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L'"alliance" Ennahdha - Nidaa Tounes
Publié dans Le Temps le 17 - 01 - 2016

Au début, c'était la Révolution, c'était l'espoir de toute une jeunesse et de tout un peuple en des jours meilleurs... Puis, commence la lutte acharnée entre les partis candidats à un pouvoir tant convoité mais encore très difficile à conquérir... Ensuite, arrive Ennahdha en tête de peloton et gagne le gros lot pour régner en maître, et c'était là la seule et unique alternative possible, vue le vide général et faute de partis structurés et historiquement légitimes.
Cet état de fait a ouvert l'appétit de plusieurs dirigeants d'Ennahdha qui vont jusqu'à revendiquer «Al Khalifa» ce qui a valu à ce mouvement le premier carton jaune brandi par les composantes de la société civile.
Par la suite, une atmosphère de malaise sociopolitique se fait sentir durant le règne de la Troïka... et les clignotants virent au rouge suite à l'assassinat de Belaïd et Brahmi. Ennahdha concède cette fois le carton rouge et quitte le pouvoir contrainte, et poussée par la pression soutenue de la même société civile.
Enfin, surgit le Nida qui prend sa forme de vrai contrepoids capable de renverser la situation... et très vite il s'empare du pouvoir.
Jusque-là tout donne à penser que le jeu va s'ouvrir sur de nouvelles mises et que le Nida va s'atteler à sa tâche essentielle: répondre comme il se doit aux attentes des Tunisiens.
Mais la réalité étant toute autre, vienne alors cette alliance contre nature entre les ennemis jurés d'hier, dans une ambiance imbibée d'impureté, d'impropreté, bref une ambiance qui sent le louche et la supercherie bassement politicienne.
Cette alliance, ce mariage consommé ou non, et qui a valu le prix Nobel, ne peut aucunement donner le fruit escompté que par une mise en scène appropriée et sur mesure: une dédiabolisation sans retenue de part et d'autre pour donner vie et âme à une nouvelle terminologie allant de la modération à l'ouverture et au centrisme.
Et c'est à ce niveau là que le jeu devient plus franc et que les discours se concordent.
Béji Caïd Essebsi, bourguibiste d'appartenance, après la fameuse théorie des lignes parallèles qui ne se rencontrent jamais, revient sans cesse sur le caractère modéré et centriste de Nida Tounès.
R. Ghannouchi parle presque toujours et de manière éloquente de ces mêmes principes de centrisme et modernité. Encore mieux, il va jusqu'à évoquer l'héritage historique de Bourguiba pour devenir en quelque sorte bourguibiste par alliance, bien sûr après sa fameuse phrase emphatique: «Les Nidaistes sont pires que les salafistes ».
Certes les donnes sécuritaires, politiques et sociales ont beaucoup changé et le malaise social s'est accentué et le Nida a bel et bien mérité le carton jaune: les scissions nombreuses en disent assez. Encore plus, d'autres voix s'élèvent ça et là se proclamant du bourguibisme: Les Rcédistes récupérés, les destouriens, les laissés pour compte de la révolution et les « brûlés » politiquement, ils veulent tous participer à ce jeu de modération et de centrisme... C'est seulement à ce stade qu'apparaissent les vrais enjeux de cette cohabitation sur fond de gain et de perte, équation foncièrement inévitable pour la survie politique de tout un chacun, et là aussi le tableau se brosse de lui même et devient de plus en plus clair.
En poussant un peu plus loin l'analyse, on comprend avec plus de peur et plus de mal, que les deux ténors d'Ennahdha et du Nida font cavaliers seuls. Ils ouvrent le bal, mènent la danse, tirent les ficelles et conduisent une calèche dont les élus voyageurs ne sont que les lobbies de l'argent et du pouvoir.
Au fait cette alliance, cette cohabitation et cette liaison cache vraisemblablement d'autres liaisons douteuses, frauduleuses, voire même dangereuses.
Et là où le bât blesse c'est que les deux parallèles se sont rencontrés cette fois-ci et que les uns tirent vers l'arrière, vers l'héritage historique du bourguibisme en éliminant les extrêmes des deux côtés et que les autres, le reste du peuple, veulent avancer vers l'avenir mais en vain...
Et le spectacle final met au-devant de la scène un seul et unique perdant: les Tunisiens, tenus savamment, à l'écart, avec leurs attentes et leurs revendications réelles et légitimes.


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