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Port de Kélibia : Ne laissons pas le virus du plastique nous envahir !
Publié dans Le Temps le 25 - 12 - 2020

p class="p1" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 13px; line-height: normal; font-family: "Myriad Pro";"Le Temps - Kamel BOUAOUINA p class="p2" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-family: "Myriad Pro";"Le plastique envahit notre environnement et nos mers causant des dommages irrémédiables à la faune et à la flore. La quantité de déchets de plastique qui se retrouvent le long du littoral suscite beaucoup d'inquiétude surtout que le plastique représente aujourd'hui 95% des déchets sur les plages et en surface de la mer Méditerranée.
Chaque année, cette mer Méditerranée engloutit 570.000 tonnes de plastique, soit l'équivalent de 33.800 bouteilles en plastique par minute. Et la pollution continue de croître. Le nombre de déchets en plastique devrait quadrupler dans la région d'ici 2050. Cette pollution guette le port de Kélibia comme en témoignent les photos affichées sur les réseaux sociaux par les internautes qui se sont indignés sur la situation environnementale et de l'accumulation des déchets au port où l'eau est submergée par les bouteilles de plastiques, les mégots de cigarettes qui sont presque impossibles à récupérer une fois qu'ils se retrouvent dans l'eau, les produits d'hygiène (serviettes, tampons, lingettes), et les gobelets en plastique.
Réalité amère
Il suffit de faire un tour au port de Kélibia pour s'en rendre compte avec des photos qui reflètent bien la réalité amère de la situation. Le constat est, aujourd'hui, accablant, et les conséquences sont dramatiques pour l'environnement, la santé humaine et l'économie. En cause? L'indifférence des citoyens qui se permettent de polluer la mer.
«Je suis dans une zone touristique et le port est d'une saleté incroyable. Il étouffe sous le plastique et toute la plage est pleine de mégots, de canettes, de bouteilles en plastique vides et autres déchets», s'indigne Mohamed Ali, un jeune Kélibien
«Le danger, ajoute Makram, est grand surtout que la plupart des matériaux plastiques, n'étant pas biodégradables, resteront pendant des centaines ou des milliers d'années».
Utilisées en moyenne pendant quatre ans, mais souvent une seule fois, les matières plastiques restent en mer pendant des périodes allant de cinq ans pour un mégot de cigarette, 20 ans pour un sac, 50 ans pour un gobelet en plastique et jusqu'à 600 ans pour une ligne de pêche. Les macro-déchets en plastique (les sacs, les mégots de cigarette, les ballons, les bouteilles, les bouchons ou les pailles) sont la forme la plus visible de la pollution plastique. Pour la première fois, une étude faite par la revue Science estime qu'en 2050 il y aura plus de plastique que de poissons dans l'eau.
Rien n'a été fait pour arrêter cette menace. Cette pollution est un véritable fléau pour la biodiversité et, à terme, pour l'humain. Selon l'ONG de défense de la nature WWF. Résultat: chaque kilomètre du littoral reçoit tous les jours 6,8 kg de plastique en moyenne. Les principales victimes sont les oiseaux (35 %), les poissons (27 %), les invertébrés (20 %), les mammifères marins (13 %) et les tortues marines.
La solution en amont
Mais ces animaux sont souvent incapables d'absorber le plastique, ce qui entraîne des brûlures internes, des occlusions digestives et la mort. La solution n'est donc pas en aval mais en amont: il faut tout simplement endiguer le flot de plastique qui vient de la terre et qui se déverse en mer.
Il est bien sûr difficile d'imaginer un monde sans plastique en plein milieu du XXIe siècle. Le plastique inonde nos vies et révolutionne notre façon de manger, de boire. La solution à ce problème est entre nos mains. Il y a de nombreuses compagnes qui ont été menées, pour sensibiliser la population, mais il est évident qu'il reste toujours beaucoup de travail à faire. Promouvoir le recyclage, gérer de façon rationnelle ces résidus et promouvoir une consommation de produits respectueux de l'environnement figurent parmi les choses que nous pouvons faire pour améliorer cette situation alarmante.
«Mais ce qui manque, ce sont des actions de sensibilisation des citoyens, et pourquoi pas passer à la sanction. Un effort important devrait être déployé par toutes les parties prenantes y compris la société civile et la municipalité, pour préserver la propreté du port et lutter contre la prolifération des déchets plastiques qui ont défiguré plusieurs sites du littoral. Sensibilisés et informés, les citoyens pourraient changer leur comportement en les jetant dans les corbeilles mises à leur disposition (ou à ériger si elles sont inexistantes). Ne laissons pas le virus du plastique nous envahir», estime, ce vieux marin, amoureux de sa ville natale
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