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La foire internationale s'invite à Nabeul
Publié dans Le Temps le 08 - 02 - 2018

L'apiculture est une filière agricole qui a un caractère spécial. Elle est pratiquement présente dans les différentes régions du pays. Les potentialités apicoles sont importantes et pourtant, aujourd'hui, la filière apicole reste sous exploitée avec une production de miel qui stagne à cause de beaucoup de difficultés à repeupler les colonies malgré les efforts de l'Etat en vue de la modernisation de la filière. C'est dans l'objectif de faire la lumière sur ce secteur d'activités que l'apiculture s'est invitée à Nabeul dans un salon ouvert hier et qui se poursuivra jusqu'au au 15 février
En raison de sa diversité floristique, faunistique et paysagère importante, la Tunisie est dotée d'un potentiel apicole important et unique lui conférant une grande originalité qui en fait l'une des régions les plus intéressantes sur le plan biologique et biogéographique. C'est dans ce cadre qu'une foire internationale du miel a ouvert ses portes à Nabeul, en présence d'une quarantaine d'apiculteurs professionnels. Cette manifestation, organisée par Waft International, vise à promouvoir la filière apicole et valoriser les produits de la ruche, a déclaré le coordinateur de l'évènement Fatah Benchouia.
« L'apiculture constitue un véritable atout de développement économique en Tunisie et dans le monde arabe, d'où la nécessité d'accompagner les apiculteurs et de leur offrir les conditions nécessaires pour assurer l'essor de la filière. Ayant eu l'opportunité de déguster les différentes variétés de miel, M. Benchouia s'est dit satisfait quant à la qualité des produits exposés qui peuvent désormais s'imposer sur le marché national, voire à l'étranger.
Cette foire constitue de ce fait une aubaine de rencontres entre les professionnels du secteur tout en permettant au consommateur de se mettre en contact direct avec les véritables producteurs du miel et se procurer un produit de qualité, a-t-il souligné.
Plusieurs pays prennent part à cette manifestation. Il s'agit de la Chine, l'Egypte, l'Espagne, le Yémen, la Palestine, la Libye et l'Algérie. C'est un rendez-vous incontournable pour les apiculteurs, les agriculteurs, les chercheurs et au-delà pour le grand public.
Si les amateurs de miel peuvent déguster et s'approvisionner auprès des professionnels en produits bruts (miel, propolis, gelée royale, cire, venin...) et/ou transformés dans leurs propres ruches (pain d'épices, hydromel), les apiculteurs en devenir auront aussi la possibilité de s'informer sur le matériel et la formation apicole.
Des animations gratuites autour de l'apiculture permettront aux petits et aux grands de se familiariser avec l'abeille et le travail de l'apiculteur. Des ruches vitrées et des expositions du matériel apicole aideront à mieux comprendre les enjeux liés à la sauvegarde de l'abeille. La recherche d'une apiculture rationnelle et une approche scientifique de l'apiculture ont conduit à la mise au point des ruches modernes, qui se caractérisent par l'adoption de cadres amovibles, de dimensions précises et standardisées, a affirmé Tarak Ben Taleb, apiculteur qui se spécialise dans la fabrication des ruches isothermes. "Ce sont des ruches en bois qui permettent de produire mieux en qualité et en quantité" dit-il.
Les doléances des apiculteurs
Le nombre d'apiculteurs dans le monde est estimé à 6,6 millions possédant plus de 50 millions de ruches, pour une production de 1,263 millions de tonnes de miel par an. En Tunisie, l'apiculture ne cesse de susciter l'intérêt des décideurs ainsi que des producteurs. L'élevage d'abeilles mellifères se prête bien à l'intensification, sans nécessiter de grandes superficies agricoles.
La marge d'intensification est encore très importante puisqu'on peut obtenir jusqu'à 30 kg par ruche bien conduite contre une moyenne nationale inférieure actuellement à 8 kg. On dénombre, en Tunisie, 12 000 apiculteurs avec 265 000 ruches produisant en moyenne 3000 T de miel.
L'apiculture chez nous se distingue par la coexistence de 2 systèmes d'élevage, complètement différents : celui traditionnel, en nette régression depuis l'introduction de l'apiculture moderne au milieu des années 70. Ce secteur se caractérise par des ruches fixes, de forme très variable, des techniques rudimentaires, des difficultés de lutte contre les maladies et une faible productivité.
Le second est moderne et représente actuellement 75 % des ruches et 90 % de la production nationale de miel. Il se distingue par des ruches plus conviviales, se prêtant davantage à l'exploitation, au suivi et au contrôle. La consommation moyenne du citoyen ne dépasse pas 12 g par an. Elle est utilisée généralement pour des raisons médicales. L'apiculture tunisienne reste insuffisamment structurée. Des difficultés persistent encore.
Faycal Saidani, apiculteur à Ennahli à l'Ariana cite l'exploitation non rationnelle des superficies existantes, la réduction des superficies exploitables, la transhumance non régulée et le manque de diversification des ressources mellifères par le reboisement des forêts. A cela s'ajoutent les problèmes liés à la formation, l'encadrement des apiculteurs. Et d'ajouter « les prix forts du bois, de la cire et des médicaments, la pénurie du sucre », alors que le vol de ruches devient de plus en plus fréquent sur le territoire. Faycal, ce passionné du monde des abeilles, est aussi très affecté par cet acte et ne comprend pas pourquoi on a pu s'en prendre à des ruches. « Voler une ruche, c'est comme voler un mouton ou une vache. Ces vols à répétition mettent en péril des exploitations, des projets d'installation, des emplois apicoles et la production du miel. Personnellement, je compte abandonner ce métier passionnant et m'occuper de mon projet de restauration ». Il a évoqué, aussi le manque de valorisation et de promotion du miel tunisien et a souligné que les analyses ont prouvé que les différents miels d'importation ne sont pas de bonne qualité, appelant à ouvrir les marchés d'exportation au miel tunisien


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