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Savoureux mélange des genres
Musiques et cultures électroniques: Clôture de E-FEST à l'Acropolium de Carthage
Publié dans Le Temps le 30 - 11 - 2010

La basilique St Louis de Carthage a accueilli le samedi 27 novembre la soirée de clôture du projet E-FEST dans le cadre du programme - coopération Pays Tiers - de la Commission Européenne, et avec le soutien des Instituts culturels européens présents en Tunisie. Initié par l'association Echos Electrik, dirigée par Afif Riahi, le projet E-FEST qui a démarré en novembre 2009, se consacre aux musiques et aux cultures électroniques. Réunissant les univers de la musique, de l'image, du spectacle et des arts numériques, il représente la diversité des formes artistiques innovantes basées sur les technologies numériques.
La soirée de clôture, intitulée « échos electrik #4 », a été animée par les artistes tunisiens : Hayej et gaziH, le duo Skander Besbes (alias SKNDR) et Zied Meddeb Hamrouni (alias SHINIGAMI SAN) et le groupe français High Tone. Un public, fait de jeunes et d'adolescents, était au rendez-vous pour passer une soirée dansante aux rythmes endiablés de la musique électronique. Prévu à 20h30, le spectacle a démarré avec une heure de retard dans l'enceinte de la cathédrale de Carthage aménagée pour la circonstance. Hayej et gaziH, ont ouvert la danse en concoctant un programme live où dominaient des sons acides et de grosses basses, créant un univers à la fois enflammé et étourdissant. Après quoi, le duo SKNDR & SHINIGAMI SAN qui prit la relève pour déployer son arsenal sonore : un live long format « sur mesure », dans un savoureux mélange de genres. La fin de la soirée fut consacrée au groupe français High Tone, composé de cinq musiciens venus de Lyon, qui se produit pour la première fois en Tunisie. Ce groupe présenta un mélange musical live dont les rythmes effrénés étaient basés sur des instruments plutôt que sur l'ordinateur, notamment basse, guitare, batterie, platine… Dans les coulisses, nous avons rencontré Léonel, le DJ de ce groupe lyonnais, qui nous a communiqué les renseignements suivants : « On vient de Lyon. C'est la première fois qu'on joue en Tunisie. On est très content d'être là ! On voit déjà beaucoup de monde ici présent ; le cadre est fantastique, c'est la première fois qu'on joue dans une église, c'est impressionnant ! Concernant le groupe, il est formé de cinq musiciens ; nous avons commencé depuis 1998. On s'est produit en Chine, au Québec, en Suède et au Maroc. C'est un groupe instrumental, donc pas de chanteurs ! Enfin, c'est une musique qu'on écoute debout, pour danser ! C'est du dub, électro et beaucoup d'influences aussi bien world que Hip Hop, Techno… Nous jouons de la musique électronique mais avec des instruments, pas comme d'autres groupes qui procèdent par ordinateur…»
Hechmi KHALLADI
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Trois questions à Afif Riahi, directeur de l'association Echos Electrik, initiateur du projet E-FEST
Le Temps : Pourriez-vous nous parler un peu de votre association ?
Afif Riahi : Notre association Echos Electrik, fondée et installée à Paris, vise à développer les cultures numériques dans le Maghreb. On a commencé par la Tunisie. C'est depuis 2007 qu'on est lancé dans ce projet. On est soutenu depuis 2009 par la Commission Européenne qui nous a fourni une subvention pour faire un projet qui s'appelle E-FEST dans lequel il n' y a pas seulement le Festival mais aussi les expositions qu'on a déjà faites, plusieurs autres manifestations en rapport avec les créations numériques: concerts, expositions, résidences d'artistes, ateliers de formation dans les écoles, cinés-concerts, des installations interactives, des projections d'arts visuels…
- Le projet E-FEST qui a débuté en novembre 2009 prend fin aujourd'hui. Quelles ont été les étapes parcourues durant treize mois d'existence ?
- Le projet E-FEST est bien entendu l'une des manifestations du FEST festival international de la culture digitale. Créé en 2007 ; c'est le premier et unique festival de culture digitale au Maghreb et plus largement dans le monde Arabe.
Le FEST festival se déroule sur quatre jours au mois de juin où chaque année plusieurs artistes, musiciens et plasticiens, en provenance de différents pays européens viennent présenter leur travail, échanger leur savoir et leurs expériences… Revenons à E-FEST qui a permis de créer des événements satellites autour du Festival avec des concerts, des expositions, des interventions dans les écoles où on fait des formations sur des logiciels libres, on travaille avec l'Institut Supérieur de la Musique, on fait des résidences d'artistes. Dans ce cadre, Transcultures a proposé au cours de 2010 une exposition d'installations numériques d'artistes de la Communauté française de Belgique à Tunis et a participé avec des performances et installations au festival E-FEST en mai 2010. Des artistes tunisiens proposés par Echos Electrik ont été accueillis en résidence à Mons (Belgique) ainsi que dans les festivals associés City Sonics et Transnumériques où les deux jeunes artistes tunisiens Ali Tnani et Haythem Zakaria ont présenté leurs travaux.. Aujourd'hui, on arrive à la fin de ce projet et il faut avoir les moyens financiers pour pouvoir lancer une deuxième édition E-FEST. Autrement, il y a toujours le Festival qui est là !
- Qu'en est-il du bilan de cette 1ère édition de E-FEST et des projets d'avenir de votre association ?
- On peut dire que le bilan de cette première édition de E-FEST est extraordinaire dans la mesure où le programme de ce projet a drainé un public nombreux. D'autre part, ce projet nous a permis d'aller dans les galeries, les écoles et les instituts où nous avons pu dénicher des talents cachés parmi la jeunesse tunisienne, notamment dans la création numérique. On constate aujourd'hui, après cinq ans d'existence de notre Festival et avec le projet E-FEST, qu'on a au moins une dizaine d'artistes tunisiens qui sont capables de proposer des projets numériques. Dans nos concerts, on a toujours programmé des jeunes talents tunisiens à côté d'artistes venus du monde entier. Quant aux projets, nous envisageons d'étendre notre action en dehors de la Tunisie, notre ambition est que le projet soit à l'échelle maghrébine. Espérons que la prochaine étape sera le Maroc ; on est actuellement en train de discuter ce projet avec des associations marocaines pour voir comment on pourra mettre en place ce projet. Notre but est que les pays du sud méditerranéen ne se contenteront plus de participer uniquement aux différentes manifestations numériques initiées par l'Occident, mais qu'ils seront capables de proposer leurs propres projets !


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