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On le croit encore loin... Et pourtant, il est tout près
Publié dans Le Temps le 10 - 10 - 2014

Nos services de renseignements travaillent de concert avec les services étrangers. Mais, pas seuls, l'Armée et les forces de sécurité sont appelées à élever les boucliers de protection. C'est tout le peuple tunisien et toutes les composantes de la Nation qui doivent être prêts à se mobiliser contre l'hydre aux mille têtes. L'une des organisations les plus sanguinaires, de l'histoire de l'humanité. Comparés à Daëch, Ben Laden et les Khmers rouges seraient des enfants de chœur.
Vrai ou faux ? Non, la question n'est pas là, mais plutôt dans ces menaces de plus en plus sérieuses que fait planer cette organisation terroriste sur toute la région de l'Afrique du Nord où elle est en train de s'implanter, toutes griffes dehors. Et s'il est ridicule de voir certains minimiser ces menaces, au nom de la sacro-sainte loi de l'Omerta, il n'y a qu'à se référer aux aveux des puissants services de renseignements occidentaux qui, que les nôtres le veuillent ou pas, restent une solide référence. Et c'est, d'ailleurs, grâce aux rapports brûlants distillés par ces derniers que la coalition vient d'envoyer ses redoutables bombardiers en Irak et en Syrie. C'est aussi à la faveur des mêmes rapports que la France a fait son come-back au Mali, que pas moins de 40 pays (excusez du peu) ont, jusqu'à présent, déclaré la guerre à Daëch, que les forces américaines de l'Africom, sont, désormais en état d'alerte dans tout le continent et que les fameux drones US ont récemment redoublé d'activité et de frappes à deux pas de nos frontières.
Tout cela pour dire que la Tunisie est actuellement très exposée à l'hydre daechiste. Dire le contraire, c'est carrément insulter la vérité.
Ah, ces envahissantes hordes sauvages...
Le plus grave est que Daëch, en dépit de l'extraordinaire mobilisation internationale montée contre lui, ne cesse de faire preuve d'une étonnante capacité de résistance doublée d'une fulgurante détermination à se surpasser et cela non seulement en tenant tête à la coalition arabo-occidentale, mais aussi en poursuivant ses visées expansionnistes. En attestent les nouveaux pans de territoires qu'ils vient de conquérir aussi bien en Syrie qu'en Irak où les hordes sauvages de Aboubaker Al-Baghdadi, décidément incontrôlables, ne sont plus, en ce moment, qu'à 40 km de la capitale Baghdad !!
Alternant par excellence l'attaque et la défense, bizarrement, solidement structurés et organisés et, bien entendu, redoutablement armés, les Daëchistes semblent, du moins, pour le moment, difficiles à maîtriser. Au point que d'éminents experts occidentaux en sécurité tablent déjà sur une guerre d'usure de... 30 ans pour « espérer » éliminer ce cancer ! C'est d'autant plus vraisemblable que cette organisation terroriste, presque jamais en panne d'idées et aux ambitions infinies, a déjà « investi » dans l'avenir. Et cela à deux niveaux, à savoir :
Primo : la poursuite d'une terrible politique de séduction et d'endoctrinement en vue de renforcer ses rangs par de nouvelles recrues dont le nombre, mine de rien, ne cesse de monter crescendo, un peu partout dans le monde et, particulièrement, en Occident, où « l'affolement » des autorités est à son comble dans la plupart des capitales.
Secundo : l'élargissement non-stop de son champ d'action. En ce sens que Al-Baghdadi, tout en « s'occupant » des dossiers irakien et syrien, a réussi, révèlent des services de renseignements occidentaux, à implanter ses racines par centaines de fidèles interposés, autant en Europe et en Amérique, qu'en Asie et en Afrique. Et dans ce dernier continent, il ne s'est pas contenté « d'aimanter » des troupes takfiristes combattant, jusqu'ici, sous la bannière du frère-ennemi qu'est Al Qaïda, avec notamment le ralliement des tristement célèbres réseaux de Shabab (Somalie), Boko-Haram (Nigeria), et Ansar Echariaâ (Tunisie et Libye).
Il est allé plus loin, en lançant ses hommes en Algérie, au Yémen, en Egypte et surtout, et c'est là où le bât blesse, en Libye que Daëch a presque transformée en chasse gardée, après avoir achevé, en un temps record, de « daechiser » d'autres groupuscules terroristes, tout en y faisant main basse sur la ville ô combien stratégique de Derna, encore auréolée de sa nouvelle réputation de capitale de la nébuleuse intégriste dans le monde après la chute de crédibilité d'Al Qaïda de Aymen Al-Dhawahri, et la volte-face de l'autre bête noire de l'Oncle Sam qu'est l'organisation afghane des Talibans qui a, soit dit en passant, promis d'envoyer ses non moins redoutables guerriers prêter main forte à Daëch en Syrie et en Irak.
Sur le qui-vive
De là à dire que Daëch est un groupe sans avenir , cela relève tout simplement de l'utopie qui frise le ridicule. Alors, de grâce, appelons un chat en chasse, ne trahissons pas la vérité, même si elle fait parfois (souvent ?) mal. Et reconnaissons, à l'unisson et avec courage et responsabilité, que Daëch est devenu, pour la Tunisie, une grande menace qui nécessite une mobilisation générale devant impliquer aussi bien nos forces de sécurité et de l'armée que le peuple en entier.


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