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«On a eu un processus révolutionnaire, mais actuellement on n'est pas dans une Révolution»
La classe ouvrière est-elle socialement menacée ?
Publié dans Le Temps le 01 - 05 - 2012

• Interview de Habib Guiza, secrétaire général de la CGTT
Avec ses 45000 adhérents, la Confédération tunisienne du travail (CGTT) compte avancer à petits pas mais à des pas mesurés. L'organisation syndicale mise sur des jeunes instruits, des têtes bien pleines, têtes bien faites pour assurer un avenir meilleur à l'action syndicale, qui pour le moment peine à trouver le chemin du pluralisme . Habib Guiza, Secrétaire général de la CGTT nous en dit plus.
Le Temps : Croyez-vous que la classe ouvrière est socialement menacée actuellement ?
Habib Guiza : Jusque-là l'action gouvernementale est en deçà des attentes de la classe ouvrière qui avec la Révolution a aspiré à un avenir meilleur. Il faut dire qu'on a eu un processus révolutionnaire mais actuellement on n'est pas dans une Révolution. Cela dit la lutte sociale continue et cela a toujours été le cas depuis l'ère du temps.
Qu'est-ce que vous comptez faire ?
Notre combat quotidien consiste à faire du pluralisme syndical un droit en Tunisie. Le problème est que jusque-là on accepte le pluralisme politique mais pas encore le pluralisme syndical alors que la liberté syndicale fait partie des droits fondamentaux. Elle est un socle indivisible universel.
Nous misons sur les jeunes adhérents de notre organisation syndicale pour faire changer les choses. Il est vrai qu'ils sont jeunes et qu'ils ont besoin d'être rôdés mais ils sont éclairés car bardés de diplômes. Cela demande certes du temps avant même de voir ces jeunes dans l'action syndicale efficiente, mais aussi nous avons besoin de moyens financiers pour avoir par exemple 24 locaux. Néanmoins, on doit choisir au peigne fin nos partenaires financiers. Je peux vous dire dans la foulée que nous venons tout juste de signer un contrat de partenariat avec une organisation syndicale belge. Les Belges sont les mieux nantis en matière de lutte syndicale puisqu'ils ont un taux de syndicalisation qui atteint les 70% alors que ce chiffre en Tunisie ne représente que 10 à 15%. L'organisation en question compte deux millions et demi d'adhérents. C'est donc intéressant pour nous de partager leur expérience en la matière.
Pour le moment nos objectifs sont clairs : nous voulons jeter les bases d'un véritable contrat social qui laisse entendre une réforme du système des relations professionnelles, celui du marché du travail en encourageant la compétitivité tout en préservant les droits des employés. Le contrat social est devenu malheureusement un concept vain sous nos cieux, puisque des organisations syndicales sous nos cieux en ont abusé sans pour autant que l'acte suive la parole. Nous essayons d'être up to date même au niveau de la structuration de notre organisation syndicale pour que le bureau directeur soit le plus représentatif des adhérents et qu'il n'y ait pas d'abus de pouvoir émanant de l'un des membres. Et pour finir avec cette question notre objectif est aussi de contribuer à la réussite de la transition démocratique tout en espérant que ce concept ne soit de la poudre aux yeux. On compte beaucoup sur l'unité des forces syndicales et celles progressistes, même si je suis persuadée que l'UGTT continue à avoir dans les faits une approche despotique. Je suis aussi convaincu que dans les rangs nahdhaouis il y aussi des militants qui croient en un Islam des lumières.
Comment comptez-vous célébrer la fête du Travail aujourd'hui ?
Cette année on célèbre la fête du Travail au nom de l'emploi décent, la liberté syndicale et l'Etat civil et démocratique.
On veut couper court avec le despotisme et continuer notre marche vers la modernisation du pays, qui a commencé depuis Kheireddine au 19ème siècle. Ce processus a été essoufflé par moments et il n'est pas question de céder aux forces rétrogrades. On a tout un programme qui va commencer par un meeting à la Maison de la culture Ibn Khaldoun à partir de 9 h00. A 11h00 nous organisons une marche pacifique qui se dirigera vers l'Avenue Bourguiba.
Qu'en est-il du grabuge qu'a connu la CGTT dernièrement lorsque des personnes ont parlé au nom de l'organisation et ont même participé au sit-in contre les journalistes de l'ETT ?
Je vais vous dire les choses clairement : c'est de la pollution sonore émanant d'une poignée de 7 à 8 personnes qui ont pris d'assaut le bureau politique de l'organisation alors que nous avons organisé notre congrès en bonne et due forme. On a saisi la justice à leur sujet et on attend à ce que le verdict soit rendu très prochainement.


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