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Le poème du calame
Publié dans Le Temps le 29 - 05 - 2016

Quand calame et poésie se rencontrent, naît le sublime. Les signes calligraphiques épousent les rimes, la sinuosité poétique des mots, la ronde des vocables, leur beauté palpitante et leur souffle renouvelé.
Abderrazak Hamouda a exposé ses magnifiques calligraphies, nées de sa rencontre avec le poète Sghaïer Ouled Ahmed, d'un long travail de réflexions à deux, de longues heures de retrouvailles pour choisir les vers les plus percutants, d'appels téléphoniques entre les deux artistes jusqu'à la veille du départ du poète. De cette complicité et de cette amitié, des tableaux ont vu le jour, auréolés de l'amour des signes, des mots et de la poésie.
Un beau testament pictural qui dit combien la calligraphie sublime les mots, combien le calame sied aux vers, combien le signe naît du signe, son double et son miroir.
Le calligraphe plonge son calame dans l'eau des mots et étale sur la toile mille signes qui se croisent, juxtaposés, se contaminant, s'épousant, s'unissant, s'envolant dans un élan que le mouvement de la main imprègne au calame. L'envol des mots est geyser, jaillissement d'une cascade de lettres. Ce roulis de vers, tantôt tornade annonçant la tempête dévastatrice des extrémistes, tantôt, le vent libérateur qui balaiera leur règne et qui emportera " leurs toits qui ne sont que chaumières." Cette houle d'encre symbolise la colère qui gronde et menace leurs " fragiles vitres." Annonciatrice d'un déluge d'indignation, de protestation et d'une lutte âpre contre les envahisseurs, la lutte contre les obscurantistes est mue par la volonté de vaincre la tornade et l'amour inconditionnel pour la patrie " Nous aimons ce pays comme personne ne l'a jamais aimé Matin, soir et dimanche."
Signes entrelacés, Les mots calligraphiés portent leur force, leur intensité car la main de l'artiste leur insuffle un mouvement impérieux. La patrie, berceau et contrée de l'identité, celle qui fait des femmes, non la moitié du ciel, mais l'univers et le firmament, cette terre de larmes et de thym, de combat recommencé, vogue telle une barque vers son destin, toutes voiles déployées, poussée par les vents propices de la délivrance.
Abderrazek Ben Hamouda a révélé toute la beauté de la poésie de Ouled Ahmed, y a ajouté la grâce de ses signes, a mis les vers dans un écrin qui les embellit et en montre toute la force et l'intensité. Un art millénaire, celui de l'éternité du signe survit, nous enchante et nous émerveille car les signes ont la légèreté de l'envol d'une libellule, le pouvoir d'arrêter le temps et de fixer la poésie sur un parchemin qui immortalise les mots d'un poète dont le legs est l'amour d'une patrie concentrée en deux syllabes.


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