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L'histoire ne revient jamais en arrière !
Le bras de fer Ministère du Sport - Fédérations se poursuit
Publié dans Le Temps le 18 - 11 - 2011

Le bras de fer entre le Ministère de la Jeunesse et des Sports et des Fédérations continue d'accaparer l'intérêt du milieu sportif. D'un côté, un Ministère qui déploie une autorité, quoique provisoire, pour imposer son diktat, de l'autre, des Fédérations qui puisent leur légitimité du scrutin, sur la base des voix des clubs, inhérents aux élections. En effet, le statut des Fédérations proposé par la Tutelle a constitué la pomme de discorde, entre les deux parties d'autant plus que la décision du Ministère en s'aventurant dans la dissolution des quelques Fédérations, risquerait fort de porter préjudice à la programmation de l'élite sportive, à quelques mois des Jeux Olympiques de Londres.
Or, dans le cas échant, aucune partie ne sera prête à rendre des comptes. D'ailleurs, ni les Fédérations actuelles totalement perturbées par les rebondissements, ni celles éventuellement désignées par le Ministère, ne subiront des reproches sur les résultats obtenus par nos représentants lors des prochaines olympiades.
Autant dire que l'idée de révision du statut prônée par le Ministère était peu réfléchie, car, anachronique d'abord. Et puis elle va à l'encontre de la volonté des clubs qui ont démocratiquement choisi les membres fédéraux.
On a l'impression que la Tutelle trouve du plaisir à renouer avec ses vieux reflexes quand elle imposa le tiers des membres formant les bureaux fédéraux. On le sait, l'histoire ne reviendra jamais en arrière, et les sacrifices consentis par tout un peuple dans sa Révolution pour l'abolition de la dictature, ne doivent pas être peine perdue.
Il est temps, plus que jamais, d'instaurer un véritable Etat de droit, pour que tout responsable quel que soit son rang, soit soumis à la loi. Les conséquences des dérives ? On les paye cash aujourd'hui !!!
Raouf CHAOUACHI

Karim Helali ( Porte parole de la FTHB )
«La nouvelle version des statuts était acceptable mais inexplicablement modifiée par les services du ministère.»
- Le temps : Une date butoir a été fixée aux fédérations nationales sportives, celle du 15 décembre pour la tenue des assemblées générales. Alors comment expliquer ce dialogue de sourds avec la Tutelle ?
Hélali : A mon humble avis, ce n'est pas une question de date, je la trouve secondaire. L'essentiel est de déclencher le processus et cela a été fait, nous sommes même à un stade très avancé et il ne reste plus qu'à régler des problèmes de divergences importantes certes, mais un compromis est en mesure d'être trouvé.
• A ma connaissance le projet des statuts des fédérations n'a pas encore été adopté. Il me semble même que l'on est dans une impasse. Quels en sont les raisons ?
- J'aimerais préciser que le statut est un contrat privé entre une fédération sportive et le club qui lui est affilié. Il s'agit d'un point de vue juridique auquel personne ne peut s'interférer.
Le ministère a proposé, au mois de septembre dernier, une première version du statut type pour toutes les fédérations, initiative louable qui a permis de lancer le débat à l'échelle nationale. Sauf que ledit projet a été rejeté par toutes les composantes du sport national, médias y compris. C'était encore une fois une main mise des pouvoirs publics sur le sport tunisien.
Le ministre a vite fait de retirer le projet en chargeant une commission ad hoc de préparer une nouvelle version, une commission à laquelle nous, fédérations, avons souhaité en faire partie pour apporter notre vision des choses, cela n'a pas été possible. Il n'empêche. La nouvelle version était acceptable dans la mesure où elle a tenu compte du principe de l'indépendance et de la neutralité politique des fédérations. Mais le hic a été que cette version a subi des changements émanant des services « compétents » du ministère des sports, changements qui ont touché aux principes que nous avons toujours défendus.
• Comment expliquez-vous alors que certains présidents de fédérations cherchent à retarder la tenue de leurs assemblées générales ?
- J'aimerais être clair à ce sujet. Aucune fédération ne pourra échapper à la tenue de nouvelles élections, Révolution oblige, nous sommes tous d'accord là-dessus. Le problème est dans la démarche entreprise dans la mesure où il nous faudra commencer par les élections au niveau des clubs affiliés à chaque fédération suivies par la tenue des assemblées extraordinaires pour modifier les statuts pour finir par les élections fédérales.
• Ne trouvez-vous pas que le différend a pris une autre tournure avec la dissolution du bureau de la fédération tunisienne de judo ?
- C'est une décision que je regrette personnellement d'autant plus qu'elle intervient en plein processus de négociations sur les nouveaux statuts. Surtout qu'elle fait état de dérapages verbaux et d'insinuations sur la moralité des personnes qui ont servi le sport national des années durant. Je suis pour l'instauration avec le ministère d'un climat basé sur la coopération et le partenariat car nous servons une seule cause : la pérennité de notre sport. Il est regrettable d'avoir recours à la justice pour statuer sur semblables dérives.
• Avez-vous une réponse à ceux qui se posent des questions sur la transparence de la gestion financière au sein des fédérations ?
- La gestion des deniers publics est une ligne rouge que personne n'a le droit de franchir. Chaque membre dont la culpabilité est prouvée par le biais de rapports impartiaux et le droit à la défense doit être traduit devant les tribunaux. Nous tenons à ce que notre sport reste propre à tous les niveaux. Dois-je rappeler que les personnes impliquées dans la mauvaise gestion de notre sport ont été rejetées et ne pourront plus le réintégrer.
Pour terminer je vous dirais que le sport a un fort besoin de calme, de sérénité, de confiance réciproque pour s'attaquer aux véritables problèmes du sport dans le pays et ses régions les plus reculées. Que l'on mette un terme aux accusations gratuites, aux insinuations qui ne font que rendre encore plus délétère l'environnement de notre sport.
Interview recueillie par Rafik BEN ARFA

Anouar Haddad : «La FIFA aux aguets »
Pour nous autres à la FTF, la donne se présente diféremment par rapport aux différents BF en place et pour cause. Nous puisons notre légitimité des clubs suite à des élections libres et démocratiques. Notre statut qui vient d'être modifié le 26 mars 2010 ne peut à tous les coups et selon le vœu des uns et des autres être touché surtout concernant les grandes clauses sans la proposition et l'approbation des 300 clubs affiliés sous notre égide. Laquelle proposition devrait être acheminée obligatoirement vers la FIFA pour qu'elle l'entérine et lui accorde son aval. Par ailleurs, il faudrait souligner avec force que la FIFA ne tolère en aucune manière que les instances politiques s'immiscent dans les affaires du football, ce sont des lignes rouges qu'elle ne tolère nullement de franchir. Concernant votre suggestion de partir de notre propre chef et d'y revenir par le truchement des urnes, je vous réponds que notre position a été depuis le début des plus claires et sans la moindre ambiguïté : Nous avions convenu de quitter au cas de non qualification de notre onze national à la future CAN au lendemain du match contre le Togo. Mais avec le sésame africain en poche, vous convenez qu'à deux petits mois du déroulement de CAN, pareille approche sera catastrophique pour notre football et fera désordre. Cependant, je rassure tout le monde que selon les résultats enregistrés en Guinée et au cas où les choses n'iraient pas dans le bons sens, nous tirerions alors notre révérence sans la moindre hésitation ou tergiversation. Avec cette précision de taille, notre passé riche, notre longue expérience nous permettent de postuler avec succès et de briguer sans le moindre doute possible des places parmi le futur BD éventuel.

Ali Abbès (président de la FTN) : “Les fédérations doivent être autonomes”
« Les relations entre le ministère et les fédérations sont loin d'être, aujourd'hui, au beau fixe.
En effet, la bureaucratie ne fait que freiner l'élan de notre sport qui a besoin d'une nouvelle conception pour retrouver la place qui lui échoit sur le plan international.
La Tunisie a besoin, aujourd'hui, d'une nouvelle mentalité, pour en finir avec les méthodes de l'ancien régime.
C'est dire que les Fédérations sont engagées par un contrat-programme, avec des objectifs, préalablement, fixés – ceci doit impérativement impliquer leur autonomie. Une autonomie en matière de gestion financière et une autre concernant l'aspect technique. Le directeur technique national doit être nommé par la Fédération et non plus, par la Tutelle. Aujourd'hui, la Fédération de natation a quatre entraîneurs qui attendent leurs contrats, depuis des mois. Les fédérations doivent avoir un statut similaire aux clubs, et la Tutelle de réclamer des comptes, au final. Selon un décret-loi émanant du ministère, les clubs devaient tenir leurs assemblées électives avant le 15 septembre dernier, alors que bon nombre de clubs ont tenu leurs assemblées bien après cette échéance fatidique.
Dans ce cas, il n'est pas possible aux Fédérations de passer aux élections, car il y aura vice de forme – ça, sur le plan purement juridique. Sur le plan technique, la préparation de l'élite a été sérieusement affectée par cette ambiance mais on essaye, de notre part, de colmater les brèches.
De toutes les façons, la Révolution du 14 janvier a été déclenchée dans le but d'instaurer une véritable justice, car, il n'est plus permis de recourir aux intimidations pour imposer sa loi ! Le temps est révolu ! ».


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