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Maris vivant mal l'ascension sociale de leur épouse !
Famille
Publié dans Le Temps le 07 - 02 - 2010

En matière de mariage, il a été universellement admis depuis l'antiquité que l'homme en véritable chef de famille était le principal pourvoyeur aux demandes des siens en leur procurant dans la mesure de ses moyens et possibilités tout ce dont ils avaient besoin.
Mais depuis la proclamation du code du statut personnel le 13/ 8 / 1956, la femme en Tunisie jouit désormais de ses pleins droits et postule aux plus hauts postes de responsabilité devançant même les hommes par l'étendue de ses connaissances qui lui permettent d'embrasser des carrières extrêmement pointues. Dans la foulée, elle est considérée comme étant exactement l'égale de l'homme avec des droits que le plus clair de ses semblables arabes ne possèdent guère ailleurs et lui envient du reste. Une source de plus de fierté immense pour nous autres tunisiens.
Il n'est donc plus étonnant, sous nos cieux, que les postes de très haut niveau et dits clés soient occupés méritoirement par la gent féminine : ministres, ambassadrices, députées, maires, chefs d'entreprise, femmes d'affaires, pilotes, médecins, juges, etc.
Retombées d'une ascension fulgurante
En grimpant aussi allègrement et non moins sûrement les échelons la propulsant aux cimes et lui permettant de se mêler d'autorité et légitimement au gotha de la société côté jardin, quelques dissensions et nuages tel un cheveu dans la soupe, viennent souvent obstruer les horizons en mettant un bémol à son enthousiasme, à sa joie de s'adonner avec plénitude à son exaltant travail côté cours.
Passe pour la tenue du foyer qui risque de prendre pour son grade du fait des absences itératives de la maîtresse des céans. Mais là, avec la compréhension et la bonne volonté des siens on arrive toujours à y trouver un remède.
Passe pour les enfants menacés d'être délaissés et livrés à eux-mêmes des journées entières. Là également la parade, quoique partiellement compensatrice, pourrait être envisagée et trouvée avec plus ou moins de bonheur.
Passe pour les relations avec le conjoint se réduisant à leur plus simple expression et se résumant désormais à de furtifs échanges de banalités tard dans la nuit à son retour éreintée du bureau ou très tôt le matin avant son départ en mission à la hâte ; à des coups de fil volés entre deux conseils d'administration, à des E-mails de la salle d'attente d'un lointain aéroport, du fait d'un planning chargé agrémenté de perpétuels voyages. Le mari appréhendant avec sagesse et philosophie les contraintes impératives de sa douce moitié finit par s'en accommoder en l'encourageant à aller de l'avant.
Revers de la médaille
Mais là où le bât blesse, c'est quand l'entente entre les deux conjoints en prend un sérieux coup suite à la promotion de l'épouse.
Très souvent, le mari ombrageux, voit d'un très mauvais œil le fait que la situation et donc le salaire de sa femme soient supérieurs aux siens. D'un mari enthousiaste ou faisant comme tel au départ, très vite il bascule en taciturne, grincheux, coléreux, invivable. Tous les prétextes sont bons pour lui pour chercher noise à la pauvre femme. Les scènes de ménage deviennent monnaie courante et le foyer si paisible jusque là de se transformer en enfer. Croyant à tort dans son for intérieur qu'il passe désormais au second plan vis-à-vis de la société, des amis, de la famille, des enfants.
Le comble pour lui, c'est quand le téléphone de sa femme ne cesse de sonner sollicitée par leurs connaissances pour des services à leur rendre. Que les enfants s'adressent directement à leur mère pour l'achat de chaussures de marque, de fringues signées voire pour l'octroi d'une somme rondelette comme argent de poche ne fait que l'enfoncer davantage dans son sentiment erroné d'impuissance, d'infériorité et raviver de facto son ressentiment et son courroux à l'endroit d'une épouse qui pourtant ne joue guère à la maison la dame de fer et se plie bien volonces caprices en se faisant toute petite et conciliante.
Pour prouver à tout l'entourage que Monsieur est le seul maître à bord, il n'hésite jamais à la maltraiter, à lui manquer de respect, voire à la violenter aussi bien verbalement que physiquement histoire de marquer son territoire, de s'affirmer aux yeux de tous comme étant le chef de famille. Comble de la contradiction voire de l'avilissement, cela ne l'empêche guère au passage de profiter des largesses et de jouir des avantages que la situation reluisante de sa femme lui procure…
Mohamed Sahbi RAMMAH
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Témoignages : Dr Khalil Ben Farhat (Neuropsychiatre) : Le côté macho de certains
Il est difficile de se défaire de certaines habitudes, de certains réflexes ancrés à jamais dans les esprits. Classiquement, homme rime avec pouvoir, puissance, tenue des rênes, obéissance des autres à son endroit. Les mentalités ont certes changé mais certains restent tout de même bien campés sur leur position en machos endurcis n'acceptant guère ni partager leur royaume ni en céder ne serait-ce une parcelle à une épouse considérée comme une rivale dans le cas d'espèce.
Pour combler son sentiment d'infériorité, il a recours à la violence histoire de frapper un grand coup sur la table et faire comprendre à tous qu'il est le seul maître incontesté des céans et que sa femme aussi puissante soit elle « dehors », à la maison elle devient son bien et il en fait ce que bon lui semble. Un comportement classique et une façon de se revaloriser et de flatter son ego meurtri par une ascension sociale, par une montée en puissance financière de son épouse. En agissant de la sorte, il tente d'occulter sa faiblesse et son avidité à jouir des privilèges et du confort procurés par sa conjointe.
Neziha : Je dois lui éponger ses dettes
Femme d'affaires avec quatre enfants à charge, je me suis toujours appliquée à ce que mon foyer ne manque de rien. Ma mère, une enseignante à la retraite vivant avec moi veille soigneusement sur le suivi scolaire de mes gamins. La maison est tenue dans un état de propreté parfait par le truchement d'une assistante. Tous les frais, toutes les charges du quotidien sont pour moi et mon mari n'y contribue nullement pourtant il touche un salaire conséquent. Fréquemment, me prenant pour une niaise, il me demande des sommes élevées avec des justifications à dormir debout. Il me bat souvent le soir en rentrant ivre mort de ses cuites assidues.
Appelée à voyager plusieurs fois par an à l'étranger dans le cadre de mes activités, pour avoir son aval et la permission de partir, je dois des semaines à l'avance l'amadouer, accepter tous ses caprices, le combler de présents de valeur et cerise sur le gâteau éponger à la veille de chaque départ inévitablement une lourde ardoise présumée de dettes qu'il aurait contractée. Je n'y coupe jamais et c'est un manège réglé par lui comme du papier à musique !
Najoua : Il a exigé un chèque en blanc
Commerçante de mon état, je suis appelée à sillonner le territoire pour la promotion de mes produits. Il a exigé et obtenu que ses deux sœurs pas encore mariées vivent chez nous. Il m'a enjoint son neveu comme chauffeur et sa nièce comme comptable. Il gère pratiquement tout, tout en se prélassant dans l'oisiveté d'un café à un autre. Il refuse d'amener les enfants en voiture à l'école ou de les surveiller lors de leurs révisions chez nous. Pourtant je fais de mon mieux pour le contenter et être agréable avec les siens. Il a exigé que notre nouvelle villa soit en son nom. Pire, j'ai dû à mon corps défendant lui donner un chèque en blanc qu'il garde en sa possession au cas où l'idée me viendrait de lui fermer les vannes selon lui. Une épée de Damoclès suspendue non seulement sur ma tête, mais sur celle de mes trois enfants, de mon foyer également !


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