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Suffit-il de bien choisir ?
Les filières universitaires, face au marché de l'emploi
Publié dans Le Temps le 07 - 07 - 2009


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Souvent, on a l'impression qu'une carrière se trace et se joue sur un coup de dé
Le guide de l'orientation universitaire mis à la disposition des nouveaux bacheliers est conçu dans l'esprit de la réforme de l'enseignement supérieur basée sur le système Licence, Mastère, Doctorat (LMD) entrée en vigueur il y a trois ans.
Cette réforme constitue un choix qui offre de meilleures perspectives d'emploi aux diplômés du supérieur à travers l'instauration d'une formation et des diplômes orientés vers le marché du travail. L'enseignement supérieur tunisien compte, selon des chiffres publiés en 2008, 580 filières spécialisées dont 118 en ingénierie, 135 licences appliquées et 103 diplômes universitaires de technologie, à part les filières littéraires et celles des sciences humaines. Ce n'est donc pas le choix qui manque ! Mais les bacheliers, appelés à choisir leurs futures filières, sont tenus de prendre en considération plusieurs facteurs, notamment l'employabilité de la filière choisie et les chances de recrutement pour les diplômés de ladite filière. C'est que, souvent les qualifications ne profitent pas toujours des opportunités de l'emploi. Pour mieux guider les nouveaux bacheliers dans leur choix, des journées portes ouvertes de l'information sur l'orientation universitaire et du Salon national de l'étudiant sont organisées chaque année.

Des données utiles aux nouveaux bacheliers
En Tunisie, chaque année, les diplômés universitaires sont plus nombreux que l'année précédente. En effet, le nombre des diplômés de l'enseignement supérieur a enregistré une évolution sans précédent, passant de moins de 4500 en 1987 à plus de 55 mille en 2007. Ce chiffre sera de 100 mille en 2014. La majorité écrasante de ces diplômés ne profitent pas du marché de l'emploi qui, d'ailleurs, n'est pas capable d'absorber ce grand nombre de diplômés, surtout parmi les titulaires d'une licence ou d'un Master, sachant qu'un emploi stable et bien rémunéré est désormais synonyme d'un doctorat ou d'un diplôme d'une grande école, quoique les diplômés issus des filières courtes (techniques, scientifiques et artisanales) ont vu ces dernières années leur insertion professionnelle s'améliorer grâce aux différentes mesures prises par l'Etat en vue de rapprocher les institutions éducatives du marché du travail. Cependant les réalisations en matière d'emploi restent en deçà des objectifs escomptés, vu le nombre sans cesse croissant des diplômés du supérieur, ce qui est de nature à gonfler les rangs chômeurs. Une enquête avait été réalisée en 2005 par le Ministère de l'Emploi et de l'Insertion Professionnelle des jeunes en collaboration avec la Banque Mondiale pour tenter de comprendre les mécanismes de l'intégration des jeunes dans le marché du travail. Il ressort de cette enquête les résultats suivants : 46% des jeunes actifs n'avaient pas un emploi 18 mois après l'obtention du diplôme, les maîtrisards et les techniciens supérieurs représentent 90% des diplômés, près de 50% des techniciens supérieurs et maîtrisards sont au chômage, la proportion des chômeurs chez les ingénieurs est de 10%, soit la proportion la plus faible de tous les diplômes/spécialités, le taux de chômage des techniciens des Instituts Supérieurs d'Etudes Technologiques (ISET) est de 45% contre 53% pour les techniciens non-ISET, les jeunes filles représentent 57% de l'ensemble de diplômes contre 43% pour les garçons, mais 51% des hommes sont employés contre 38% des femmes. Voilà donc des données pratiques sur le rapport qualifications/emploi dont les nouveaux bacheliers ont besoin avant d'effectuer leur choix.

Le système LMD est-il profitable aux nouveaux bacheliers ?
La réforme relative à l'enseignement supérieur, connue sous le nom de LMD (Licence Master Doctorat), est relativement récente et il est difficile de juger de l'efficacité de ce système ou de son échec qui pourtant a suscité et suscite encore des controverses dans les milieux universitaires et estudiantins. Quelles que soient les anomalies ou les dysfonctionnements remarqués dans sa mise en œuvre durant ces toutes premières années de son existence, ce système LMD demeure la solution idéale pour l'université tunisienne qui veut s'aligner sur les systèmes internationaux actuellement en vigueur et résoudre un tant soit peu la difficile équation formation/emploi. C'est donc un système de formation flexible et comparable à l'échelle internationale. Les principes et les objectifs de ce nouveau système sont clairs, mais c'est sa mise en application qui est parfois sujette à caution. Pour mener à bien ce grand projet, une coopération effective et permanente entre les différents acteurs universitaires est indispensable : l'administration, les conseils des universités et les conseils scientifiques doivent se concerter en tout pour atteindre les objectifs. Si d'ici quelques années cette expérience ne donne pas de changement qualitatif au niveau de la formation et de meilleurs résultats palpables sur le plan de l'insertion des jeunes dans le marché du travail, c'est qu'une révision de tout le système s'impose. Parmi les buts visés par le système LMD est celui de créer de nouveaux circuits de formation centrée sur un double aspect académique et expérimental (pratique) en vue d'assurer le maximum d'opportunités à l'intégration dans le marché du travail. En d'autres termes, l'université tunisienne doit être en cohérence avec les besoins de l'économie nationale et du marché de l'emploi. Son rôle n'est pas seulement de fournir une formation académique mais de préparer l'insertion de l'étudiant dans le monde du travail en lui assurant davantage d'encadrement sous forme de stages au sein des entreprises privées ou publiques. Formation et pratique doivent aller de pair pour donner plus de chances aux diplômés d'être recrutés.

Favoriser l'employabilité des filières universitaires
Une bonne application du système LMD se heurte encore à des difficultés faute de ressources humaines, pédagogiques et matérielles ; il en résulte que cette réforme, étant encore à ses débuts, n'est pas capable d'atteindre l'objectif majeur qui lui a été assigné, à savoir, l'adéquation entre qualifications et emploi. Nous sommes encore loin de ce stade et ce, malgré les efforts fournis par l'Etat en matière de création de nouveaux postes d'emploi. Même les diplômés des filières courtes supposées posséder une forte employabilité sont pratiquement les plus exposées au chômage ! Depuis quelques années, de nouveaux mécanismes ont été créés par l'Etat dans le cadre de l'économie solidaire, comme le Fonds de Solidarité Nationale (FSN), le Fonds National de l'Emploi (FNE), la Banque Tunisienne de Solidarité (BTS) et le système des micro-crédits et autres structures d'appui et de financement de petits projets lancés par des diplômés du supérieur. De même, l'effort de l'Etat est de plus en plus dirigé vers le secteur privé qui encourage à recruter une part des diplômés du supérieur en mettant en place des mécanismes incitatifs au profit des entreprises prêtes à employer des jeunes diplômés. Mais, de l'avis des experts, cette campagne de recrutement de ces diplômés par le secteur privé, reste encore modeste avec 14% comme taux d'encadrement. Ce taux sera porté à 18% en 2011. A titre de comparaison, ce taux se situe entre 20 et 25% dans les pays de l'Union Européenne. Chez nous, le recrutement des jeunes diplômés constitue encore une charge financière additionnelle pour les entreprises privées, surtout avec la crise économique mondiale. L'avenir professionnel des nouveaux bacheliers dépendra donc du choix qu'ils vont effectuer : c'est de l'employabilité de la filière choisie qu'on doit tenir compte avant tout autre critère ! Il s'agit d'opter surtout pour une formation à la fois diplômante, professionnalisante et rémunérée ! Sinon, à quoi cela servirait d'obtenir un diplôme pour passer de longues années au chômage ? Il faut donc réfléchir avant d'agir !
Hechmi KHALLADI
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34 bourses d'Etat pour la France et 30 bourses pour l'Allemagne
L'Institut Préparatoire des Etudes Scientifiques et Techniques " IPEST " de la Marsa a abrité hier une rencontre destinée à présenter les lycées français auxquels seraient affectés 34 parmi les meilleurs bacheliers 2009.
Des proviseurs d'institutions aussi huppées que les lycées Louis Le Grand, Chaptal, Sainte Geneviève, Pasteur, Henri IV, Hoche, Pierre de Fermat, Janson de Sailly ou du Parc étaient là pour présenter et expliciter les études et les conditions de séjour.
Les bacheliers tunisiens seraient, semble-t-il, privilégiés du moment qu'ils ont le droit de choisir le lycée auquel ils seraient affectés. Leurs futurs camarades sont plutôt choisis par les soins du lycée.
Les proviseurs ont insisté sur le fait que la formation se fait en deux temps. D'abord, une première phase de deux années consacrée à une formation pluridisciplinaire axée sur la culture générale scientifique et littéraire. Ensuite, une phase de professionnalisation progressive.
Les écoles préparatoires allemandes de Hanovre et de Heidelberg ont également délégué des représentants pour informer les 30 bacheliers tunisiens choisis des modalités de leur installation en Allemagne. Une liste a été déjà dressée des 15 bacheliers allant étudier à Hanovre et des 15 autres de Heidelberg.
Aussi bien les bacheliers allant en France qu'en Allemagne ont obtenu des moyennes supérieures à 18,50 et des scores avoisinant les 200 points.
Lors de cette première sélection, 90 bacheliers ont été orientés à l'IPEST (60 en MPSI et 30 en PCSI).
Mourad SELLAMI
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Belle moisson
Les étudiants de la 2ème année de l'IPEST ayant participé aux concours des grandes écoles françaises ont obtenu de très bons résultats à l'écrit avec six admissibles à l'Ecole Polytechnique de Paris, vingt-trois admissibles à l'Ecole des Mines, trois admissibles à l'Ecole Centrale, ainsi que d'autres résultats élogieux dans les autres concours. On s'attend à une belle moisson de la part de cette promotion de l'IPEST ayant déjà démontré qu'elle dispose d'un fort potentiel justifiant l'investissement consenti pour elle. Bonne continuation sur le chemin de la réussite.


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