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" La révolution du 14 janvier a libéré les esprits…"
Entretien - Lassaad Dkhili, cinéaste
Publié dans Le Temps le 18 - 12 - 2011

A l'occasion des journées cinématographiques de Jendouba, nous avons croisé Lasaad Dkhili venu animer cette manifestation du septième art et présenter son film « Il était une fois …une épicerie », réalisé en 2009. Le cinéaste est né à Jendouba en 1958. Après des études primaires et secondaires en Tunisie, il apprend la prise de vue à l'Ecole Louis Lumière à Paris et sur les plateaux de télévision. Formateur de jeunes cinéastes à Nantes, il collabore sur la pièce de théâtre « Grains de Grenades » en 1993, puis co-réalise « le Flamenco », série Thema pour la Cinq.
En 1999/2000, il monte des films institutionnels pour Anares. En 2001, il est directeur artistique et technique sur le film de Moustafa Smail, « Place des Lauriers » et monte le documentaire « Suisse totale » de Roland Merk en 2002. Son dernier long métrage est en cours de montage.
Ses films sont: « La Zaouia » (CM 2000), « Douz, la porte du Sahara » (Documentaire 2004), « L'Appel du Sahara »(Documentaire), « Normal » (CM 2005).
Le Temps : une première édition des Journées cinématographiques, pourquoi ?
Lassaad Dkhili : cette première édition est une manière de montrer qu'à Jendouba la culture est une priorité surtout que c'est une ville où il y a des jeunes animés par le désir de faire des festivals en ne comptant que sur leurs propres moyens et sur leurs amitiés dans le monde du cinéma. Cette première édition est une occasion d'instaurer de nouvelles traditions culturelles et de prouver que dans cette Tunisie nouvelle, une nouvelle vie culturelle est en train de voir le jour ailleurs qu'à la capitale.
Le cinéma social peut-il être populaire ?
-Le cinéma est de facto populaire et le cinéma s'adresse aux gens de différentes couches sociales et donc, il est dans son essence même populaire. Le cinéma dit "social" dépend de la manière dont il expose et traite ses sujets qui intéressent certaines personnes plus que d'autres. Mais tout est relatif ; un sujet dit social à une époque donnée peut s'avérer à une autre époque populaire ou n'aura pas du tout l'adhésion du public. Et que ce même sujet quelques années plus tard pourrait toucher un large public parce qu'il correspond à une attente du public et donc sera populaire. On dira alors de ce cinéaste qu'il était visionnaire. Je pense que dans chaque film il y a une part de société dedans.
Le cinéma d'auteur, le cinéma populaire : un même métier, deux versions différentes. Qu'en dites-vous ?
-Je pense qu'on ne peut pas prétendre que le cinéma d'auteur n'est pas populaire ou que le cinéma populaire n'est pas un cinéma d'auteur. Il n'y a pas de frontière entre eux. Tous les films sont des films d'auteurs qu'il y ait une intention de l'être ou pas.
On dit souvent que le film social est réformiste alors que le film politique est révolutionnaire. Où vous vous situez d'après votre filmographie ?
-Quelle drôle de manière de répertorier l'art cinématographique! Pour le cinéma c'est d'abord une liberté d'expression et de création. Cette liberté me permet de me dégager de tout politique moral ou social. Quand je fais un film je me dis tout simplement que j'aimerai bien que le spectateur arrive à me comprendre et qu'il puisse commencer à réfléchir à quelque chose. Dans ce schéma "cinéma social réformiste et cinéma politique révolutionnaire", ceci pourrait être vrai pour certains films et pourrait aussi être le contraire. Tout film politique n'est pas forcément révolutionnaire il pourrait être porteur d'idées réactionnaires. Il y a aussi des films dits " sociaux" qui proposent des idées radicales. En deux mots : je suis un cinéaste libre.
Les activités des ciné-clubs ont eu des hauts et des bas. Comment peut-on relancer ces activités après la révolution du 14 janvier 2011 ?
-La révolution du 14 janvier a libéré les esprits. Les jeunes commencent à prendre conscience de la culture dans une société longtemps brimée. Dans ce cadre toutes les activités culturelles sont assez bien accueillies par la population. Les ciné- clubs rentrent dans cette dynamique de la renaissance culturelle. Ce qu'il faudrait faire c'est de permettre aux associations qui s'occupent de cinéma d'ouvrir les salles de cinéma longtemps fermées et qui sont la propriété des municipalités. De leur donner la gestion de ces salles afin de rendre au cinéma sa vraie place dans la société. Il faut que les cinéastes et les cinéphiles reprennent en main la gestion de ces salles, les restaurent et les ouvrent de nouveau au public.
Propos recueillis par : Mokhtar TRIKI


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