on patauge et l'enjeu est de taille!
Plutôt que d'être une myriade de partis dont les programmes se chevauchent probablement, les dizaines de nouveaux leaders, devraient dissoudre leur égo dans un programme commun qui devrait tourner autour de quelques mots-clés tels que démocratie, dignité et liberté.
Ainsi ils pourront, pacifiquement et par la voix des urnes, avoir le pouvoir entre les mains grâce à leur coalition, conserver les acquis fondamentaux de la Tunisie moderne puis, le danger écarté, discuter tranquillement des réformes pointues qui leur tenaient à cœur.
La Tunisie ne peut se permettre le moindre pas en arrière.
La femme a besoin de s'épanouir, c'est elle qui éduque les enfants et par là conditionne la société de demain; En travaillant elle ne prend pas la place de l'homme, mais double les compétences disponibles, l'inventivité et donc la création d'emploi pour peu que le système éducatif et les esprits le permettent.
Plus que trois mois, faute de sondages et enlisés dans les « dégage », l'issue est plus que jamais incertaine.


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