Voici pourquoi la souche britannique pourrait provoquer une mortalité accrue    Le bateau transportant des bovins soupçonnés d'avoir la maladie de la langue bleue interdit de débarquer au port de Bizerte    Mercato : Un attaquant ghanéen tout proche de l'Espérance de Tunis    La LTDH préoccupée par les conditions de détention des personnes arrêtées    Covid-19| »Toutes les mesures ont été prises pour garantir une rentrée scolaire sécurisée, lundi prochain »    Les mouvements des grosses capitalisations marquent l'activité boursière de la semaine    Ligue 1 : Le CS Sfaxien freiné par le CA Bizertin, l'US Ben Guerdane 2ème    Mondial des clubs au Qatar : test négatif au Covid-19 obligatoire pour les supporters    Un nouveau record de décès dus au coronavirus enregistré le 21 janvier 2021 : 100 morts en une journée    La Tunisie et le Maroc, meilleurs pays en termes de digitalisation à des fins économiques en Afrique du nord    Signature d'une convention pour appuyer à la dépollution des îles Kerkennah des déchets plastiques    Tunisie-dernière minute: Poursuite des cours scolaires    Programme TV du samedi 23 janvier    CONDOLEANCES : Om Kalthoum KANOUN    Tribune | Un peuple heureux ne se saborde pas...    DECES : Maître Slim CHELLI    Déficit et entreprises publiques : La mise en garde du FMI à la Tunisie    «Mâ lam tasqot mina elomôr... lam taôd khadra» (Celle qui ne tombe de l'âge... n'est plus verte), recueil de poèmes de Amor Daghrir : La patrie est une femme !    «200 Meters» de Amine Nayfeh : Un thriller réussi    JSK : L'incertitude qui désole !    ST : Absences de taille !    Tunisie – Conférence de presse du ministre de la Santé : Décalage Horaire    Covid-19 : 2389 nouvelles contaminations et 103 décès recensés le 21 janvier 2021    Météo : Des pluies éparses le matin et températures en baisse    Etats-Unis: Le procès de Trump devant le sénat débutera le 8 février    CAB : Le moral en hausse !    Vers un second mandat pour la Tunisie à la tête de l'initiative MENA-OCDE    Coronavirus: Point sur la situation épidémiologique à Nabeul    [TRIBUNE] Olfa Hamdi (PDG de Tunisair) : La forme et le fond !    CAN-U21 : tirage au sort lundi prochain à Yaoundé (CAF)    Mustapha El Haddad: L'embrigadement des jeunes pour le jihad «Le paradoxe tunisien»    Twitter suspend un compte de l'ayatollah Ali Khamenei    JEEP RENEGADE best-seller en 2020    Tunisie : Le juge Mekki Ben Ammar, libéré    Le musée national du Bardo : Cinq ans après le terrible attentat du 18 mars 2015    Donner sa chance à la chanson tunisienne ?    Présentation du livre de Khaled Derouiche : «Le dernier texte», traduction de M. Mohamed Baligh Turki    Le film "Fathallah TV,10 ans et 1 révolution plus tard" disponible en ligne sur le site de la FCAPA    Selon L'UTICA, l'arrestation de Nabil Karoui n'est pas la solution    La présidence a-t-elle arrêté le dialogue national ?    Exposition personnelle «Des moments de peinture» de Qays Rostom à la galerie Saladin: Des actions de création    [ ETUDE ] – Tunisie : comment la crise sanitaire rebat les cartes du recrutement    Meherzia Labidi est décédée : la voix tonitruante d'Ennahdha au Bardo    Etats-Unis-Investiture: Kais Saied félicite Joe Biden    De Trump à Biden: la force de la symbolique    Festival de la chanson tunisienne 2021: 35 artistes confirmés et émergents sont nominés    Deux policiers et un citoyen tués dans une fusillade à Riyad    Le président algérien s'est fait opéré en Allemagne    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Ces sachets qui squattent notre quotidien
Environnement
Publié dans Le Temps le 01 - 12 - 2012

En Tunisie, le secteur de plasturgie contribue à hauteur de 3% du PIB.
On compte 500 entreprises de plasturgie et 13 mille employés.
La quantité des films est estimée à 30 000 tonnes /an dont le tiers sont des sachets plastiques
Les sachets en plastique ont envahi depuis une dizaine d'années notre quotidien. Au fil du temps, ils se sont approprié notre univers. On les voit partout. Ils ont forcé nos portes, nos magasins et grandes surfaces, boutiques et marchés. Ils survolent les cieux et servent de tapis que l'on piétine à longueur de journée.
Les sachets en plastique se sont incrustés dans notre train-train habituel. Ce phénomène s'est propagé au-delà des grandes et petites agglomérations. Il a touché la campagne, les bas-côtés et a envahi les zones vertes, de sorte qu'un promeneur peut jouir, désormais, de ces champs auréolés de plastique à perte de vue !

Une feuille de route à coécrire ensemble
Est-ce un manque de conscience citoyenne ou absence de volonté de l'Etat ? Ou peut-être bien les deux à la fois. Chacun est responsable. Et le phénomène est, paraît-il, international. La pollution de l'environnement par le plastique est calamiteuse selon les dernières études et les chiffres recensés par la commission européenne. Un plan d'action a été entamé outre-mer. Reste qu'en Tunisie, malgré les efforts fournis depuis un petit moment, demeurent insuffisants.
Pour vaincre cette catastrophe naturelle des plus rusées qu'est l'invasion hallucinatoire des sachets en plastique, l'Etat a pris, fort heureusement, ces derniers temps, conscience de la dangerosité de ce phénomène sur l'environnement.
Pour ce faire, il a appelé l'expérience internationale. Un atelier de réflexion a eu lieu, hier, toute la journée et continue aujourd'hui, dont le thème est «Réduction des sachets de caisse à usage unique dans la grande distribution.»
Co-organisé avec le ministère de l'Environnement et ses agences de tutelle, la GIZ, l'ANGed et les supermarchés en Tunisie, à l'instar de Monoprix, Carrefour, Cady, Magasin Général, Mercure, Géant et Promogros ; l'atelier a pour principal dessein de préparer ensemble une feuille de route dont l'objectif est de réduire les sachets plastiques de caisse à usage unique dans ces grands espaces de distribution.
La feuille de route sera une œuvre collective co-rédigée avec la participation de la société civile environnementale représentée par l'AIESEC Carthage et les organisations patronales (UTICA et CONECT).

Sachets en plastique en Tunisie : un état des lieux alarmant
Lors de son exposé, M. Ridha Abbès (expert en environnement) a donné l'état des lieux sur la propagation du phénomène des sacs en plastique en Tunisie en parlant de l'historique du secteur, des emballages en plastique en Tunisie et des emballages de courses, de leur consommation et de leur destination. Ensuite, il a exposé aux présents l'impact de ces sacs en plastique sur l'environnement en présentant les pistes de réduction de leur utilisation.
On annonce 273 entreprises industrielles qui travaillent dans le secteur de la plasturgie. Le nombre total des entreprises dépassent les 500 quand on compte les PME dont les 2/3 sont implantées dans la région du Grand Tunis, Sfax et Sousse. En termes d'employabilité, ces entreprises fournissent pas moins de 13 mille postes d'emploi et le secteur contribue de 3% du PIB.

La principale activité de l'industrie plastique tunisienne est la production d'articles d'emballage. Le secteur de la production des emballages plastiques consomme 1/3 de la production nationale en plastique pour 90 entreprises.
Le reste est partagé entre cinq types d'usage : Les articles de ménage, de menuiserie et d'ameublement ; les articles à usage agricole: films plastiques, tubes, tuyaux, grillages, accessoires, les articles de bâtiment: tuyauterie, quincaillerie électrique, tubes de protection de câbles électriques, gaines de ventilation ; les articles d'emballage et de manutention ; les articles techniques pour l'automobile, l'électroménager, l'aéronautique...
Les quantités des films plastiques utilisées sont alarmantes ! Elles sont estimées à 30 000 tonnes /an et dont le tiers (soit 10 mille tonnes/ an) consiste en des sachets plastiques !
Ces derniers sont fabriqués en une seconde, utilisé 20 minutes et mettent entre un et quatre siècles pour se dégrader dans la nature d'où la gravité de cette matière.

Comment y remédier ?
M. Ridha Abbès annonce que dans les grandes surfaces, des milliards de sachets à usage unique par an sont mis à la disposition du consommateur gratuitement et que depuis 2009, 940 mille sacs réutilisables ont été vendus. Un chiffre très moyen malgré tous les efforts fournis.
Comme pistes de réduction, l'expert en environnement en a proposé plusieurs. D'abord, au niveau de l'industrie, il faudra, désormais, améliorer la qualité de ces sacs en plastique en termes de solidité et de capacité. Ensuite, il faudra plutôt produire des sacs réutilisables à l'instar des cabas et des couffins.
Sur le plan du commerce et de la distribution de ces sachets, il faudra penser à supprimer la gratuité des sachets, comme c'est le cas en Europe et proposer à la place des sacs réutilisables à un prix raisonnable. Ainsi, on évitera, dorénavant, le double emballage.

Quant à l'élimination de ces sacs en plastique, les consommateurs et les autorités municipales doivent collecter séparément les types de déchets, renforcer la filière de récupération et interdire l'incinération.
Le consommateur doit aussi arrêter de jeter nonchalamment les sachets dans la nature, utiliser les sacs recyclables et refuser les emballages inutiles et apprendre à réutiliser plusieurs fois un même sac en plastique.
L'atelier de réflexion a été suivi, hier, par trois plénières de débats séparément et qui se suivront aujourd'hui. Les trois thèmes sont : Alternatives aux sachts plastiques, Instruments politiques et économiques, Communication et sensibilisation des consommateurs.
Au terme de ces trois ateliers de réflexion, une feuille de route sera établie et un plan d'action avec échéances seront fixés. On vous en tiendra au courant dès que la seconde journée de travail sera achevée.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.