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Au nom du peuple….
Chronique
Publié dans Le Temps le 02 - 03 - 2011

Par Ahmed NEMLAGHI - La volonté du peuple est conçue selon un certain consensus général à revendiquer certaines choses ou à rejeter d'autres.
Pendant la révolution française de 1789, le comte De Mirabeau déclara à l'assemblée nationale que lui et ses collègues députés, étaient là par la volonté du peuple et qu'ils n'en sortiraient qu'avec la force des baïonnettes.
Certes, ces députés étaient censés représenter le peuple .
De même, toute décision de justice est rendue au nom du peuple, car la loi est générale et impersonnelle et elle est votée par les représentants du peuple.
De nos jours, la Révolution du Jasmin est née de cette volonté populaire commune de vouloir mettre fin à une dictature qui a duré 23 ans , et une répression qui a entravé les liberté et nui aux droits de l'Homme, les plus élémentaires.
Le peuple longtemps sous le joug de la dictature du président déchu, a éclaté et a eu enfin l'occasion de se libérer en quelque sorte de tout ce qu'il avait sur le cœur.
Les médias se sont trouvés libres de cette censure qui leur a empoisonné la vie et les a réduits au silence des années durant.
Du coup les forums et les tables rondes commencent à se multiplier dans tous les secteurs médiatiques.
Les contestations, les sit-in, les grèves tous azimuts et les marches ne cessent de proliférer, pour un oui ou un non, au nom de la démocratie et de la liberté d'expression.
C'est de bonne guerre, car c'est la loi de la démocratie et c'est tant mieux.
Mais lorsqu'une certaine catégorie de personnes en profite pour des fins bien déterminées, en procédant sciemment à semer le trouble et le chaos, cela devient inquiétant pour l'avenir du pays.
Les sit-in à la Kasbah, étaient dans le but d'obtenir le départ du premier ministre M. Mohamed Ghannouchi.
Les manifestants scandaient: le peuple demande le départ de Ghannouchi.
Il faut d'abord se mettre d'accord sur la forme de cette revendication : au nom du peuple.
Cette formule est d'ailleurs devenue un leit-motiv, usée à tort et à travers, à chaque fois que des groupuscules ont à revendiquer quelque chose, qui ne sert pas forcément l'intérêt général.
Il est très hasardeux de parler à chaque fois au nom du peuple.
Il y a en effet une dichotomie entre minorités agissantes et majorité silencieuse ;
Tantôt c'est la majorité silencieuse qui s'appuie sur une minorité dominante qui représente l'élite ;
Tantôt au contraire, la majorité n'est pas d'accord avec cette minorité dominante .
Généralement l'information est faite dans une société déterminée, des idées et des règles de la majorité.
Ce fut le cas en ce qui nous concerne, pour les demandes de démocratie et de liberté d'expression et pour lesquelles il y a eu un consensus populaire.
Mais sur les multiples revendications qui ont été présentées au nom du peuple, ce n'était pas toujours le vœu de tout le peuple, notamment lorsque ces revendications sont accompagnées par des vagues de violences tous azimuts.
Il y a une partie importante du peuple qui n'adhère pas à ce qui s'est passé samedi dernier sur l'avenue H. Bourguiba.
C'est une majorité silencieuse, qui ne cautionne certainement pas ce vrai sac qui a eu lieu cette journée noire du samedi 26 février dernier, en plein centre ville.
Qui est responsable à présent des 5 morts qui sont tombés au cours de ces évènements ?
Qui est responsable de dégâts causés dans les centres commerciaux , les cafés et les boutiques ?
On dit que des éléments parmi la milice du président déchu, se sont introduits dans les mouvements de foule pour semer le trouble et causer tant de dégâts.
A mon humble avis, et quelle qu'en soit la cause, nous sommes tous responsables, pour la bonne raison que nous devons tout faire pour ne pas gâcher les acquis de la révolution, que Bouazizi et des centaines de jeunes nous ont présentés sur un plateau, au prix de leurs vies.
Juste après la démission de M. Ghannouchi, déclarant qu'il n'était pas un ministre de la répression, plus de mille personnes se sont déplacées jusqu'à devant son domicile, pour lui demander de retirer sa démission.
Par ailleurs certaines organisations sociales ont commencé déjà à manifester leur mécontentement pour n'avoir pas été consulté pour la désignation du nouveau premier ministre, M. Béji Caïd Essebsi.
Toujours au nom du, peuple.
Il est temps qu'on arrête les gâchis et que le pays reparte sur la voie de la démocratie et de la liberté, mais aussi sur celle de la stabilité économique, la paix et la sécurité.
C'est ce que demande vraiment le peuple.


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