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On n'apprend pas, on se bat !
Théâtre et arts plastiques
Publié dans Le Temps le 10 - 05 - 2010

Ce qui est consternant par ce temps où l'on fête le centenaire du théâtre tunisien, c'est que tout d'abord on n'a pas encore vu de véritable fête. Patients, sages et obéissants comme nous le sommes, nous ne pouvons pas croire que cela va bientôt avoir lieu.
La seconde constatation est qu'il n'y a pas aujourd'hui de réel corps théâtral. Comprenons par là que les Hommes de théâtre qui étaient le cœur battant de la capitale et de plusieurs chefs lieux de gouvernorats ont totalement disparu de la circulation, contrairement au milieu des Arts Plastiques qui était hermétiquement réservé à un groupe unique au détriment de tous les autres qui tentaient d'avancer en solo ou qui se rassemblaient en “petites bandes” pour pouvoir inscrire leur existence face au mastodonte qu'était l'Ecole de Tunis qui avait en main tout le pouvoir inhérent, non seulement au domaine des arts plastiques mais aussi à tous ceux qui touchent de près ou de loin à “la chose” culturelle.
Les raisons du dépérissement du corps théâtral et la croissance de celui des Arts Plastiques relèvent dans leur généralité, d'un réflexe de défense et de fébrilité politique à l'époque (à partir de la fin des années 60 jusqu'aux années 80).
Pourquoi ? Parce que le théâtre est l'art par excellence de “L'ici et maintenant” et que c'est une expression où les mots (à part certains genres) ont leur poids qui est loin d'être minime.
Ajoutons à cela, que par essence, le théâtre doit être critique de la société et de l'époque où il évolue. Sans cela, il ne peut que divertir … superficiellement sans être partie prenante de ce pourquoi il a toujours “milité” pour, la construction d'une société et d'une Cité évoluées.
Le Quatrième Art a rarement sa langue dans sa poche et c'est ce qui fait son charme et son malheur à la fois.
En parallèle, les Arts Plastiques semblaient inoffensifs. Ils ne peuvent être critiques par rapport à la réalité socio-politique de leur époque. Du moins, c'est ce que croyaient naïvement les décideurs de l'époque. Ils n'intéressent que l'Elite et ne peuvent parler au petit peuple. Contrairement au théâtre qui voulait être, en ces temps-là, corps et âme pour le peuple.
Avec l'afflux des nouvelles formes d'expression dans les arts Plastiques, on commence aujourd'hui à se méfier sérieusement de la caractéristique d'innocence qui leur a été naïvement attribuée.
Car toute expression théâtrale durable ne peut se faire que dans la rébellion. C'est-à-dire, dans le fait d'apporter du “nouveau” par rapport à ce qui existe et qui est souvent figé dans le temps.
C'est pour cela que les Etats peuvent avoir des politiques culturelles – plus ou moins – justes mais ils ne peuvent en aucun cas, être source de création.
Ils peuvent commanditer des œuvres mais ne peuvent jamais s'approprier le don créatif des véritables artistes.
Il nous est pénible de constater qu'il n'y a plus aujourd'hui de véritable corps théâtral mais uniquement quelques individus qui font avancer le domaine par à coups au rythme de leur rare création théâtrale.
Ce domaine a subi depuis les années 70 plusieurs attaques qui ont fini par le faire plier. Elles n'étaient ni gratuites ni involontaires. Au contraire, elles visaient à mettre au pas une discipline artistique qui gênait aux entournures et malgré le souci de l'Etat d'insuffler plus d'argent dans ce secteur, on ne peut – hélas – pas alimenter un malade qui n'a pas la force de manger.


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