Ramadan 2026 : manifestation Fawanis dans plusieurs cités et centres culturels universitaires de Tunisie    Ahmed Jaouadi et Ahmed Hafnaoui brillent aux Championnats SEC : la natation tunisienne au sommet aux USA    Un premier jour de Ramadan marqué par une hausse des températures atteignant 28°C en Tunisie    Imsakia Ramadan 2026 : horaires et l'Imsak et l'Iftar au grand Tunis, Sousse, Sfax, Kairouan et El Kef    Samsung déploie un dispositif d'affichage 3D dans plusieurs villes à travers le monde en amont du Galaxy Unpacked 2026    20 dinars : la Banque Centrale introduit un nouveau billet pour les Tunisiens    Ooredoo Fintech Tunisie obtient l'agrément de la Banque Centrale pour lancer walletii by Ooredoo en Tunisie    Ramadan en Tunisie: entre spiritualité et gourmandise (Album photos)    Accident au campus El Manar : la porte principale s'effondre    Université tunisienne: sortir du fétichisme électoral pour restaurer la compétence    Déclarations d'impôts en Tunisie : Les dates clés à retenir pour éviter les sanctions    Visa Schengen 10 ans : qui pourra en bénéficier ?    Ramadan 2026 : Le guide complet du Ministère de la Santé pour un jeûne sans risques    Lutte contre la spéculation : La viande locale disponible à 42,900 DT dans les points de vente officiels    Epson renforce sa gamme de projecteurs 3LCD en Tunisie : performance, innovation et polyvalence au service des professionnels et de l'éducation    Zoubeida Khaldi: Ce cavalier    Iran : Guerre probable, versus, paix improbable ?    Ooredoo Fintech Tunisie obtient l'agrément de la Banque Centrale pour lancer walletii by Ooredoo en Tunisie    RSE : Focus sur la pratique des métiers de justice et des institutions d'arbitrage (Album photos)    Arabie Saoudite annonce le début officiel du Ramadan 2026 avec le Qatar et les Emirats    Qui est Anne-Claire Legendre, la première femme à réinventer l'Institut du monde arabe ?    Festival Gabès Cinéma : Afef Ben Mahmoud à la direction    Le ministère de l'éducation tunisien interdit la prise de photos à l'intérieur des écoles et la Dakhla du Bac    Où et quand suivre les barrages aller de la Ligue des champions ?    40ème anniversaire du décès du Dr Slimane Ben Slimane : un livre dédié au Comité Tunisien de la Liberté et de la Paix    CIVP : vers une augmentation de l'indemnité des stages en Tunisie    Quart de finale de la Ligue des champions : Les dates clés pour Espérance Tunis contre Al Ahly !    Prix Littéraires COMAR d'Or : appel à candidatures pour la 30ème édition    Météo en Tunisie : pluies éparses attendues sur le nord et localement le centre    La sélection tunisienne de judo senior remporte 11 médailles au tournoi international Tunis African Open    Conférence de Munich 2026: l'Europe face au duel Washington–Pékin    OPPO A6 5G et A6x 5G lancés par OPPO en Tunisie offrant des avantages de performance, de puissance et de fluidité au quotidien    Lancement de la première session de recrutement 2026 : dates et modalités    L'odorat des chiens au service de l'oncologie médicale    Anouar Brahem signe son grand retour en Tunisie avec l'ouverture de la 11e édition de Sicca Jazz au Kef    Anis Lassoued : ''Enda a été le déclic qui a permis à Moez de briser les chaînes du silence''    Dégradations du VAR : la FTF promet des poursuites et un durcissement disciplinaire    De la culture générale (II): l'apport arabe à la Renaissance européenne    Le tennisman tunisien Moez Echargui se qualifie pour les quarts de finale du Challenger de Pau    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    Fierté tunisienne : Ridha Mami ouvre un département arabe et islamique au Mexique    Le diplomate tunisien Mohamed Ben Youssef nommé à la tête de l'Institut culturel Afro-arabe    Elyes Ghariani - La doctrine Donroe: le retour brutal de l'hégémonie américaine    L'Université de Tunis El Manar et l'Université japonaise d'Hiroshima signent un accord de coopération    Mondher Msakni: L'orfèvre    Israël intensifie sa politique d'annexion et de colonisation en Cisjordanie    ATMEDIA lance la première session de formation sur l'intelligence artificielle pour les journalistes    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Négligence chronique de l'Etat: Après-moi le déluge, il faut savoir nager!
Publié dans Le Temps le 24 - 11 - 2020

p class="p1" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 13px; line-height: normal; font-family: "Myriad Pro";"Le Temps - Slim BEN YOUSSEF p class="p2" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-family: "Myriad Pro";"Pas seulement social, le déluge, au sens le plus propre du terme, s'installe désormais comme une routine dans le quotidien des Tunisiennes et des Tunisiens, particulièrement durant l'automne et l'hiver de chaque année. Entendez par déluge, voire déluges au pluriel, ces espèces d'inondations cycliques et quasi cataclysmiques qui submergent, de la tête aux pieds, tout espace urbain à chaque fois qu'une demi-heure de pluie, plus ou moins torrentielle, se met à peine à tomber. Face à la négligence chronique de l'Etat, et faute de maintenance et de plans d'aménagement durable, les Citoyennes et les Citoyens n'ont plus vraiment le choix : pour s'en sortir, il faut savoir nager...
Certes, les changements climatiques à l'échelle universelle y sont assurément pour quelque chose, mais est-ce réellement la faute à Mère Nature si l'infrastructure urbaine et routière de la Tunisie ne peut même pas tenir une demi-heure face à un orage ? Que dire d'ailleurs d'une demi-journée ou plus, s'il en est, qui paralyse entièrement et mine de rien, toute la capitale et les principales villes de la Tunisie. A défaut d'une intervention urgente, c'est évidemment toute l'infrastructure urbaine et routière du pays qui s'écroulera bientôt sous les eaux. Encore quelques années et ce serait peut-être trop tard de jouer aux services de secours. Il faut bouger illico.
Infrastructure précaire
Bien entendu, pour pouvoir s'attaquer à ce « problème », il faudra beaucoup plus qu'une simple levée de fonds pour renforcer la «lutte contre les catastrophes naturelles», s'il l'on peut vraiment appeler comme ça ces espèces de petites averses censément inoffensives mais dont l'étendue des dégâts se font sentir au centuple à l'échelle d'un pays. Entre une infrastructure précaire et défectueuse, des moyens financiers certes insuffisants et des pouvoirs publics pétrifiés et pour le moins impuissants, ce sont surtout les plans d'aménagement durable et les investissements au niveau de l'infrastructure urbaine et routière qui manquent le plus.
Face aux importantes inondations causée par la moindre intempérie, force est de constater que le processus est à chaque fois le même. D'abord, c'est l'Institut national de la météorologie qui appelle, en premier, à la vigilance, en mettant en garde contre de fortes quantités de pluies qui pourrait provoquer une hausse du niveau des eaux près des oueds et des barrages et entrainer la constitution progressive d'immenses flaques d'eaux, mêlée de gadoue de ville, qui croupiront au beau milieu de la chaussée, dans toutes les villes de la Tunisie et qui paralyseront en quelques minutes toute action ou mouvement humain.
Ensuite, c'est la direction de la Garde nationale qui annonce, dans la foulée, une interruption brusque et totale au niveau de la circulation routière dans plusieurs zones en raison des intempéries qui pourrait durer quelques heures, jours ou semaines après l'intempérie en question. Avant de publier puis mettre progressivement à jour la liste des routes bloquées, à l'échelle tant nationale que régionale et locale qui ne cesse de s'étendre au fil des heures. Et d'appeler finalement les usagers de la route à prendre toutes les précautions nécessaires.
Entretemps, ce sont les photos et vidéos qui pullulent sur les réseaux sociaux montrant des quartiers entiers sous l'eau, des stations de métro et des gares inondées, des voitures submergées par des rivières de boue, des personnes coincées dans leurs voitures inondées. Dimanche dernier, et seulement à titre d'exemple, c'est le mur d'enceinte d'une école primaire à Moknine qui s'écroule suite aux fortes précipitations. On va seulement se dire que les élèves et leurs enseignants ont eu vraiment chaud, car heureusement que c'était un dimanche...
Solutions de raccommodage
On se souvient, d'ailleurs, des dégâts des pluies diluviennes qui se sont abattues, en septembre dernier, sur l'institut d'orthopédie Mohamed Kassab d'orthopédie, noyé littéralement sous les eaux. La Protection civile est intervenue, dit-on pour pomper les eaux, et les agents d'hygiène ont nettoyé les lieux, mais est-ce qu'une solution à long terme a été envisagée ? Bien sûr que non, le même institut, les mêmes bâtiments, les mêmes artères et les mêmes coins de la Capitale et des autres villes se mordent perpétuellement la queue à chaque intempérie.
Septembre dernier, le chef du gouvernement, Hichem Méchichi, a beau avoir martelé que «les préparations aux pluies et aux inondations ne sont pas suffisantes», et grogné qu'«il était inacceptable que la même situation se répète à chaque fois qu'il pleut en appelant l'ensemble des intervenants à prendre leurs responsabilités». Avant de souligner « l'état lamentable des infrastructures et la nécessité de travailler à son amélioration», d'après ses dires. «Nous n'avons plus le droit d'être surpris à l'avenir !», a-t-il même scandé.
A voir comment les choses ont encore mal tourné, pas plus tard que dimanche et lundi derniers, eh bien question de surprise, on en a encore le droit, parait-il...
p class="p2" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-family: "Myriad Pro";"


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.