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Celle des parents aussi!
Enseignement: La fièvre de l'orientation universitaire monte déjà
Publié dans Le Temps le 28 - 03 - 2007

L'année scolaire entame déjà son ultime trimestre. Il est le plus important sur le plan comptable, parce que sanctionné à son terme par différents examens autorisant les candidats ayant sérieusement bossé à postuler aux échelons supérieurs à moins d'un accident de parcours toujours possible,
et à ceux moins lucides, pour ne pas utiliser un qualificatif peu laudateur et remuer de la sorte le couteau dans la plaie, de revoir leurs comportement et attitude, analyser froidement les raisons de leur échec, tirer les conclusions qui s'imposent et repartir l'année prochaine du bon pied et surtout vers le bon objectif. Une année gaspillée n'est en rien comparée à toute une vie devant soi pleine de joies, de moments forts et de réussites mais également semée d'embûches, de revers et de coups durs.

*Quoi de plus légitime que d'espérer la meilleure carrière pour sa progéniture...Mais le conditionnement provoqué par les parents, plus ambitieux que leurs enfants, peut provoquer des désenchantements. Une carrière programmée dès la naissance n'est pas forcement « prometteuse ».

L'année scolaire entame déjà son ultime trimestre. Il est le plus important sur le plan comptable, parce que sanctionné à son terme par différents examens autorisant les candidats ayant sérieusement bossé à postuler aux échelons supérieurs à moins d'un accident de parcours toujours possible, et à ceux moins lucides, pour ne pas utiliser un qualificatif peu laudateur et remuer de la sorte le couteau dans la plaie, de revoir leurs comportement et attitude, analyser froidement les raisons de leur échec, tirer les conclusions qui s'imposent et repartir l'année prochaine du bon pied et surtout vers le bon objectif. Une année gaspillée n'est en rien comparée à toute une vie devant soi pleine de joies, de moments forts et de réussites mais également semée d'embûches, de revers et de coups durs.
Certains parents, se projetant sûrement dans la peau de leurs progénitures, imposent et dictent à leurs enfants le chemin à parcourir, la filière à choisir et de facto la carrière à épouser ultérieurement. Ils mettent tout leur poids pour « convaincre » les décideurs en conseils de classes lors des orientations pour diriger leurs descendants quand ils parviennent à l'étape où ils seront orientés vers les branches qu'ils auront eux décidées !
L'aîné vers la filière scientifique, il ferait sûrement médecine plus tard et s'installerait au quartier avec une plaque rutilante au portail de l'immeuble ; ainsi toute la famille, les amis et même les voisins éloignés ne se coltineraient plus les interminables queues à l'hôpital pour se faire soigner ! Le fiston s'en chargerait au grand bonheur du paternel.

Orientation
Quelques années plus tard, c'est le tour du cadet. De vocation littéraire et très romantique, il suivrait quand même les maths, et deviendrait un excellent ingénieur ; quoi de plus facile ! La fille de l'épicier en est à sa dernière année d'ingéniorat et sera l'année prochaine selon les dires de son père recrutée par une grosse firme à Dubaï, étant lauréate de sa promo. Alors si la petite a pleinement réussi dans cette filière, pourquoi pas nous ?
Quant à la benjamine, un véritable ordinateur ambulant, jonglant avec les équations mathématiques, les résolvant mentalement avant même que le prof ne termine la dictée de l'énoncé, eh bien elle ferait lettres, et le bac en poche irait à la fac de droit où elle serait une brillante avocate au tribunal cantonal.
Le plus malheureux, c'est que ce genre de parents existe bel et bien, et arrive par on ne sait quels moyens... à imposer à leurs enfants les orientations voulues et décidées par eux et selon leurs choix !
Les élèves mettant les bouchées doubles pour faire plaisir à leur entourage, travaillant à fond la caisse parviennent tant bien que mal à se hisser aux classes terminales (cours particuliers conjugués à de multiples coups de pouce et de téléphone...) mais calent généralement à l'épreuve ultime ; le bac.
Il ne pouvait en être autrement, et l'issue était prévisible depuis le départ, le faux départ voulu et donné par un paternel se souciant surtout de flatter son égo, « aidé » dans sa besogne par quelques enseignants complaisants...au détriment de l'éclosion du talent d'un enfant obéissant et n'osant contredire, désavouer des choix qui lui sont arbitrairement imposés au risque d'être taxé de rebelle, de révolté...de renégat.

Carrières prometteuses
Résultats des courses : que de carrières prometteuses foutues en l'air par l'entêtement aveugle de certains géniteurs ! que de chômeurs garnissant les terrasses des cafés, maudissant leur vie, bouillonnant de rancœur à l'endroit de leurs enseignants en principe en mesure de les orienter vers la branche seyant le mieux à leurs aptitudes nonobstant les pressions d'un père certes voulant leur bien mais nullement habilité à opter pour les choix idoines ! Mais également, que de parents se morfondant dans le regret, la tristesse d'avoir bêtement et par ignorance brisé, assombri l'avenir des êtres qui leur sont les plus chers.
A notre humble avis, l'essentiel, est que les enfants s'épanouissent, s'éclatent, en un mot soient heureux. Qu'ils suivent surtout la filière où ils se sentiraient le mieux dans leur peau, où ils seraient à même de pleinement réussir ultérieurement. Pour ce faire, laissons aux instits la libre latitude de choisir en collégialité selon des critères objectifs et sérieux et en dehors des pressions et interventions s'avérant à la longue néfastes.

Que les parents se mettent bien en tête cette petite mais oh combien significative et pleine de sagesse phrase : « chaque homme n'a qu'une destinée* ». Tous les élèves ne seront pas fatalement des médecins, des avocats, des pilotes, des ingénieurs etc. (jobs soi disant cotés en bourse) ; un vieux dicton disait fort justement « il n'y a pas de sots métiers ». La société est un amalgame d'une infinité de professions toutes aussi utiles, indispensables, rentables les unes que les autres. Nous sommes en mesure d'affirmer sans risque de nous tromper que ces filières dites et supposées « nobles », leurs innombrables diplômés regrettent amèrement de les avoir suivies tant ils ne joignent que difficilement les deux bouts quand ils ne sont pas carrément au chômage. Alors que d'autres peu nantis volet diplômes, licences voire doctorats, pratiquent honnêtement des métiers réputés de second plan question renommée mais vivent dans le faste, l'opulence, la richesse, et surtout...le bonheur.
Mohamed Sahbi RAMMAH

* Mario Puzo auteur du Parrain : phrase prononcée par le tout puissant Don Corléone à son fils Santino refusant de devenir avocat.


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