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«Les voies du Seigneur sont impénétrables»
A la loupe - Programme économique un peu trop gonflé d'Ennahdha - 7% de taux de croissance entre 2012 et 2016 ; 590 mille emplois en 5 ans…
Publié dans Le Temps le 17 - 09 - 2011

Partant du fait et d'une logique séculaire qui veulent que la réalisation de la paix sociale, la contraction du taux de chômage et l'amélioration des conditions de vie du citoyen dépondent de l'instauration d'un modèle économique adéquat, chaque parti politique en lice pour la conquête du «trône», est amené à présenter un programme économique à même d'atteindre les objectifs de prospérité économique et de progrès social tant souhaités par la communauté nationale.
Il est vrai que sous le règne de Ben Ali, les programmes économiques et sociaux ne manquaient pas, mais qu'en est-il vraiment des résultats? Aux partis politiques de présenter aujourd'hui et loin de toute surenchère politique, des programmes économiques et des modèles de développement réalistes, pragmatiques capables de tirer l'économie nationale de sa torpeur. Le mouvement Ennahdha vient de présenter son programme économique et social. Optimisme et sur réalisme même serait le maître-mot du programme «nahdhaoui».
Sous une note trop optimiste, le mouvement islamique Ennahdha, table sur slogan : «une reprise et excellence » économique pour la période 2012-2016. Le modèle économique d'Ennahdha prévoit un taux de croissance annuel moyen de 7% sur toute la période 2012/2016 permettant d'atteindre en 2016 un revenu national disponible par habitant de 10000 dinars contre 6300 dinars en 2011. Un taux de croissance espéré mais plutôt «osé» et un tantinet surréaliste compte tenue de l'évolution actuelle de la conjoncture nationale et internationale. Réaliser un taux de croissance annuelle moyen de 7% dans deux, voire trois ans, contre un taux attendu de 1% pour la fin de cette année cauchemardesque relève de l'utopie ou alors de la prétention. Comment parviendra le mouvement Ennahdha à faire gagne 5 points de pourcentage au produit Intérieur Brut (PIB) du pays tout en ignorant les aléas conjoncturels et structurels auxquels est exposée l'économie nationale ? Le Chômage, la finance et l'investissement : trois maux de l'économie nationale et trois défis à relever.
8,5% de chômage en 2016, même les mensonges de Ben Ali n'y croyaient pas!
Le programme d'Ennahdha a l'ambition de créer 590 mille emplois au cours du prochain quinquennat pour amener le taux de chômage à 8,5% en 2016 contre 14,4% en 2011. Il va sans dire que le taux de chômage actuel, post-Révolution, est estimé à 19% avec 700.000 chômeurs. Ainsi et sans compter les 80.000 nouveaux chômeurs à ajouter à la liste à la fin de l'année 2012, le mouvement Ennahdha compte réaliser un miracle en rabaissant le taux de chômage de 10 points de pourcentage en cinq ans. Même Ben Ali du temps de son délire ne s'y aventurait pas. Rappelons que dans son dernier programme électoral, le président déchu espérait ramener le taux de chômage à 10% en 2016.
De quoi donc se prévaut le plan alléchant et séduisant d'Ennahdha pour relever le défi de l'emploi ? Le mouvement propose un plan en quatre points. Un plan à vrai dire «pauvre », au vu des objectifs. Relever le taux d'encadrement dans l'administration publique, accorder aux diplômés demandeurs d'emplois une réduction de 50% sur les tarifs des transports publics ainsi que la gratuité des soins pendant 2 ans et améliorer progressivement le taux d'encadrement au sein des entreprises privées, sont les trois points énumérés dans le programme d'Ennahdha. Ces actions permettront-elles de rabaisser le taux de chômage à 8,5% en 2016 ? L'amélioration du taux d'encadrement sera-t-il le remède idoine à anéantir l'ogre chômage et de réduire le faussé entre les exigences du marché d'emploi et les diplômes du supérieur ?
Par ailleurs, le modèle économique d'Ennahdha prévoit : « un taux d'investissement de 31% du PIB en 2016, contre 25% en 2011 et un taux d'inflation de 3% en 2016 contre 5,5% en 2011 ». Apparemment, les données suivies par le programme d'Ennahdha manquent d'exactitude et d'adresse d'où la nécessité d'une actualisation. L'année 2011 ne sera jamais soldée par un taux d'inflation de 5,5%. Le niveau actuel est situé autour de 3,5%. Fixer donc un objectif de 3% d'inflation en 2016, n'est-il pas arbitraire ?
Quant au financement de l'économie, le modèle de développement « nahdhaoui » envisage un besoin de financement évalué à 163 milliards de dinars sur la période 2012/2016. Le programme à allure optimiste du parti islamique prétend que ce besoin de financement sera assuré à hauteur de 67% par l'épargne nationale, 6% par le financement extérieur générateur d'intérêt et 27% par le financement extérieur non générateur d'intérêt de la dette. Dire que la mobilisation de l'épargne à long terme, demeure le parent pauvre de l'économie nationale, surtout avec la faillite le plus souvent déclarée des caisses de dépôts et avec la faiblesse du concours boursier dans le financement de l'économie nationale!
Une politique fiscale révélatrice
La révélation dans le programme proposé par Ennahdha réside dans sa politique fiscale proposée. Une politique qui répond aux objectifs de légalité fiscale sans cesse déplorée par les contribuables réels. Réduire la pression fiscale qui pèse sur les personnes physique est un souhait tant espéré. Parmi les points proposés par Ennahdha en la matière, on notera : l'élargissement de la tranche des revenus exonérés de l'impôt sur les personnes physiques de 1500 à 2500 dinars et les déductions communes au titre de chef de famille de 150 à 300 dinars, de 150 dinars pour tout enfant à charge au lieu d'un maximum de 90 et de 150 à 300 dinars pour tout parent à charge ; l'appel à une révision périodique du barème de l'impôt sur les revenus des personnes physiques et la simplification des conditions de restitution des reports en matière de TVA.
Quant à la politique monétaire et financière et mis à part l'incitation à l'instauration d'une législation appropriée permettant la création de banques islamiques, le programme financier et monétaire d'Ennahdha n'a rien d'emballant et n'est pas loin du programme de Ben Ali, notamment en ce qui concerne le fait de faire de la Tunisie un centre financier régional ou encore un hub régional à rayonnement international.
Pour le développement régional, ce volet déterminant dans les programmes économiques à proposer par les partis politiques, il n'y a rien de cassant dans le plan proposé par Ennahdha. On a toujours l'impression que c'est du déjà vu comme propositions et comme mesures. A moins que le mouvement islamique ne parvienne à réaliser concrètement son plan d'actions destiné au développement régional et à la réduction des disparités régionales et pour être juste il mériterait à ce titre toutes les considérations d'usage.
Idem pour les politiques sectorielles et à moins qu'Ennahdha ne cache son jeu notamment pour l'agriculture et la pêche, l'industrie, l'énergie et les mines, le tourisme, l'artisanat, le transport les TIC. Sans nulle anticipation et sans préjugé, et à travers cette première lecture, le plan proposé par Ennahdha manque d'agressivité et de rigueur par rapport aux aspirations économiques du moment.
Yosr GUERFEL AKKARI

En chiffres
• Un taux de croissance annuel moyen de 7% sur toute la période 2012/2016
• Un revenu national disponible par habitant de 10000 dinars en 2016 contre 6300 dinars en 2011
• Vers la création de 590 mille emplois au cours du prochain quinquennat pour amener le taux de chômage à 8,5% en 2016 contre 14,4% en 2011
• Un taux d'investissement de 31% du PIB en 2016, contre 25% en 2011
• Un taux d'inflation de 3% en 2016
• Un besoin de financement de 163 milliards de dinars sur la période 2012/2016qui sera assuré à hauteur de 67% par l'épargne nationale
• Un élargissement de la tranche des revenus exonérés de l'impôt sur les personnes physiques de 1500 à 2500 dinars et les déductions communes au titre de chef de famille de 150 à 300 dinars, de 150 dinars pour tout enfant à charge au lieu d'un maximum de 90 et de 150 à 300 dinars pour tout parent à charge


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