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A qui la faute ?
Enseignement - Les élèves ne font pas correctement leur travail
Publié dans Le Temps le 18 - 01 - 2007

* Travaux de recherche qu'ils « pompent » dans les publinets sans en comprendre le contenu * En fait le système actuel les pousse vers le « copié - collé »
Le travail de recherche demandé aux enfants à l'école primaire permet de développer leur imagination, d'enrichir leur culture et de leur donner le sens du travail individuel. Tous les pédagogues insistent sur le rôle de la recherche que ce soit dans le cadre d'un dossier sur un thème en particulier ou dans le cadre de la lecture d'un livre recommandé par l'institutrice.
Mais on remarque aujourd'hui que ce travail de recherche a une forme qui laisse un doute quant à son intérêt : des dossiers prêts achetés dans un « publinet » et des résumés des livres copiés du travail fait par la première de la classe. Quel enrichissement peuvent tirer les enfants d'un travail prêt dont ils ignorent le contenu ?

Décalage entre théorie et pratique
Les inspecteurs demandent aux instituteurs de recourir au travail basé sur la recherche parce que les donnés de base acquises en classe ne sont plus suffisantes. Plus le niveau d'enseignement est supérieur, plus le travail de recherche doit être exigé. Donc les leçons données à l'école doivent être complétées par des informations supplémentaires pour que l'élève soit vraiment au niveau. L'intérêt de ce travail dépasse le seul niveau culturel parce qu'il développe chez l'enfant l'amour du savoir et la curiosité si spécifique à cet âge. Il y a aussi un apprentissage de la rédaction, de l'orthographe et du vocabulaire qui ne peut que se développer. La recherche est présente également en matière de lecture (bibliothèque), où le travail consiste en l'élaboration d'un résumé avec énumération des principaux personnages et des événements majeurs. Ce qui apporte indéniablement un enrichissement du vocabulaire, et une amélioration de le capacité à lire et à comprendre un livre ou un texte. Malheureusement, tout cela reste théorique et utopique quand il n'y aucun effort réel de la part de l'élève. En effet, la tendance en ce moment est au moindre effort, à la paresse intellectuelle et au manque d'intérêt. La recherche se résume en l'achat d'un dossier prêt et imprimé chez un « publinet » et de le remettre tel quel à l'instituteur même pas réécrit ou modifié. Qu'il s'agisse d'histoire, de géographie, de science physique ou naturelle, on fait du copier coller sans prendre la peine de lire le contenu. Certains élèves vont jusqu'à présenter tout un dossier avec la présentation graphique des pages Web ou les adresses des sites. Certes la recherche est facile et efficace sur Internet, mais elle sans intérêt quand le travail est présenté ainsi. Où sont l'application, l'effort, la rigueur et le sérieux ? Normalement, l'élève doit sélectionner les informations, les assimiler, les rédiger lui-même pour que la recherche ait un sens. Même chose pour le travail en matière de lecture. L'institutrice choisit un livre, demande aux élèves de le lire et de dégager l'histoire. Hélas, une poignée d'élèves seulement fait le travail, les autres se contentent de copier. La recherche est évitée comme une dure mission contraignante alors qu'elle est une méthode pédagogique qui a longtemps porté ses fruits.

Ne pas s'étonner des lacunes
Parents et enseignants s'accusent mutuellement.Le problème dépasse la méthode de la recherche pour englober tout le travail qui doit être fait à la maison. Les professeurs blâment le manque d'implication et de suivi des parents, qui cherchent la facilité et les méthodes qui assurent la tranquillité. Beaucoup de parents n'ont pas le temps de s'occuper de leurs enfants et comptent sur le travail fait en classe pour l'éducation et l'apprentissage. Alors que tous les pédagogues affirment que cela est insuffisant, il faut travailler à la maison et fournir plus d'efforts face une quantité croissante d'information qui ne peut être assimilée en une heure, comme par miracle. Les instituteurs offrent les données et les élèves donnent une plus value grâce à la recherche ; alors si l'élève n'apprend pas correctement ses leçons mais en plus n'y remédie pas à travers la recherche, il ne faut pas s'étonner des lacunes au niveau du vocabulaire et de l'orthographe en langue arabe et française ! Les parents doivent responsabiliser leurs enfants et contrôler continuellement leur travail et non pas leur donner de l'argent pour se débrouiller et faire le travail demandé par l'institutrice, peu importe son thème et son enjeu. Ils ne se soucient pas des études de leur progéniture et relèguent leur rôle à l'enseignant. Or ce dernier, a 30 élèves à former, il ne peut pas faire le travail des parents. Comment vérifier tous les résumés et la lecture effective du livre sélectionné ?
Les parents reprochent à certains instituteurs (sans offense à l'honneur du travail louable que font les autres) de « bâcler » leur travail en négligeant le rôle de contrôle des comptes rendus et des productions des élèves. Beaucoup de parents se plaignent des instituteurs qui demandent sans arrêt des dossiers et des recherches sans les exploiter réellement, de l' application formelle de la méthode sans sa portée substantielle. Face à la stérilité de l'effort fourni, les parents recourent à leur tour au travail expéditif et n'accablent plus leurs enfants avec un travail sans fruit. A chaque parent sa version, certains vont même jusqu 'à accuser les instituteurs d'incompétence et de laisser - aller.
Face à un tel manque de coopération entre les parents et les instituteurs, c'est l'élève qui trinque. Des efforts des deux parts pour le bien de l'enfant sont nécessaires pour un résultat qui satisfait tout le monde. L'instituteur ne peut pas endosser la responsabilité du parent démissionnaire et les parents doivent à tout prix assurer la réussite de leur enfant quitte à supporter les bavures des enseignants capricieux.


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