Grande fut la désillusion des supporters sfaxiens en voyant leur équipe concéder le nul au Club Africain dans les tout derniers instants d'un match qu'ils auraient pu gagner facilement. Face à un ensemble clubiste loin d'être au point, encore à la recherche de ses repères et de ses meilleures sensations, la victoire leur tendait la main. Désespérément, car Kouki et ses joueurs n'y croyaient pas vraiment. Avec beaucoup de naïveté, en effet, ils ont raté devant les bois adverses pas moins de trois belles opportunités de but. En plus du penalty raté par Fateh Gharbi, les attaquants Kasdaoui et Kouassi dilapidèrent tour à tour deux buts qui paraissaient acquis.
Mais la grande responsabilité dans la perte de deux précieux points est assumée par l'entraîneur Nabil Kouki. Celui-ci en voyant son équipe s'adonner à un jeu à la fois passif et combien dangereux dans ses zones cherchant, ce faisant, à gagner du temps, il aurait dû intervenir et secouer ses joueurs les incitant à contrer l'adversaire. D'autant que ce dernier, jouant son va-tout, a laissé des couloirs libres en défense. Mais, il demeura passif et ce qui devait arriver arriva. Le CSS suite à une mauvaise passe, le mauvais état de la pelouse aidant, perdit la balle et dans l'action il concède le coup franc avec la conséquence que l'on connaît : une égalisation inespérée du Club Africain.
Non, monsieur Kouki on ne manage pas de la sorte un match avec des erreurs d'appréciation à la pelle pour se trouver au bout de la course avec un véritable gâchis.